Le sang du musulman est le même

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  7 Juillet 2014, 01:35

Le sang du musulman est le même

La louange appartient à Allah...

 

On pleure le sang d'un palestinien tué et on garde silence sur le sang de milliers de birmands tués...

Le sang de palestine n'a pas plus de valeur que celui de nos frères birmands !!!

Il y'en a marre de garder le silence sur cela... Les Rohingyas sont nos frères en tout cas les miens!!!

 

«Ô les croyants ! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu'en pleine soumission. Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de Feu, c'est Lui qui vous en a sauvés. Ainsi, Allah vous montre Ses signes afin que vous soyez bien guidés.»

[Sourate Al-‘Imran , Verset 102 et 103]

 

Au cours d’un incident, Jabir Ibn ‘Abdallah al Ansari rapporte ce qui s’est passé à l’oasis d’al Muraysi, lorsque les hypocrites firent resurgir les traces du nationalisme pour détruire, l’unité des musulmans. Il dit : « Nous étions engagés dans une bataille, lorsqu’un des Muhajirun s’en est pris à un Ansar. Ce dernier a alors dit, O Ansar ! Aidez-moi ! » (appelant sa tribu). Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) entendit leur propos et leur dit : « Cessez ces slogans tribaux, tout ceci est infect. » (Rapporté par al Boukhari)

 

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ne se contenta pas simplement de réprimander ses hommes. En effet, il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) marcha à leurs côtés toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit, et toute la nuit jusqu’au matin, et le jour suivant jusqu’à épuisement. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) donna alors l’ordre de s’arrêter, et aussitôt, ils sombrèrent dans un sommeil profond. Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) agi de la sorte afin de détourner leur attention de ce qui venait de se produire.

 

Al Tabarani et Al Hakim rapportent ce qui s’est passé lors d’un incident au cours duquel certains individus ont tenu des propos rabaissant au sujet de Salman le Perse. Ils parlaient de l’infériorité des perses par rapport aux arabes. En entendant cela, le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) leur a répondu : « Salman est des nôtres et des Ahl al bayt (la famille du prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam)». Cette parole du Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a coupé court tout lien fondé sur des considérations tribales ou raciales.

 

Il est également rapporté, dans deux versions différentes, par Ibn Al Mubarak dans ses deux livres, Al Birr et As Salah, qu’un différent a opposé Abu Dhar et Billal et qu’Abu Dhar a alors dit a Billal : « Fils de femme noire ». Le Messager d’Allah (salla Allah wa ‘alayhi wa salam) extrêmement choqué par la remarque d’Abu Dhar le réprimanda en lui disant : « Cela suffit Abu Dhar. Celui qui a une mère blanche n’a aucun avantage qui le rend meilleur que le fils d’une femme noire ». Cette réprimande a eu un impact profond sur Abu Dhar qui s’est alors allongé sur le sol en jurant qu’il ne se relèverait pas, tant que Billal ne lui aurait posé le pied sur la tête. Ces incidents démontrent que les liens tribaux n’ont pas leur place en Islam. Les musulmans sont appelés à s’unir, et non à se diviser sous prétexte qu’ils sont issus de tribus ou de nations différentes.

 

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dit également : « Les croyants, dans leur amour, leur indulgence MUTUELLE et leur solidarité sont comme un seul corps, lorsqu’une partie souffre, c’est tout le corps qui répond par l’insomnie et la fièvre. » (Rapporté par Mouslim)

 

« Les croyants sont comme un seul homme, si ses yeux souffrent, tout son corps souffre. » (Rapporté par Mouslim)

 

« Un arabe n’est pas meilleur qu’un non-arabe. De même q’un non-arabe n’est pas meilleur qu’un arabe. Un homme de race rouge n’est pas meilleur qu’un noir excepté dans la piété. L’humanité descend d’Adam et Adam a été crée d’argile. » (Rapporté par al Boukhari et Muslim d’après Abou Houraira)

 

Cela signifie que les musulmans quels qu’ils soient : arabes, chinois, africains, européens, asiatiques ou américains, ne forment qu’une seule et unique Oummah et qu’ils ne peuvent se diviser et se séparer les uns des autres. Jamais un lien tribal ne devrait briser leur unité. Par ailleurs, Allah –Ta‘ala- dit:

 

«Les croyants ne sont que des frères. [...] »

[Sourate Al-Hujurat (Les appartements)- Verset 10]

 

Le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit également : « Les croyants sont les uns pour les autres comme les différentes parties d’une maison, chaque partie renforce l’autre. »

 

«Chaque musulman est un frère du musulman, il ne lui cause aucune injustice et ne permet en aucun cas qu’on lui en cause. Et si quelqu’un aide son frère dans le besoin, Allah l’aidera dans son propre besoin. Et si quelqu’un protège un autre musulman d’une calamité, Allah le protégera de certaines calamités du Jour de la Résurrection.» (Rapporté par al Boukhari et Muslim, d’après ‘Abdallah Ibn ‘Omar)

 

Certaines personnes prétendent que le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a approuvé le nationalisme, car, disent- ils, lorsqu’il (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a quitté la Mecque pour Médine (Hijra), Le Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) s’est adressé à la Mecque avec les larmes aux yeux, en disant : «Tu m’es la plus aimée des terres d’Allah.» Or, cette parole n’a rien à voir avec le nationalisme, et la suite du hadith le prouve : «Tu m’es la plus aimée des terres d’Allah, parce que tu es la plus aimée des terres d’Allah pour Allah.»

