Biographie de Cheikh Al Albani

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  8 Décembre 2013, 00:26

Biographie de Cheikh Al Albani

Biographie de Cheikh Al Albani

 

Son nom et sa généalogie

Abou Abd Ar-Rahmân Mouhammad Nâsir Ad-Dîn Al-Albâni
Il est surnommé "Le lion de la Sounna" [Asad as Sounna].

Son père


Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane " Istanbul ", puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.


 Sa naissance (1332 H)

Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l'époque la capitale d'Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses.


 Son émigration vers Damas

Lorsque le roi Ahmed Zogho prit le pouvoir en Albanie, et décida de rendre le pays laïque imitant l'occident dans tous les domaines de la vie, le père prit peur et pressentit que le mal s'accroîtra. Alors il prit la décision d'émigrer en Syrie (Cham) pour sauvegarder sa religion et par crainte pour ses enfants des troubles. Son choix fut la ville de Damas dont il avait auparavant prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage.


 Ses études primaires

Al-Albâni a terminé ses études primaires dans l'école de "Jam'yat al Is'af al Kheiry" à Damas avec un niveau élevé.


 L'enseignement à la maison

Du fait de la mauvaise idée que se faisait son père sur les écoles publiques du point de vue religieux, il décida de ne plus le laisser aller à l'école, et lui prépara un programme structuré. De ce programme, il apprit le Coran avec le Tajwid, la grammaire et le Fiqh d'après le Madh-hab Hanafi. De même que des amis à son père ont participé à son enseignement des sciences religieuses.

Il étudia chez le cheikh Sa'id al Bourhany le livre Maraqi Alfalah dans le Fiqh Hanafi, le livre Choudhour adh-Dhahab dans la grammaire, et certains livres contemporains dans l'éloquence. Il assistait aux assemblées du grand Savant le cheikh Mouhammad Bahjat al Baitar -que Dieu lui fasse miséricorde-avec des professeurs de al Majma' al 'Ilmi à Damas parmi lesquels 'Izzoud-dine at-Tannoukhy -que Dieu lui fasse miséricorde-, ils lisaient le livre Al Hamassa de Abou Tamam.

Il apprit de son père la réparation des montres jusqu'à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville, et il commença à gagner sa vie de ce métier.


 Vers la science du Hadith et l'importance qu'il lui donna

Al-Albâni se dirigea vers la science du Hadith alors qu'il n'avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue "al Manar" publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida -que Dieu lui fasse miséricorde-.

Le premier travail qu'il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni 'an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al 'Iraqy -que Dieu lui fasse miséricorde- avec des annotations.

Ceci fut pour lui le début d'un grand bien car il avait de plus en plus d'envie pour la science du Hadith jusqu'à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait : " La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite !".

Malgré tout cela, l'amour du cheikh pour le Hadith du Messager de Dieu -prières et bénédiction de Dieu sur lui-, et la distinction de l'authentique et du faible ne faisaient qu'augmenter. Et puisqu'il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n'avait pas les moyens d'acheter ce qu'il lui fallait comme livres qu'il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite.

C'est pour cela qu'il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. De même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany -que Dieu lui fasse miséricorde- et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al 'arabya al hachimya) de 'Oubeid Ikhwan.

Son intérêt pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu'à ce qu'il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s'arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu'il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l'heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce que Dieu veuille qu'il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu'après avoir prié la Salât du 'Icha.

Tous ceux qui le voyaient à l'époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu'à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l'écriture lorsqu'ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées, tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants.


 Son début dans le salafisme

Il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père s'opposait à lui durement, alors le cheikh lui disait qu'il n'était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) alors qu'ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l'Imam Abou Hanifa ainsi que les autres imams, que Dieu leur soit clément.

Et c'est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh Al-Albâni et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fidèles à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu'il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu'au même moment des savants connus de Damas étaient d'accord avec lui et l'ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait Bahjat Albaitar, 'Abdoul Fattah al Imam, Tawfiq al Barzah et bien d'autres, que Dieu leur soit clément. Le Cheikh Al-Albâni n'en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur sa voie.

Le cheikh prit en main l'étendard du Tawhid et de la Sounna, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l'attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh 'Abdoul Fattah al Imam (رحمه الله) qui était à l'époque le président de l'association des jeunes musulmans.


 Son diplôme du hadith

Il a obtenu son ijaza de hadith de Mouhammad Raghib Attabbakh, l'historien de Halab. A cette époque, le cheikh Al-Albâni était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu'il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith.


