Conquête de la Mecque

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  21 Février 2016, 11:16

Conquête de la Mecque

Lecture de la page 494 à 516

LES ACTIVITES MILITAIRES APRES LA RECONCILIATION D’AL HOUDAYBIYYA

 

La Ghazwa de la forêt ou la Ghazwa de Thi Kird

Elle eut lieu suite au vol des chamelles du prophète par les Bani Fizara. Certains bandits furent tués, d’autres prirent la fuite.

 

L’expédition Ghazwa de Khaybar et de Wadil Koura

Au mois de Mouharram de l’an 3 de l’Hégire

Khaybar était une grande ville située à 110 ou 150 km au nord de Médine, qui était le siège des complots et la source des exhortations à la guerre contre les musulmans. Les habitants de Khaybar avaient en effet réunis les coalisés et incités les Bani Qoraidha à la rupture du pacte contre les musulmans. Khaybar était une promesse d’Allah

 يَةً لِّلْمُؤْمِنِينَ وَعَدَكُمُ اللَّهُ مَغَانِمَ كَثِيرَةً تَأْخُذُونَهَا فَعَجَّلَ لَكُمْ هَذِهِ وَكَفَّ أَيْدِيَ النَّاسِ عَنكُمْ وَلِتَكُونَ آمُّسْتَقِيماًوَيَهْدِيَكُمْ صِرَاطاً 48.20. Allah vous a promis un abondant butin que vous prendrez, et Il a hâté pour vous Celle-ci et repoussé de vous les mains des gens, afin que tout cela soit un signe pour les croyants et qu'Il vous guide dans un droit chemin; 

seuls ceux qui avaient prêté serment de fidélité au prophète purent partir pour Khaybar, ce qui faisait au total 1400 hommes. C’est à ce moment que Abou Hourayra arriva à Médine et se convertit à l’islam, il participa donc avec ses compagnons à Khaybar. Les hypocrites, à la tête desquels se trouve Abdoullah ibn Oubay, mirent les juifs au courant de l’intention du prophète de les attaquer, ainsi avertis, les habitants de Khaybar purent demander le soutien de Ghatafan, qui accepta à condition de recevoir la moitié des récoltes de Khaybar en cas de victoire. Cela dit, les Ghatafan, alors en route pour Khaybar, perçurent un vacarme derrière eux leur faisant croire qu’on s’attaquait à leur famille et ils firent donc demi-tour.

 

Les châteaux de Khaybar

Khaybar était divisée en deux parties, dont la première comportait 5 châteaux et la deuxième 3. Les combats se déroulèrent dans la première partie, tandis que la deuxième se rendit sans combat. Le drapeau fut remis à Ali ibn Abi Talib. Conquête du château de Naaim Ali y appela les juifs à l’islam, ce qu’ils refusèrent. Ils s’approchèrent des musulmans, avec leur roi Marhab qui demanda un duel. Amir répondit à sa demande mais fut tué à cause de sa propre épée. Marhab demanda donc un autre adversaire, il se mesura alors à Ali qui le tua. Le frère de Marhab sortit et Az Zoubair le tua. Un combat s’engagea alors durant lequel plusieurs héros juifs perdirent la vie. Le château finit par être pris d’assaut par les musulmans.

 

Conquête du château d’As Saab ibn Mouaad

Les musulmans, sous les ordres de Al Houbab ibn al Mounthir al Ansari lui imposèrent un siège de 3 jours. Voyant les musulmans éprouvés par la faim, le prophète invoqua Allah qui permit la conquête de ce château qui était celui qui contenait le plus de nourriture. Les musulmans avaient commencé à égorger des ânes, mais le prophète en interdit la consommation.

 

Conquête de la forteresse d’az Zoubair

Les juifs se réfugièrent dans cette forteresse inaccessible. Les musulmans leur imposèrent un siège de 3 jours et leur coupèrent la route vers l’eau. Une bataille féroce eut ensuite lieu de laquelle il y eut un mort musulman pour 10 morts juifs. Les musulmans en sortirent vainqueurs. Conquête de la forteresse d’Oubay Les musulmans l’assiégèrent également, jusqu’à ce que deux héros juifs appelèrent au duel et furent tués par des héros musulmans, desquels fit partie Abou Doujana, l’homme au bandeau rouge. Les musulmans attaquèrent ensuite le château, duquel les juifs s’enfuirent, cherchant refuge à An Nazzar.

