Généalogie du prophète jusqu'au début de la révélation

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  12 Février 2016, 10:31

Généalogie du prophète jusqu'au début de la révélation

Généalogie et famille du prophète صلى الله عليه وسلم

La généalogie du prophète Elle comporte trois parties, la première fait l’unanimité et remonte à Adnân, la seconde fait objet de divergences et va de Adnân à Ibrahim et la troisième apparaît assez faible et va de Ibrahim à Adam. La famille prophétique : Il s’agit de la famille Hâchimite, en référence à son grand-père Hâchim ibn Abd Manâf. Hâchim : C’est lui qui se chargea du ravitaillement en eau et de la nourriture des pèlerins du côté de Bani Abd Manaf. Il fut le premier à nourrir les pèlerins de la Mecque. Son surnom Hachim (il s’appelait en vérité Amr) venait du fait qu’il cassait le pain (hachama = casser). Il est celui qui institua les voyages d’hiver et d’été des Qoraich. Sa femme mit au monde leur fils Abdil Mouttalib en 497G, il fut éduqué par la famille de sa femme exclusivement. Hâchim eut au total 4 fils et 5 filles.

 

Abdoul-Mouttalib : Al Mouttalib, le frère de Hâchim s’occupa après lui du ravitaillement en eau et en nourriture des pèlerins. Lorsqu’il eut 7 ou 8 ans, Al Mouttalib emmena Abdoul Mouttalib avec lui, et ce dernier grandit ainsi chez lui. A la mort d’Al Mouttalib, Abdoul Mouttalib fut investi à sa place et connaissait déjà une grande renommée. L’histoire du puits de Zamzam est fortement liée à ce dernier, en effet, en rêve, il reçut l’ordre de creuser ce dernier, ce qu’il fit, et il trouva à cet emplacement des épées des cuirasses et deux gazelles en or qu’avaient laissées les Jourhoumites. Il forgea une porte pour la Kaaba à partir des épées, porte qu’il orna de plaques d’or obtenues en fondant les gazelles. Ainsi fut institué le ravitaillement en eau de Zamzam des pèlerins. Allah aida Abdoul-Mouttalib en lui envoyant une pluie face aux qoraichites qui lui disputait la charge de ce ravitaillement. En remerciement, Abdoul Mouttalib fit le serment de sacrifier un fils pour Allah, si Allah lui en donnait 10. Une autre histoire liée à Abdoul Mouttalib est celle de la bataille de l’éléphant, qui eut lieu fin février ou début mars 571G peu avant la naissance du prophète alors qu’Abraha As Sabah, l’Abyssinien, représentant du Négus au Yémen, construisit une église à San’a pour y détourner le pèlerinage des arabes. Un homme de Bani Kinanasouilla la kiblah de l’église une nuit, ce qui rendit Abraha fou de rage, et il décida alors, accompagné d’une armé de 60 000 hommes et de 9 ou 13 éléphants, de détruire la Ka’ba. Toutefois, Allah voulut qu’entre Mouzdalifa et Mina, son éléphant s’agenouilla et refusa d’avancer. Allah leur envoya ensuite des oiseaux qui leur envoyaient des pierres, ce qui anéantit complètement l’armée. Quant à Abraha, il fut frappé d’une maladie qui lui prit tous les doigts avant que son cœur ne sorte de sa poitrine et ainsi il mourut. Abdoul Mouttalib avait 10 fils et 6 filles.

 

Abdoullah : Le père du prophète . Il était le fils le plus beau et le plus aimé d’Abdoul Mouttalib. Rappelons qu’Abdoul Mouttalib avait fait le serment de sacrifier un de ses fils si Allah lui en donnait 10. Le nom de Abdillah sortit du tirage au sort, il était donc le fils à sacrifier. Alors qu’il s’apprêta à l’immoler, les qoraichites l’en empêchèrent et lui conseillèrent de consulter une devineresse, qui lui dit d’ajouter 10 chameaux chaque fois que le nom d’Abdillah sortira. Arrivé au nombre de 100, le sort choisit les chameaux. Il égorgea alors les 100 chameaux à la place de son fils. Ainsi, la rançon (diya) qui était alors de 10 chameaux, passa à 100 chameaux après cet évènement, ce que l’islam approuva par la suite. Le prophète est donc issu de 2 offrandes, comme il le dit dans un hadith, celle d’Ismail et d’Abdillah. AbdoulMouttalib choisit pour son fils la meilleure des femmes qoraichites en terme de généalogie et de rang social, Amina, fille de Wahb ibn Abd Manaf. Il mourut, selon la majorité des avis des historiens, avant la naissance du prophète,  Abdoullah laissa à sa mort 5 chameaux, un troupeau de mouton, une servante abyssinienne du nom de Baraka ou Oum Ayman, nourrice du prophète