Les cours dispensés

Le cheikh -que Dieu lui fasse miséricorde- donnait deux cours par semaine auxquels participaient les étudiants en religion et quelques professeurs d'université. Parmi les livres qu'il a enseignés, il y a :

1- Fath al Majid Charh Kitab at Tawhid (commentaire du livre de l'unicité) de 'Abdour-Rahmane Ibn Hassan Ibn Mouhammad Ibn 'Abdil Wahhab.

2- Ar Rawda an Nadya Charh ad Dourar al Bahya.

3- Minhaj al Islam fil Houkm (la voie de l'islam dans la façon de gouverner) de Mouhammad Assad.

4- Ouçoul al Fiqh (les fondements de la jurisprudence) de 'Abdoul Wahhab Khallaf.

5- Mouçtalah at Tarikh (la science de l'histoire) de Assad Roustoum.

6- Fiqh as Sounnah (la compréhension de la Sounnah) de Sayid Sabiq

7- Al Ba'ith al Hathith Charh Ikhtiçar 'Ouloum al Hadith d'ibn Kathir de Ahmad Chakir.

8- At Targhib wa at Tarhib de al Hafidh al Moundhiri.

19- Ryad as Salihin (Les jardins des vertueux) de an Nawawy.

10- Al Ilmam fa Ahadith al Ahkam d'ibn Daqiq al 'Id.

Mais il n'a pas pu terminer ces deux derniers livres à cause de certains cheikhs qui se sont plaints de lui auprès des autorités et il fut emprisonné à peu près six mois. Il avait déjà connu la prison avant cela en 1967 où il y resta un mois.

La faculté des études religieuses de Damas le choisit pour qu'il vérifie qui a rapporté les Hadiths dans le domaine du commerce, concernant l'encyclopédie du Fiqh islamique que l'université voulait publier (en 1955).

Il fut choisit comme Membre dans le bureau du Hadith, qui fut créé à l'époque de l'union entre l'Egypte et la Syrie, pour relire et superviser la publication des livres de la Sounnah.

L'université as-Salafya de Banars en Inde lui demanda de venir en Inde pour être le Cheikh du Hadith et il s'excusa de son refus car il était difficile pour lui d'emmener toute sa famille à cause de la guerre qui opposait l'Inde au Pakistan à cette époque.


 Le départ vers la Jordanie

Le cheikh avait des voyages mensuels organisés, au début c'était pour une semaine par mois, puis ce fut trois jours par mois. Le cheikh allait dans les grandes villes comme Halab, Idlab, Alladhiqya, Salmya, Homs, Hama, Arriqah puis des voyages vers la Jordanie avant qu'il ne décide d'y résider dernièrement.


 L'enseignement à l'université Islamique de Médine

Le cheikh devint célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l'université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le Mouhammad Ibn Ibrahim Âl cheikh -que Dieu lui fasse miséricorde-, de choisir le cheikh Al-Albâni pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l'université. Le cheikh y resta trois ans, de l'année 1381h jusqu'à la fin de l'année 1383h, en enseignant le Hadith et ses sciences. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l'université.


 Le retour à Damas

Le cheikh est retourné à Damas avec encore une plus grande volonté, et il rejoignit sa pièce qui lui était réservée dans la librairie Adhahirya, et il se remit à étudier et écrire, et il consacra tout son temps à cela. Il délaissa sa boutique (pour réparer les montres) à un de ses frères, puis à son fils après la mort de son frère -que Dieu lui fasse miséricorde-. Son temps entièrement réservé à l'étude et l'écriture lui permit de présenter au monde islamique encore plus d'ouvrages utiles et de vérifications.


 Ses livres

'Acim al Qar-youty en cita 114. Quant à son élève 'Ali Hassan al Halabi, il en cite 218 dans son livre Ma'a cheikhina Naçir as-Sounna h wa d-Din.

- Les chaines de hadith authentique

Elle se compose de 6 numéros qui sont publiés en 8 volumes (car le 1er et le 6ème sont en deux volumes chacun) Le 7ème est en cours d'impression et le 8ième n'a pas été terminé. Dans chaque numéro on y trouve 500 Hadiths.

al Albani (رحمه الله) a dit : "Et en proposant ces deux travaux nous aurons montré la maladie et donné le remède par la volonté de Dieu. Dans cet ouvrage, nous montrons l'authenticité des Hadiths et ceci par la voie des savants spécialistes du Hadith dans le jugement sur les narrateurs et les textes (science de la technique du Hadith). Parfois nous parlons de la compréhension de certains Hadiths ou des mots précis que se soit au sens linguistique ou au sens religieux ainsi que la morale et les règles qui en découlent".

