Son comportement avec les animaux

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  23 Février 2016, 13:26

Son comportement avec les animaux

Son comportement, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, avec les animaux


Comme est étrange l’attitude des mécréants qui attaquent l’Islam sous prétexte que ce
serait une religion qui viole les droits de l’Homme.


N’ont-ils rien lu à propos du comportement du Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa
Sallam, avec les animaux afin de distinguer, de façon lucide, le statut réservé (a
fortiori) à l’Homme en Islam ?!


A ce sujet, citons, entre autres, quelques exemples…

 


Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, interdit d’utiliser comme cible un être
vivant.


'Abdallah ibn 'Umar, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père, passa près de gens
qui attachaient une poule pour s'en servir comme cible. La règle du jeu impliquait que
le propriétaire de la poule ait droit aux flèches qui rataient leur cible. O r, lorsque ces
gens virent Abdallah ibn 'Umar, ils se dispersèrent et s’éloignèrent de la poule.
- « Qui est-ce qui a fait ceci ? Qu’Allah maudisse l’auteur de cet acte. Le
Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, a maudit quiconque fait
d’un être vivant sa cible. » (Mouslim).


Ibn 'Umar, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père, indiqua aussi qu’il se rendit un
jour chez Yahia ibn Sa'îd alors qu’un des enfants de ce dernier essayait de tirer une
flèche sur une poule qu’il avait attachée. Ibn 'Umar se dirigea alors vers la poule, la
détacha puis l’emmena avec l’enfant chez le père et lui dit :
- « Veux-tu bien interdire à ton enfant d’enchaîner cette volaille pour s’en servir
comme cible. En effet, j’ai entendu le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa
Sallam, interdire qu’on prenne toute bête pour cible et qu’elle soit tuée ainsi »
(Boukhari).

 


Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, interdit également de séparer les bêtes
(oiseaux…) de ses petits, de même qu’il a interdit de brûler tout être vivant.


Selon 'Abdallah ibn Mas'ûd, qu'Allah soit satisfait de lui : « Nous étions en voyage
avec le Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, lorsqu’il s'en alla faire ses
besoins. Nous vîmes alors un rouge-queue (un petit oiseau de couleur rouge) avec ses
deux petits. Nous prîmes les deux oisillons et leur mère se mit à voler au-dessus de
nos têtes à la recherche de ses petits. A ce moment arriva le Prophète, Salla Allahou
'Alaihi wa Sallam, qui dit :
- « Qui a fait de la peine à cet oiseau en lui prenant ses petits ? Allez, rendezlui ses enfants ! ».
Il vit aussi une colonie de fourmis que nous avions brûlée. Il dit :
- « Qui a brûlé cette colonie ? »
- ‘Nous’, répondit-on.
- « II n'appartient qu'au Maître du Feu de tourmenter par le feu’ » (Abou
Dawoud).

 


Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, interdit également d’amputer un
animal vivant de l’un de ses membres, et maudissait quiconque commettait cet acte.


D’après Ibn 'Umar, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père : « Le Prophète, Salla
Allahou 'Alaihi wa Sallam, a maudit quiconque ampute un animal vivant de l’un de
ses membres » (Boukhari)


A cet égard, Djâbir, qu'Allah soit satisfait de lui, dit qu’un âne marqué à la face passa
devant le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, qui, le voyant ainsi, dit :
«Qu’Allah maudisse celui qui l'a marqué !» (Mouslim).


Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, nous indiqua également que la
bienveillance à l’égard des animaux entraîne le pardon des péchés.
D’après Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi
wa Sallam, raconta cette histoire :
« Alors qu’un homme poursuivait son chemin, voilà qu’il ressentit une grande
soif. Il trouva alors un puits, y descendit et en but. A sa sortie du puits, se
présenta un chien haletant et léchant la terre humide tellement il avait soif.
L’homme se dit :
- « ‘Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi-même ».
Il redescendit dans le puits, remplit d’eau sa chaussure, remonta et en abreuva
le chien. Allah loua alors son acte et lui pardonna ses péchés ».
Les Compagnons, qu'Allah soit satisfait d’eux, dirent alors :
- « Ô Messager d’Allah ! Obtiendrons-nous donc une récompense pour nos
bonnes actions envers les animaux ?»
- « Pour toute créature vivante il y a une récompense à qui lui fait du bien » ;
répondit-il.


Le plus étonnant est cette histoire :

D’après Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, le Messager d’Allah, Salla
Allahou 'Alaihi wa Sallam, raconta :
« Un jour qu’un chien tournait autour d’un puits, haletant de soif, voilà que
le vit une des prostituées des fils d’Israël. Elle se déchaussa, remplit sa
bottine d'eau et abreuva le chien. Cela lui valut l’absolution de ses péchés »
(Boukhari et Mouslim).


Allah absout les péchés d’une prostituée, car elle abreuva un chien. Ô combien
immense est la miséricorde d’Allah à notre égard !!
Notre cher Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, nous indiqua que toute
méchanceté à l’égard des animaux risque d’entraîner son auteur en Enfer, qu’Allah
nous en protège.