 

La naissance et les 40 ans avant la mission prophétique :

La naissance : Le prophète naquit dans le carré de Bani Hachîm à La Mecque le lundi 9 Rabia Al Awwal en 571G. Sa mère rapporte qu’il est sorti d’elle une lumière qui éblouit les palais de Syrie. On rapporte également, avec une chaîne de transmission cependant non nette, que 14 balcons s’écroulèrent au palais de Kisra et le feu qu’adoraient les Mages s’éteignit. Le prophète fut circoncis le septième jour après sa naissance. Thouwayba, la captive affranchie d’Abi Lahab l’allaita après sa mère, ce fut la même Thouwayba qui allaita Hamza Ibn Abdil Mouttalib.

 

Mohammad chez Bani Saad : Abdoul Mouttalib prit Halima, une femme de Bani Saad ibn Bakr, comme nourrice pour le prophète Son oncle Hamza ibn Abdil Mouttalib est donc également son frère de lait par deux fois, par Thouwayba et aussi par sa propre nourrice qui allaita un jour le prophète Halima témoigne de la bénédiction que lui a apporté le prophète , alors qu’aucune nourrice ne voulait de lui, étant orphelin de père. Elle se résigna à le prendre n’ayant trouvé aucun nourrisson à part lui, et dès lors, sa situation changea, ses seins se gonflèrent de lait, et ses animaux jadis très pauvres en lait, offrirent du lait en abondance. Le prophète resta avec elle jusqu’à ses 4 ou 5 ans, jusqu’au moment où l’ange Gabriel lui fendit le cœur, duquel il sortit une sangsue qu’il lava dans une cuvette en or avec de l’eau de Zamzam avant de la bander et de la remettre en place.

 

Retour de Mohammad chez sa mère : Mohammad resta chez sa maman jusqu’à ses 6 ans. Un jour alors que sa maman Amina décida d’aller commémorer le décès de son époux en visitant sa tombe, qui se trouvait alors à 500 km, une maladie la toucha et elle en mourut.

 

Mohammad à la charge de son grand père : Abdoul Mouttalib se chargea donc de son petit-fils après la mort de sa maman, et lui vouai beaucoup de compassion. Abdoul Mouttalib mourut à son tour à la Mecque alors que le prophète avait un peu plus de 8 ans. Il était cependant déjà à la charge de son oncle, Abou Tâlib.

 

Mohammad chez son oncle Abou Tâlib : Encore une fois, Mohammad était très aimé et bien soigné par son oncle.

 

L’appel à la pluie : Un jour que les qoraichites se plaignirent de la sécheresse, Abou Tâlib prit le prophète , mit son dos contre le Ka’ba et lui fit signe du doigt, c’est alors que les nuages apparurent et apportèrent une pluie bienfaisante.

 

Rencontre avec le moine Bahirâ : A 12 ans, lors d’un voyage de commerce en Syrie avec son oncle, Mohammad rencontra le moine Bahirâ, qui le reconnut et l’appela ‘le guide des mondes’, affirmant l’avoir reconnu grâce à plusieurs signes : la prosternation des arbres d’Al Aqaba lors de son passage, le sceau de la prophétie en dessous du cartilage de son épaule. Il affirme que ce prophète est mentionné dans leurs livres. Dans le but de le protéger, le moine conseilla à Abou Talib de ramener l’enfant à la Mecque, ainsi il le renvoya là bas par crainte des romains et des juifs.