- Takhrij ahadith al bouyou' fi mawsou'ati al fiqh al islami (Recherche sur ceux qui ont rapporté les Hadiths concernant le commerce dans la jurisprudence islamique).

- Sahih Sounan abi Dawoud

- Les sounanes négligées de Ramadan

- L'avenir est pour l'Islam

...

La mort de Ibn Bâz (رحمه الله)

'Ali Hassan al-Halabi (رحمه الله) a dit : "Lorsque je lui ai annoncé le décès de cheikh Ibn Baz -que Dieu lui fasse miséricorde- il ne put contenir le pleur et versa de fortes larmes et prononça de bonnes paroles sur lui".


 Sa mort (1420 H)

Le 22 Joumada al Akhir 1420.


 Ses mérites

Ibn bâz (رحمه الله) a dit : "Je n'ai pas vu à notre époque un savant dans le Hadith pareil à cheikh Mouhammad al Albani". Et lorsqu'il fut interrogé sur le Hadith : "Dieu Elevé soit-Il envoie à cette communauté, à la tête de chaque siècle, des gens qui lui revivifient sa religion"; Il dit : "Le cheikh Mouhammad Naciroud-dine Al-Albâni est à mon avis le revificateur de ce siècle et Dieu est plus savant".

Ibn 'Outhaymin (رحمه الله) a dit : "Ce que j'ai appris de cheikh après les rencontres que nous avons pu avoir, et elles furent peu nombreuses, c'est qu'il était scrupuleux quant à la pratique de la Sounnah, au combat de l'innovation, que ce soit dans la croyance ou dans les actes. La lecture de ses ouvrages confirmèrent ce que j'en savais mais en plus ils révélaient sa science profonde dans le domaine du Hadith, que ce soit dans la narration ou dans la compréhension du Hadith, et que Dieu avait aidé par ses écrits beaucoup de gens, que ce soit dans la science ou dans le Minhaj et l'orientation vers la science du Hadith. Et ceci est un grand bienfait pour les musulmans et la louange est à Dieu....»

Le professeur Ahmad Madh-har Al 'Adhama, président de l'association at-Tamaddou al Islami à Damas, qui fut impressionné de sa science et qui lui permis d'écrire dans sa revue beaucoup d'articles sans faire attention aux dires de beaucoup d'opposants. Il écrit sur lui : "Damas connut son plus grand Mouhaddith, le grand savant Badroud-dine al Housseiny ; et lorsqu'il mourût, la ville n'avait plus d'imam dans les sciences du Hadith vers qui les gens retourneraient, si ce n'est un jeune Arnaouty qui a grandit dans la science et la piété, qui est le professeur Mouhammad Naciroud-dine (Al-Albâni) connu parmi les jeunes pour son travail dans le Hadith et ses sciences, qui a réunit les jeunes autour de lui et fut remarqué. Il a pu avoir des élèves qui apprennent de lui du fait de sa langue arabe claire, de la douceur de ses paroles et ses bonnes discussions."

 

Remarquables attitudes de shaykh Al Albani qu'Allah lui soit miséricordieux rapporté par son élève Al Khatib.

Le frère Mohammed Al Khatib qui a travaillé durant six années chez le Chaykh qu'Allah lui soit miséricordieux rapporte : 'le Chaykh était miséricordieux et plein de bonté'.
une fois il m'a dit : ' Mohammed tu ne possèdes pas de voiture, et tes enfants ont sûrement besoin de se divertir, alors choisis un jour et prépare toi pour qu'on les fasse sortir ensemble'

Ainsi soit il, après deux jours nous nous sommes préparés et nous sommes sortis en compagnie du shaykh et son épouse et sommes allés en dehors de Oman en emportant avec nous nourriture et fruits variés, mes enfants ont été plus que ravis de cette sortie.

Une fois, alors que je réparais certaines choses sur le toit de la maison du chaykh, en voulant déplacer une branche j'ai perdu équilibre, par la grâce d'Allah je ne suis pas tombé du haut du toit. En apprenant la nouvelle, le chaykh a glorifié Allah, fait une prosternation afin de remercier notre Créateur et a pleuré puis a fait sortir de sa poche cent Dinars et me les a donné.