 

Conquête du château d’an Nazzar

Il s’agit du plus inaccessible des châteaux de la première partie de Khaybar. Les juifs y trouvèrent refuge, avec femmes et enfants. Voyant que les juifs résistaient à coups de pierres, le prophète ordonna l’utilisation de machine de guerre avec lesquels ils détruisirent les murs du châteaux. Les juifs s’enfuirent alors, laissant femmes et enfants. La première partie de Khaybar était alors conquise.

 

Conquête de la deuxième partie de Khaybar

Ibn Ishak mentionne pour sa part que des combats eurent lieu dans cette zone tandis que Al Wakidi soutient que cette partie fut prise à l’issue de négociations uniquement. Peut-être les combats eurent-ils lieu pour le château de al Kamous ; les deux autres étant livrés sans combat. Le siège dura 14 jours avant que les juifs ne demandent la réconciliation. La négociation Le prophète demanda aux juifs de sortir de Khaybar et accepta d’épargner le sang de ceux qui étaient restés dans les châteaux. Il leur laissa femmes et enfants, leur demandant de céder leurs terres et leurs richesses. Cependant, les deux fils d’Abil Houkaik dissimulèrent beaucoup d’argent et le prophète ordonna de les tuer. Il constitua également Safiyya Bint Houyay ibn Akhtab prisonnière, elle qui venait de consommer son mariage avec Kinana, l’un des fils de Abil Houkaik.

 

Le partage du butin

Le prophète s’accorda avec les juifs pour ne pas les expulser et les laisser cultiver leurs terres, à condition qu’ils lui en remettent la moitié des récoltes. Il divisa donc la terre en 3600 lots dont 1800 revinrent au prophète et aux musulmans. Le butin de Khaybar s’avéra très riche, wa el hamduliLLAH. Lors des combats il y eut un total de 16, 18, 19 ou 22 musulmans tués contre 93 juifs tués.

 

L’arrivée de Ja’far ibn Abi Talib et des Acharites et le mariage avec Safiyya

L’arrivée du cousin du prophète, Ja’far fut une excellente nouvelle et fit suite à la demande du prophète au Négus de lui renvoyer les émigrés. Le prophète proposa l’islam à Safiyya, la captive, qui accepta, se convertit, fut affranchie et épousa le prophète. La brebis empoisonnée A Khaybar, Zaynab bint al Harith, femme de Salam ibn Michkam, offrit une brebis empoisonnée au prophète qui macha un morceau avant de le cracher immédiatement et d’affirmer qu’elle était empoisonnée. La coupable avoua et fut pardonnée, avant d’être finalement tuée, car un musulman, Bichr ibn al Bara, mourut après avoir mangé de la brebis.

 

Fadk A Khaybar

Le prophète envoya Mahisa ibn Massoud appeler à l’islam les juifs de Fadk, qui tardèrent à réagir. Ils proposèrent ensuite, après qu’Allah eut mis de la terreur dans leurs cœurs, d’offrir au prophète la moitié des récoltes de Fadk contre la paix, ce qui fut accepté. Ce butin revenait exclusivement au prophète puisqu’il n’y eut pas de combat.

 

Wadil Koura

Les musulmans se rendirent dans cette localité juive, où ils furent accueillis par des flèches, dont l’une tua Mada’m, un serviteur du prophète. Ce dernier les appela à l’islam mais ils refusèrent. Az Zoubair tua deux ennemis. 11 ennemis furent tués et ils finirent par capituler.

 

Taymâ

Les juifs de Taymâ, avertis de la défaite de leurs correligionnaires, proposèrent d’emblée la paix aux musulmans. Un document émis par le prophète fut rédigé, selon lequel les Bani Adiya, habitants de cette localité seraient protégés, en échange du paiement de la Jizya. Les musulmans rentrèrent ensuite à Médine scandant la formule ‘Allaho Akbar, La ilaha ila Allah’, à la fin du mois de Safar ou de Rabi’ al Awwal de l’an 7 de l’hégire.