 

La guerre des Foujjâr : Il s’agit d’une guerre qui opposa le groupe Qoraich et Kinana contre Kays Aylan. Les Kinanites finirent par gagner le conflit qui fut nommé ainsi en raison de la violation de l’interdiction de combattre pendant les mois sacrés. Mohammad, qui avait alors une vingtaine d’années, y assista, en ramassant les flèches.

 

Le pacte de Foudoul : Ce pacte fut conclu par certaines tribus des qoraichites et prévoit l’assistance de tout mecquois victime d’une injustice, accord qui contraignait également le coupable à réparer son injustice. Le prophète affirma plus tard que dans l’islam, il aurait été tout aussi favorable à la conclusion de ce pacte.

 

Une vie d’efforts et de travail : Le prophète n’avait pas de travail fixe au début, il gardait parfois des moutons. A 25 ans, il se rendit en Syrie pour le commerce avec un jeune homme nommé Maysara, au service de Khadija, une commerçante noble et riche.

 

Le mariage de Mohammad avec Khadija : Après avoir constaté et entendu de la part de Maysara les éloges de Mohammad, Khadija lui fit savoir par l’intermédiaire d’une de ses amies, Nafisa bint Maniya, qu’elle aimerait l’épouser. Le prophète demanda alors à ses oncles de demander à l’oncle de Khadija la main de celle-ci. Il l’épousa alors qu’elle avait 40 ans, sa dot étant de 20 vaches. Elle lui donna 6 enfants, dont 2 garçons qui

moururent en bas âge. Les filles devinrent toutes musulmanes et émigrèrent à Médine. Elles moururent avant leur père, sauf Fatima, qui mourut 6 mois après lui.

 

La construction de la Ka’ba et la question d’arbitrage : Les qoraichites entreprirent de la reconstruire lorsque Mohammad eut 35 ans. Al Walid ibn al Moughira commença le premier la démolition. La Ka’ba fut divisée en plusieurs parties, chaque partie gérée par une tribu. La question de qui s’occuperaient de replacer la pierre noire divisa les tribus qui décidèrent de prendre comme juge le premier qui pénétrerait la mosquée. Il s’agit alors de Mohammad, qui utilisa un manteau de façon à ce que chaque chef de tribu en tint un morceau pour soulever la pierre, puis Mohammed se chargea de la placer.

 

Aspects généraux de la biographie du prophète avant le début de la mission : Il était un modèle de pensée lumineuse. Il ne buvait pas de vin ni ne mangeait ce qui avait été sacrifié ou immolé pour les dieux. Il n’assistait pas aux fêtes des idolâtres et éprouvait de l’aversion pour l’adoration des idoles. Lorsque par deux fois, il voulut commettre quelque bêtise de jeunesse, ALLAH l’en éloigna en l’endormant. Il était surnommé Al Amîn, le probe, et aidait les pauvres.

 

L’époque mecquoise : L’époque mecquoise de la vie de Mohammad en tant que messager dura 10 ans, et se divise en une étage de 3 ans de l’appel secret, une étape qui s’étend jusqu’à l’émigration à Médine de la propagation du message au niveau de la Mecque, et une étape de généralisation de l’appel en dehors de la Mecque. L’époque médinoise dura quant à elle 13 ans.

 

Lecture de la page 95 à 115 L’avènement de la prophétie et de la mission :

Dans la grotte de Hira : Alors qu’il eut environ une quarantaine d’années lunaires, le prophète , se sentant éloigné de son peuple, préféra s’isoler, avec des vivres et de l’eau dans la grotte de Hira, dans la montagne de la lumière (Jabal an Nour) située à environ 4 km de La Mecque. Il y passait le mois de Ramadhan, y méditait sur les signes universels et nourrissaient les pauvres qui l’y rejoignaient. Il resta ainsi 3 ans avant qu’ALLAH ne lui fasse porter le message de l’islam.