Il était fervent, une fois il a fait une médiation pour aider une personne qu'il a rencontrée dans une société, quelques jours après, cette personne vient frapper à la porte du shaykh et a apporté avec elle un bidon d'huile, et m'a dit :
'c'est un cadeau pour le shaykh, j'ai attendu que le chaykh se réveille pour l'informer de cette visite et du présent'
alors il a dit :
il nous est interdit de la consommer, car le messager d'Allah a dit :
'celui qui fait une intercession et accepte le cadeau qu'on lui fait en guise de récompense, alors celui là est face à une porte d'usure (riba)'
et on a donné l'huile aux pauvres.

Je demandais souvent au chaykh de l'argent afin de contribuer dans la construction de mosquées ou pour le donner à un pauvre, à une veuve ou à un mendiant, il ne me l'a jamais refusé, les histoires sont nombreuses là-dessus, une fois un homme malade est venu demander de l'aide, il avait besoin de 15 injections dont le coût d'une seule était 20 Dinars. Le shaykh m'a demandé d'aller chez lui pour vérifier ses dires, lorsqu'on a su qu'il ne mentait pas, le chaykh m'a donné l'argent nécessaire et je suis allé lui acheter les injections.


Lorsque j'ai décidé de construire ma maison j'ai eu besoin d'argent, personne n'a pu m'aider, alors je me suis rappelé un homme fortuné que le shaykh connaissait, j'ai dit à son épouse :
'pourriez-vous demander au shaykh d'intervenir pour moi auprès de sa connaissance pour qu'elle me prête de l'argent ?'

Un jour, alors que j'étais assis sur mon bureau, il m'a dit :
'Mohammed, tu veux que j'intervienne pour toi pour qu'on te prête de l'argent ?'
alors j'ai dit : 'oui '

Il me dit : Je suis plus concerné que la personne en question par ta situation, je te donne tout ce que tu veux'

alors j'ai pleuré et j'ai dit :

Notre shaykh qu'Allah te récompense'.
Seulement, je le jure, que j'étais loin d'imaginer que le shaykh pouvait me prêter de l'argent, moi qui étais totalement ignorant sur ce qu'il pouvait posséder, et lorsqu'il m'a présenté l'argent il m'a dit :
'c'est un cadeau de mille Dinars de ma part qui n'est pas compté'

j'ai alors pleuré une seconde fois.

Qu'Allah le récompense et qu'Il lui soit miséricordieux.

 


* * *
 


Encore une autre histoire alors que le shaykh était à l'hôpital .

une femme est venue se plaindre des banques après du shaykh, car elle et son mari ont emprunté à une banque neuf mille Dinars, l'emprunt a doublé avec l'augmentation de l'usure après la mort de son mari, alors elle est venue demander l'aide du shaykh, comme d'habitude il m'a demandé de m'assurer des dires de la femme, et comme il s'est avéré qu'elle disait la vérité le shaykh décide de lui prêter neuf mille Dinars. Lorsque la femme est venue avec ses enfants, le shaykh a dit :


'voilà mille Dinars un cadeau de ma part et voici la somme dont vous avez besoin'
elle était contente elle et ses enfants et ont tous prié pour le shaykh, j'ai aussi prié pour qu'Allah le récompense,
alors le chaykh nous a regardé et dit :

'je le jure, j'aurais souhaité être un millionnaire pour pouvoir faire délivrer des milliers de personnes comme cette femme de l'entrave de l'usure des banques'.

 


* * *


Ma femme était sur le point d'accoucher, le shaykh me demandait constamment comment elle allait, et un jour avant son accouchement, lorsque j'étais sur le point de quitter la bibliothèque le shaykh me dit :
'prends la voiture de Oum al Fadhl peut être que tu l'auras besoin au milieu de la nuit'
j'ai gardé la voiture deux nuits et effectivement l'accouchement a eu lieu au milieu de la nuit et je suis sortie de ma maison sans savoir où aller, et après avoir chercher un peu partout j'ai pas trouvé de sage femme, je me rappelle alors que l'épouse du shaykh avait une connaissance dans la matière, je me suis dirigé alors vers la maison du shaykh avec hésitation car j'avais peur de le déranger à une heure aussi tardive, j'ai frappé à la porte et le shaykh a répondu, je lui ai présenté toutes mes excuses et lui expliqué la situation,

il m'a répondu alors avec cajolerie :
'pourquoi tu n'as pas fait comme ton shaykh ?
j'ai fait accoucher ma femme moi-même'
puis il a rajouté :

un instant je vais réveiller Oum Al Fadhl
elle m'a alors accompagné. Allah m'a donné cette nuit là mon fils Abd-Allah.