 

Sariyya d’Abban ibn Saaid

Elle eut lieu parce qu’il était risqué de laisser Médine vide, à la merci des bédouins aux alentours qui n’attendaient qu’une occasion pour attaquer les musulmans. Le prophète, envoya une sariyya dirigée par Abban ibn Saaid pour faire peur aux bédouins. La sariyya eut lieu au mois de Safar de l’an 7 de l’hégire.

 

Lecture de la page 517 à 536

LES AUTRES EXPEDITIONS EN SARIYYA OU GHAZWA REALISEES A L’AN 7 DE L’HEGIRE

La ghazwa de Dhatir-Riqâa

Le prophète était désormais désireux de s’attaquer à la troisième aile des coalisés représentée par les bédouins errant dans le désert de Najd, un ennemi redoutable à cause de son nomadisme, qui rendait difficiles les attaques. Il lança donc l’expédition ghazwa de Dhatir-Riqaa, nommée ainsi à cause des bandeaux de chiffons que les compagnons portaient aux pieds. Elle aurait eu lieu au mois de Rabi’ al Awwal de l’an 7, suite à l’information reçue par le prophète selon laquelle les Banou Thaalaba et les Banou Mouhârib ibn Ghatafan organisaient un rassemblement. Alors qu’il s’était endormi sous un arbre, un bédouin prit l’épée du prophète le menaçant et lui demandant qui pourrait le préserver de lui, ce à quoi le prophète répondit Allah, avant que l’épée ne tombe des mains du bédouin et fut saisie par le prophète qui l’épargna en échange de la promesse qu’il ne s’attaquera jamais au prophète ni n’aidera quiconque souhaiterait l’attaquer. Cette ghazwa eut pour effet de semer la terreur parmi les bédouins, dont certaines tribus se soumirent petit à petit au point plus tard d’embrasser l’islam. Cette ghazwa fut suivie de plusieurs sarayya envoyées par le prophète jusqu’au mois de Chawwal de l’an 7, que je ne mentionnerai pas ici.

 

LA OUMRA DE COMPENSATION

Le prophète ordonna à ses compagnons l’accomplissement de cette omra à laquelle prirent part les hommes présents à al Houdaybiyya ainsi que d’autres, au total 2000 participants. Les musulmans purent effectuer cette omra sans être inquiétés par les Qoraichites, qui, au matin du 4ème jour, leur demandèrent de quitter la Mecque, le délai ayant expiré, ce que firent les musulmans. Lors de cette ‘omra, le prophète épousa Maymouna, fille de Al Harith al Amiriyya. La ‘omra fut nommée OumratoulKada, car elle était une application du pacte d’al Houdaybiyya, ou Oumratoul Kadiyya, Oumratoul-Kisas ou encore Oumratous-Soulh. A la suite de cette ‘omra eurent lieu plusieurs sariyya que je ne citerai pas ici.

 