 

Djibril descendit avec la révélation : Les signes de la prophétie lui apparurent alors qu’il avait plus de 40 ans, et durèrent 6 mois, signes parmi lesquels on compte le fait qu’une pierre de La Mecque saluait le prophète et que tous les rêves faits par le prophète se réalisaient. Djibril révéla les premiers versets du Coran le lundi 21 Ramadhan de l’année 610G. Il se présenta à lui en lui disant « récite », à quoi le prophète répondit qu’il ne savait pas réciter. L’ange l’étrangla alors presque jusque l’étouffement avant de répéter son injonction, à laquelle Mohammad répondit de nouveau qu’il ne savait pas réciter. Ceci se produisit 3 fois avant que le premier verset ne soit révélé :

اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ 96.1. Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé,

خَلَقَ الْإِنسَانَ مِنْ عَلَقٍ 96.2. qui a créé l'homme d'une adhérence.

اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ 96.3. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble, (sourate 96, 1 à 3)

 

Le prophète sortit de cette expérience tremblant et retourna auprès de Khadija lui demandant de l’envelopper, Khadija lui fit confiance et le mena chez son cousin Waraka ibn Nawfal ibn Asad ibn Abdil-Ozza, un grand sage chrétien qui reconnut en ce qu’on lui racontait, une loi divine. Il annonça au prophète une vie de difficultés avant de mourir peu après.

 

La période d’interruption de la révélation : Elle se serait interrompue quelques jours, pendant lesquels le prophète se trouvait dans un état de tristesse et d’affliction. A plusieurs reprises, il songea même à mettre fin à ses jours, mais Jibril venait l’en dissuader lorsqu’il se trouvait en haut d’une montagne, prêt à sauter, en lui disant : « Mohamed, tu es sans aucun doute le messager d’Allah. »

 

Djibril apporte la révélation de nouveauDès que le prophète se senti mieux et qu’il se mit de nouveau à attendre la suite de la révélation, Djibril se manifesta de nouveau. Le prophète raconta qu’alors qu’il marchait, une voix l’appela du ciel et il vit l’ange assis sur une chaise entre ciel et terre. Le prophète roula à terre et rentra chez lui, demandant à être enveloppé.

Furent alors révélés les versets suivants :

يَا أَيُّهَا الْمُدَّثِّرُ 74.1. ô, toi (Muhammad) ! Le revêtu d'un manteau !

قُمْ فَأَنذِرْ 74.2. Lève-toi et avertis.

وَرَبَّكَ فَكَبِّرْ 74.3. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur.

وَثِيَابَكَ فَطَهِّرْ 74.4. Et tes vêtements, purifie-les.

وَالرُّجْزَ فَاهْجُرْ 74.5. Et de tout péché, écarte-toi. (sourate 74, versets 1 à 5)

 

Ces versets comportent deux types de missions données au prophète : communiquer et avertir (Lève toi et avertis), c’est-à-dire, avertir contre le châtiment qui les menacent s’ils ne sortent pas de leur égarement. Appliquer lui-même les ordres d’Allah afin d’obtenir Sa satisfaction et d’être un exemple. Quant au verset ‘et purifie tes vêtements’, il fait allusion à la purification des vêtements et du corps et de la purification de tout associationnisme.

Le premier verset de la sourate comprend un appel pour désigner Mohammed comme porteur du message, le destinant à une vie d’épreuves et de djihad (O toi le revêtu d’un manteau, lève toi et avertis !) Il mena ainsi une vie de difficultés pendant 20 ans ensuite, afin de porter le lourd mais merveilleux fardeau qu’est la révélation.

 

Délimitation des étapes de la révélation :

Voici ces étapes telles que définies par Ibn Al Qayyim

: Le rêve prémonitoire comme début de la révélation L’ange inspira l’esprit et le cœur du prophète en restant invisible L’ange apparaissait sous forme humaine, les compagnons le voyaient parfois L’ange venait avec quelque chose ressemblant à des grelots, le front du prophète se mettait alors à ruisseler et sa monture se vautrait lorsqu’il voulait l’enfourcher Le prophète voyait l’ange tel qu’Allah l’avait créé, ceci se produisit à 2 reprises Ce qu’Allah lui révéla directement la nuit de l’ascension, dont l’obligation de la prière

Allah lui parla directement sans l’intermédiaire d’un ange, comme Allah avait parlé à Moussa alayhi salam Certains oulémas ajoutent une étape, lorsqu’Allah s’adressa au prophète face à face, sans voile. Cette étape ne se fonde sur aucune preuve.

 

à suivre