Concernant la voiture du chaykh, elle était le moyen de transport des frères, il me disait : ' Mohammed, mon père me disait, qu'Allah lui soit miséricordieux, pour toute chose il y a une aumône (zaket), et l'aumône d'une voiture c'est de l'utiliser pour transporter les gens ' il me disait : ' l'achèvement d'une bonne action est mieux que son commencement '



c'est une parole sage (hikma) qu'on a appris de notre chaykh.

Lorsque le chaykh présentait son aide à l'un de ses frères en islam celui-ci ne le laissait pas terminer ce qu'il a entamé, le chaykh content de la bienveillance du frère insistait pour terminer lui-même ce qu'il a commencé, alors le frère s'empressait de lui rappeler la parole sage de son père :
' l'achèvement d'une bonne action est mieux que son commencement '.

Vraiment, cette bonne parole nous a beaucoup servi dans nos relations avec nos frères en islam.


Etes vous cheikh al Albany ?

Il est rapporté qu'un jour pendant qu'il etait assis dans sa voiture cheikh al Albany fut interpellé par un homme qui lui demanda :
'etes vous cheikh al Albany ?'
cheikh al Albany se mit à pleurer, l'homme lui demanda la raison de ses pleurs, il repondit: 'il convient à un homme de lutter durement contre lui meme et de ne pas se sentir fier des éloges qui lui sont faite'



Anecdote avec cheikh al Albany (rahimahoulah)


Shaykh 'Asheesh rapporte : 'Nous etions avec shaykh al Albany, il nous expliquait les différent degrés de science des savants du hadith, shaykh al Albany nous disais que Al Hafidh(le gardien) est celui qui a mémorisé 100 000 hadith avec leurs chaines de transmission.'


_Je lui demandais :' me serait il possible de savoir si notre shaykh (cheikh al albany) a mémorisé 100 000 hadith ?'
_cheikh al albany me repondit : ' ceci ne te regarde pas '
je lui repondis : ' au contraire je pense que ceci me concerne '
_cheikh al Albany :' non ceci ne te regarde pas '
_je dis : ' pourrais je dire que notre cheikh est un hafidh ?'
_cheikh al Albany resta silencieux...
_je lui dis : ' puis je interpreter ce silence comme une réponse ? '
_cheikh al Albany : ' je t'ai dis que tout ceci ne te regardais pas '
_je lui répetais la question a plusieurs reprises
_cheikh al Albany récita alors : ' et tout bien qui vous parvient est en réalité de la part d'Allah ' _ trad rapproché
_je lui demandais alors : ' puis je interpreté ceci comme une réponse ? '
_cheikh al Albany retorqua : ' interprète le comme bon te semblera ! '
_avec bonheur je m'écriais alors : ' ALLAHOU AKBAR, LA ILAHA ILLA LAH, AL HAMDOU LILAH, IL EST CLAIR QUE NOTRE CHEIKH A MEMORISE 100 000 HADITH !!! '

Cheikh al Albany se mit à rire s'était comme si il confirmait ce que je venais de dire .

Shaykh 'Asheesh rapporta un peu plus tard : ' toutes les réponses du debut à la fin de cet incident ne montre pas autre chose que la grande humilité de cheikh al Albany(rahimahoulah) '

 

Voilà ce que dit cheikh Albani à 84 ans - هذا ماقاله العلامة الألباني رحمه الله عن نفسه بعد أن تجاوز الرابعة والثمانين

 

Dans l'authentique de «mawaarid ezzwam-aan» (2087), le hadith d'Abou houreyra qu'Allah soit satisfait de lui, le messager d'Allah qu'Allah prie sur lui et le salue dit :

« La durée moyenne de vie de ma communauté est située entre 60 et 70 ans, et peu d'entre elle dépasse cela » 
 
Ibn 'arafah dit : « Et moi je fais parti de cette minorité » . 
 
Cheikh el Albani qu'Allah lui fasse miséricorde dit en commentant cela :

« Et je dis : « Et je fais également parti de cette minorité, j'ai dépassé les 84 ans, demandant au Très Haut que je sois de ceux dont la durée de vie sera rallongée et dont les œuvres seront bonnes. 
 