LA BATAILLE DE MOATAH

Il s’agit de la plus grande et la plus sanglante bataille qui eut lieu du vivant du prophète . Elle eut lieu au mois de Joumouda al Oula de l’an 8, alors qu’un émissaire envoyé par le prophète au maître de Basra avait été froidement assassiné. A cette époque, le meurtre d’un émissaire était considéré comme un grave crime, une déclaration de guerre. Ainsi le prophète mobilisa une armée de 3000 combattants et plaça à son commandement Zayd ibn Haritha, puis s’il venait à être tué, Jaafar, puis Abdoullah ibn Rawaha. Arrivée en terre syrienne, l’armée musulmans fut mise au courant de l’effectif de la gigantesque armée ennemie : 200 000 hommes. Sur les conseils de Abdoullah ibn Rawaha, l’armée musulmane ne se découragea pas, cherchant le victoire ou le martyre. Cependant, Zayd fut tué, ainsi que Jaafar, qui sera, au paradis doté de deux ailes, ce qui lui valut le surnom de Jaafar le voltigeur ou Jaafar aux deux ailes et Abdoullah ibn Rawaha perdit également la vie. Le drapeau fut alors remis à Khalid ibn al Walid qui livra une lutte acharnée et restructura l’armée, ce qui trompa l’ennemi, qui pensait que celle-ci avait reçu des renforts. L’ennemi se retira alors et les musulmans purent regagner Médine sains et saufs. Au total 12 musulmans furent tués contre une multitude de romains. La bataille, même si elle n’aboutit pas à la vengeance espérée, participa à redorer la réputation des musulmans, et à montrer qu’ils étaient secourus par Allah. A la suite de cela, certaines tribus jusqu’alors intraitables, acceptèrent la paix et même se convertirent à l’islam tels les Banou Salim, les Achjaaites, Ghatafan, Thoubyan, Fizara … Cette bataille était le début d’une lutte féroce avec les romains et de l’occupation de terres lointaines par les musulmans.

 

La Sariyya de Thâtis Salâsil

Lors de la bataille de Moata, des tribus arabes vivant à l’entrée de la Syrie s’étaient rangées du côtés des romains. Ainsi, le prophète estima nécessaire de rechercher avec eux une alliance, dans le but d’éviter à l’avenir la possibilité de la mobilisation d’une armée si vaste du côté ennemi. Il envoya donc Amr ibn al As au mois de Joumouda al Akhira de l’an 8 avec 300 hommes d’élite, auxquels s’ajoutèrent 200 de renforts par la suite. Les musulmans rencontrèrent une troupe qu’ils attaquèrent, et qui prit la fuite.

 

La Sariyya d’Ibn Katada en direction de Khadra

Elle eut lieu au mois de Cha’ban de l’an 8, alors que les Banou Ghatafan se mobilisaient. Le prophète envoya contre eux Abou Kutada avec 15 hommes, qui tuèrent certains ennemis, en firent d’autres prisonniers et amassèrent un butin.

 

Lecture de la page 537 à 562

L’EXPEDITION GHAZWA DE LA CONQUETE DE LA MECQUE

Cause de l’expédition Elle eut lieu en raison de la violation d’une clause du pacte par les Qoraichites. En effet, le pacte d’al Houdaybiyya prévoyait que quiconque pouvait se ranger soit du côté du prophète soit des associateurs, et que l’agression contre une quelconque des tribus serait considérée comme une agression contre le clan d’appartenance de cette tribu. Banou Bakr (du côté des associateurs), désireux de se venger d’une haine qui les opposait jadis à Khouzaa (qui étaient avec le prophète ), attaqua Khouzaa au mois de Chawwal de l’an 8 et les menaça même à l’intérieur du Haram.

 

Abou Soufyan se rend à Médine pour renouveler le pacte

Se rendant compte des conséquences d’une telle trahison du pacte, les Qoraichites décidèrent d’envoyer Abou Soufyan renouveler le pacte. Celui-ci s’adressa au prophète, puis à Abou Bakr, puis à Omar, sans obtenir de réponse. Il s’adressa alors à Ali qui lui conseilla d’accorder sa protection aux gens, ce qu’il fit, en lui disant néanmoins que cela ne lui servirait à rien.

 

Préparation de la Ghawa et tentative de discrétion

Trois jours avant que le prophète n’eut appris la violation du pacte par les qoraichites, il avait ordonné à Aicha de préparer son attirail, sans en dire davantage. Puis il donna l’ordre de se préparer aux musulmans, et envoya une sariyya dirigée par Katada ibn Ribai orientée à une distance de Médine, destinée à détourner l’attention des ennemis et à leur faire penser que le messager prendrait cette direction. Cette sariyya, par la suite, rejoignit le prophète vers La Mecque. Cependant, un dénommé Hatib ibnAbi Baltaa envoya une lettre aux qoraichites, par l’intermédiaire d’une femme qui cacha la lettre dans ses tresses, afin de les avertir de l’arrivée imminente du prophète. Allah informa le prophète de cette ruse et celui-ci ordonna à Ali et d’autres d’intercepter la lettre, ce qu’ils firent avec succès.