 

L’amour que le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) avait pour la Mecque était basé sur le statut noble qu’Allah –Ta‘ala- lui a conféré, et non parce qu’il y était né. Tous les musulmans doivent aimer et avoir une affection pour la Mecque, parce qu’elle est la plus aimée des terres d’Allah –Ta‘ala. Après tout, les musulmans prient en direction de la Mecque, ils s’y rendent pour effectuer le pèlerinage. La parole du Messager, ci-dessus, n’a rien à voir avec le nationalisme. Si le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) et les Mohajirun parmi les sahaba étaient liés à la Mecque, ils s’y seraient établis après qu’elle fut conquise par l’Etat islamique. Or, il n’en fut rien. Non seulement l’islam interdit d’établir des liens de regroupement sur la base du nationalisme, mais il interdit également d’établir plus d’un seul Etat. Le seul Etat que l’islam approuve c’est l’Etat islamique, c’est à dire un état unitaire qui applique l’islam et fait en sorte de porter le message à l’humanité toute entière. Dieu –Ta‘ala- dit :

 

«Juge alors parmi eux d'après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu'ils ne tentent de t'éloigner d'une partie de ce qu’Allah t'a révélé [...]»

[Sourate al-Maidah (La table servie) - Versets 49]

 

L’injonction coranique qui est faite au Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) est valable également pour l’Oummah. En effet, toute prescription d’Allah adressée à son Messager est une prescription adressée aux musulmans, sauf exception établie par un texte qui montrerait que telle ou telle injonction coranique ne concerne que le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) seul. Dans le cas des versets cités ci-dessus, aucune restriction ne vient limiter cet ordre au Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) ce qui veut dire que les musulmans sont également amenés à répondre à cette injonction, c’est à dire qu’ils doivent juger selon ce qu’Allah a révélé. Et ce qu’Allah a révélé ne laisse aucune place aux constitutions nationalistes quelles qu’elles soient, car ce qui doit être appliqué et ce qui doit constituer les critères de jugement, ce sont les normes établies par Allah –Ta‘ala- et son Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam).

 

La gouvernance en Islam ne peut s’exercer que via un seul Etat, à la tête duquel n’est désigné et n’est choisi qu’un seul dirigeant. Muslim rapporte que ‘Abdullah Ibn ‘Amr Ibn al ‘As a dit : «J’ai entendu le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dire : « Celui qui prête serment d’allégeance (bay’ah) à un imam, lui donne la poignée de main et lui ouvre son coeur doit lui obéir autant qu’il le peut, et si un autre vient contester son autorité (de l’Imam), tuez-le ». C’est dire l’importance qu’accorde l’islam à l’unité de la communauté. Dans le même ordre d’idée, Abu Sa‘id al Khodri rapporte que le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a dit : « Si la Bay’ah (allégeance) est donnée à deux califes, tuez le dernier d’entre eux. »

 

Et Arjafa rapporte qu’il a entendu le Messager d’Allah (salla Allahou ‘alayhi wa salam) dire : « Si quelqu’un s’approche de vous alors que vous êtes unis derrière un homme qui essaye de briser votre force et de diviser votre unité, tuez-le. »

 

Cette unité des musulmans a été clairement établie dans le document que le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a écrit lorsqu’il a pris la tête du premier Etat islamique à Médine. Dans ce document, organisant les relations des musulmans et des non- musulmans, le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) déclarait à propos des premiers : «Le pacte d’Allah envers eux est unique « et » Les croyants sont des frères à l’exclusion des autres « et » la paix des croyants est indivisible. Aucune paix séparée ne pourra être faite quand les croyants combattent sur le sentier d’Allah

 

Ces paroles prouvent que les musulmans ne forment qu’un seul et unique corps et qu’ils ne doivent pas être traités séparément. Par ailleurs, l’obligation d’avoir un seul Etat et non plusieurs entités nationalistes découle également du consensus des compagnons (ijma‘ assahaba). Lorsque le Messager (salla Allahou ‘alayhi wa salam) a rendu l’âme, les compagnons se sont réunis dans l’arrière cour des Bani Sa‘ada afin de débattre de l’élection du Calife. Une des personnes présentes, a proposé aux Ansars d’élire leur propre chef d’Etat et a fait la même proposition aux Muhajirun. Mais Abu Bakr a rapporté le hadith interdisant à l’Oummah d’avoir plus d’un seul dirigeant. Par conséquent, les sahaba n’ont jamais permis qu’il y ait plus d’un seul Calife, et leur consensus est une preuve et un argument légal.

 

Dés lors, l’islam ne cautionne nullement l’existence actuelle des états. L’islam appelle à l’unité, à la formation d’un seul et même corps au sein duquel tous les musulmans sont liés par, et au credo islamique.

 

Rappel du frère said