Malgré cela, j'ai failli souhaiter la mort, lorsque les déviances ont touché les musulmans, et losque l'humiliation les a atteint, même de la part des plus avilis. 
 
Mais loin de moi l'idée de la souhaiter, alors que le hadith d'Anas est présent devant moi depuis ma plus tendre enfance. 
 
Il ne me reste donc plus qu'à dire ce dont le prophète qu'Allah prie sur lui et le salue :

« Ô Allah ! Laisse moi vivant tant que la vie sera un bien pour moi et prend ma vie si la mort si c'est un bien pour moi

et invoquant ainsi ce qu'il nous a enseigné qu'Allah pris sur lui et le salue :

« Ô Allah ! Fais nous jouir de notre ouïe, de notre vue, de notre force tant que Tu nous laisses vivant, et fais que nos descendances n'aient pas de défaillance dans celles-ci

(le dernier morceau de l'invocation est une explication parmi plusieurs rapportées par elmanawi). 
 
Et Allah m'a certes comblé, et a accepté mes invocations et m'a fait jouir de tout cela. 
 
Ne suis-je pas toujours en train de faire des recherches, et faire des vérifications, d'écrire d'une énergie rare, et je prie les prières surérogatoires debout, je conduis ma voiture moi-même dans de longues distances, à une vitesse dont certains de mes bien-aimés m'ont conseillés de réduire, mais j'ai pour justifier cela un développement que certains connaissent ! 
 
Et je dis tout cela pour appliquer le verset (traduction rapprochée) :

« Et quand aux bienfaits de ton Seigneur, raconte-les » 

espérant du Très-Haut qu'Il augmentera Ses bienfaits à mon égard, et qu'Il fasse que tout cela soit un héritage de ma part, qu'Il me fasse mourir musulman suivant la sounnah, celle dont j'ai consacré ma vie dans les appels, et les écrits, et qu'Il me fasse rejoindre les martyrs et les pieux, et les meilleurs de ceux-là en tant que compagnons, Il est certes Celui qui entend et qui répond (aux invocations) ». 
 

 

في صحيح موارد الظمآن ( 2087 )- حديث أبي هريرة رضي الله عنه قال : قال رسول الله صلى الله عليه وسلم  
( أعمار أمتي ما بين الستين إلى السبيعين ، وأقلهم من يجوز ذلك) 
قال ابن عرفة : وأنا من ذلك الأقل.
فعلق الشيخ رحمه الله قائلا :قلت: وأنا أيضا من ذلك الأقل ، فقد جاوزت الرابعة والثمانين ، سائلا المولى سبحانه وتعالى أن أكون ممن طال عمره وحسن عمله. ومع ذلك فإني أكاد أن أتمنى الموت ، لما أصاب المسلمين من الإنحراف عن الدين والذل الذي نزل بهم حتى من الأذلين ، ولكن حاشا أن أتمنى ، وحديث أنس ماثل أمامي منذ نعومة أظفاري ، فليس لي إلا أن أقول كما أمرني نبيي صلى الله عليه وسلم:
 (اللهم أحيني ما كانت الحياة خيرا لي وتوفني إذا كانت الوفاة خيرا لي) وداعيا بما علمنيه عليه الصلاة والسلام: ( اللهم متعنا بأسماعنا وأبصارنا وقوتنا ما أحييتنا ، واجعلها الوارث منا ).
وقد تفضل سبحانه فاستجاب ومتعني بكل ذلك ، فها أنا ذا لا أزال أبحث وأحقق وأكتب بنشاط قل مثيله ، وأصلي النوافل قائما ، وأسوق السيارة بنفسي المسافات الشاسعة ، وبسرعة ينصحني بعض الأحبة بتخفيفها ، ولي في ذلك تفصيل يعرفه بعضهم ! أقول ذلك من باب (وأما بنعمة ربك فحدث)،راجيا من المولى سبحانه وتعالى أن يزيدني من فضله ، فيجعل ذلك كله الوارث مني ، وأن يتوفاني مسلما على السنة التي نذرت لها حياتي دعوة وكتابة ، ويلحقني بالشهداء والصالحين ، وحسن أولئك رفيقا ، إنه سميع مجيب . 
رحم الله الإمام العلامة المحدث الفقيه محمد ناصر الدين الألباني، وأعلى درجته في فردوس الأعلى
 

Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany 

Entretien avec la femme de cheikh al albany

... Le rêve qui a fait couler les larmes de Cheikh al-Albany (RahimahuLlâh)...