 

Mouvements de l’armée

Le prophète quitta Médine le 10 Ramadhan de l’an 8 avec 10 000 compagnons. En cours de route, il croisa Al Abbas ibn Abdil Mouttalib, qui, converti à l’islam, émigrait à Médine. Il vit également son cousin Abou Soufyan ibn al Harith et le fils de sa tante Abdoullah ibn Abi Omayya, mais se détourna d’eux en raison des mauvais comportements qu’ils avaient à son égard. Plus tard, l’armée islamique campa à Marr ad Dhahran, où ils allumèrent 10 000 feux. Omar y assura la garde du prophète.

 

Abou Soufyan devant le prophète

Al Abbas rencontra Abou Soufyan ibn Harb, qu’il prit sur sa monture, l’informant que le prophète se dirigeait vers la Mecque et lui proposant de l’amener au prophète et de lui demander sa protection en sa faveur. Le prophète l’appela à l’islam et celui-ci se convertit. Le prophète attesta ensuite que quiconque se réfugiera chez Abou Soufyan, dans la mosquée sacrée, ou reste chez lui, sera en sécurité.

 

Progression de l’armée islamique

Le 17 Ramadhan, le prophète quitta Marr ad Dhahran pour se diriger vers la Mecque. Il ordonna à Al Abbas de retenir Abou Soufyan à un endroit d’où il pourrait voir défiler l’armée. Sur les conseils d’al Abbas, Abou Soufyan se précipita alors vers les Qoraich leur annoncer l’arrivée de Mohamed et leur dire que celui qui se réfugiera chez lui, dans sa maison ou la mosquée sacrée sera en sécurité. Sur ce, seuls certains égarés sortirent à la recherche du combat, parmi lesquels Ikrima ibn Abi Jahl, Safwan ibn Omayya, Souhayl ibn Amr ou encore al Khandama. Sur le chemin, Khalid ibn al Walid mit hors d’état de nuire tous les associateurs qu’il trouvait. Deux compagnons, qui avaient quitté les rangs de l’armée, trouvèrent la mort, à savoir Karz ibn Jabir al Fihri et Khanis ibn Khalid ibn Rabiaa. 10 associateurs furent tués et les autres fuirent.

 

Entrée dans la mosquée sacrée

Le prophète entra alors dans la Mosquée Sacrée, où il s’empara de la Pierre Noire, effectua la circumambulation autour de la Kaaba et, à l’aide d’un arc, détruisit les 360 idoles qui s’y trouvaient, récitant ces versets :

وَقُلْ جَاء الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقاً 17.81. Et dis : “La Vérité (l'Islam) est venue et l'Erreur a disparu. Car l'Erreur est destinée à disparaître”. لْحَقُّ وَمَا يُبْدِئُ الْبَاطِلُ وَمَا يُعِيدُقُلْ جَاء ا

34.49. Dis : “La Vérité [l'Islam] est venue. Et le Faux [la mécréance] ne peut rien commencer ni renouveler”.

Puis il demanda à Othman ibn Talha, qui possédait la clef, d’ouvrir la Kaaba, où il découvrit des images montrant Ibrahim et Ismail consulter les flèches, ainsi qu’un pigeon de bois qu’il détruisit, et donna l’ordre d’effacer les images. Ensuite, il fit une tournée dans le temple prononçant le Takbir et la formule de Tawhid. Il fit enfin un discours aux Qoraichites, annonçant qu’Allah les avait débarrassés de l’orgueil et du culte des ancêtres de l’époque anté islamique, leur récitant entre autres la parole de Youssouf :

قَالَ لاَ تَثْرَيبَ عَلَيْكُمُ الْيَوْمَ يَغْفِرُ اللّهُ لَكُمْ وَهُوَ أَرْحَمُ الرَّاحِمِينَ 12.92. - Il dit : “Pas de récrimination contre vous aujourd'hui ! Qu'Allah vous pardonne. C'est Lui Le plus Miséricordieux des miséricordieux.

Il rendit la clef à son détenteur, Othman ibn Talha, puis ordonna à Bilal d’appeler à la prière du haut de la Kaaba. Alors que Itab ibn Ousayd, Abou Soufyan et Al Harith ibn Hicham tenait une discussion, le prophète leur rapporta tous leurs propos, suite à quoi Itab et al Harith se convertirent à l’islam. Ensuite, le prophète entra chez Oum Hani, fille d’Abi Talib, où il pria 8 raka’ats pour la victoire obtenue.

 

Exécution des plus grands criminels

Le prophète ordonna l’exécution de 9 criminels, et ce, même s’ils se trouvaient sous les voiles de la Kaaba. Parmi eux : Abdoul Ouzza ibn Khatal, Abdoullah ibn Abi Sarh, Ikrima ibn Abi Jahl, al Harith ibn Noufayl ibn Wahb, Mikyas ibn Sababa, Habbar ibn al Aswad, deux esclaves chanteuses qui satirisaient le prophète et Sarah, l’esclave porteuse de la lettre d’al Hatib. Ibn Abi Sarh fut sauvé sur intercession de Othman et se convertit. Ikrima s’enfuit vers le Yémen avant d’obtenir la grâce du prophète et de se convertir. Ibn Khatal, Mikyas et al Harith furent tués. Habbar s’enfuit puis embrassa l’islam sincèrement. L’une des deux esclaves fut tuée et l’autre épargnée par intercession et convertie.

 

Conversion à l’islam de Safwan ibn Omayya et Foudala ibn Amir Safwan

En tant que dirigeant de Qouraich, eut peur pour lui-même et s’enfuit, par la suite, on intercéda en sa faveur et le prophète lui garantit la sécurité. Par la suite, il embrassa l’islam. Quant à Foudala, il voulut tuer le prophète alors que celui-ci effectuait la circumambulation, il lui révéla ses intentions et l’homme se convertit aussitôt.

 

Discours du messager d’Allah

Il prononça un discours dans lequel il loua Allah, affirma la sainteté de la Mecque et l’interdiction d’y verser le sang, ou d’y couper un arbre. Les Ansar exprimèrent ensuite leur crainte de voir le messager rester à la Mecque et délaisser Médine, ce à quoi il répondit qu’il vivra parmi eux et mourra parmi eux. L’acceptation de serments de reconnaissance et de fidélité Les Mecquois prirent conscience que le seul moyen de réussir était de devenir musulman. Ainsi, ils assurèrent au messager leur fidélité et leur obéissance. Hind bint Otba, femme de Abou Soufyan, prêta elle aussi ce serment, elle se convertit à l’islam et brisa les idoles se trouvant chez elle. 

 

Séjour et activités du messager à la Mecque

Il passa 19 jours à la Mecque, y appela à l’islam et y ordonna de renouveler les pierres du Haram. Il envoya également plusieurs sarayya afin de briser les idoles se trouvant autour de la Mecque : Ainsi, Khalid ibn al Walid alla détruire al Ouzza à Nakhla, il détruisit la statue puis revint au messager qui lui dit de retourner car le travail n’était pas accompli, là bas, il se trouva face à une femme nue noire, à la tête de cobra qu’il tua. Amr ibn al As alla détruire Souwa’a, le gardien de l’idole se soumit à l’islam. Saad ibn Zayd al Achhali détruisit Manat et fit face à une femme nue noire à la tête de taureau qu’il tua aussitôt. Khalid ibn al Walid fut ensuite envoyé appeler Bani Jouthaima à l’islam, mais ceux-ci professèrent la religion des sabéens, Khalid les tua alors et en captura d’autres. Le prophète dégagea sa responsabilité de cet acte et envoya Ali payer le prix du sang des morts. 

 

Conclusion

Le pacte d’al Houdaybiyya était donc un prélude à la plus grande victoire de l’islam, une victoire qui permit la conquête de la Mecque et mis fin aupaganisme, dès lors totalement enrayé de la péninsule arabique. Toutes le tribus embrassèrent l’islam et l’armée islamique augmenta considérablement ses effectifs.

 

Il était désormais temps d’appeler le reste du monde à l’islam.