D’après Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, le Messager d’Allah, Salla
Allahou 'Alaihi wa Sallam, raconta :
« Une femme mérita d’entrer en Enfer à cause d'une chatte qu'elle avait
enfermée sans lui donner à manger et sans toutefois la libérer pour qu'elle se
nourrisse des bestioles de la terre, jusqu’à ce qu’elle mourût d’inanition »
(Boukhari et Mouslim).


Ibn Hadjar, qu'Allah lui fasse miséricorde, tire argument de ce hadith quant à
l’obligation qui incombe au propriétaire d’un animal de s’occuper de lui.
Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, voulut une fois acheter un chameau
après que celui-ci se fut plaint auprès de lui de son propriétaire qui le maltraitait.
A ce sujet, Ya'li ibn Morra, qu'Allah soit satisfait de lui, de la tribu de Thaq îf,
raconta : « Alors que nous marchions avec le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa
Sallam, iI passa près d’un chameau qui, lorsqu’il vit le Prophète, Salla Allahou
‘Alaihi wa Sallam, fit entendre un râle et baraqua en étendant le cou par terre. Le
Prophète, Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, s'approcha alors de lui en disant :
- « Où est le propriétaire de ce chameau ? »
Lorsque celui-ci arriva, il lui dit alors :
- « Vends-le-moi ! »
- ‘ Non, je te l’offre’ »
- « Vends-le-moi ! », répéta le Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa
Sallam.
- « Non, Je t’en fais cadeau quoi qu’il soit notre unique source de subsistance » ;
insista le propriétaire.

- « Vu ce que tu viens de mentionner, sache donc que ce chameau vient de se
plaindre à moi et de me dire que tu lui faisais supporter au-delà de ses forces
et que tu l'affamais. Veux-tu alors le traiter avec douceur ? » (Ahmad).
Un jour, un chameau s'énerva et le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, par sa
douceur et sa tendresse, parvint à le calmer.


Selon Anas ibn Mâlik, qu'Allah soit satisfait de lui : « Une famille ansarite avait un
chameau dont ils se servaient lorsqu’ils arrosaient les champs. Or, un jour, il se
montra si rétif qu’il les empêcha de l’enfourcher. Les Ansars vinrent alors trouver le
Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, et lui dirent :
- ‘ Nous avons un chameau dont on se sert pour arroser nos champs. Or, il se
rebelle contre nous et nous empêche de l’enfourcher. Les plantes et les
palmiers sont assoiffés ’.
Le Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, dit alors à ses Compagnons :
- « Levez-vous »
Ils se levèrent et entrèrent avec lui dans la palmeraie au coin de laquelle il vit le
chameau. Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, se dirigea vers la bête alors
que les Ansars disaient :
- ‘ Ô Messager d’Allah ! Il est devenu aussi docile qu’un chien. Nous craignons
qu’il ne te lance une de ses ruades ! ’
- « Il ne me fera aucun mal », assura le Messager d’Allah.
Lorsque le chameau regarda le Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam,
aux yeux, il vint vers lui et finit par se prosterner devant lui. Les Compagnons dirent
alors :
- « Ô Messager d’Allah, ce n’est qu’une bête dénuée de raison, et pourtant, elle
se prosterne devant toi. Ne devons-nous pas, à plus forte raison, nous
prosterner devant toi, nous qui sommes doués de raison ? ».
- « Aucun humain n’est autorisé à se prosterner devant un autre humain. Si
cela était permis, j’aurais ordonné à toute épouse de se prosterner devant son
mari en raison des droits énormes qu’il a sur elle ». (Ahmad)
Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, ordonna d’être bienveillant à l’égard
des animaux, fût-ce au moment de leur égorgement, et loua celui qui se comportait
ainsi.


Selon Chaddâd ibn 'Aws, qu'Allah soit satisfait de lui, le Messager d’Allah, Salla
Allahou 'Alaihi wa Sallam, a dit :
« Allah a prescrit la perfection dans tout ce que nous faisons. Quand vous
tuez, faites-le humainement. Quand vous égorgez une bête, faites -le de la
manière la plus douce : aiguisez bien votre lame et accordez à l'animal le
temps suffisant pour mourir (avant de le dépouiller) » (Mouslim).
Selon Mu'âwiyya ibn Qurra, qu'Allah soit satisfait de lui, son père lui dit qu’un
homme avait dit au Messager d’Allah, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam :
- « Ô Messager d’Allah ! Je suis clément à l’égard de la brebis fût-ce en
l’égorgeant »
- « Si tu fais preuve de clémence à l’égard d’une brebis, Allah te comblera de
Sa clémence » (Ahmad).


D’après Ibn Abbâss, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père : « Un homme étendit
un mouton sur le côté [pour l’égorger], puis commença à aiguiller son couteau. Alors,
le Prophète Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam, lui dit :
- « Veux-tu le faire mourir deux fois ? Ne peux-tu pas aiguiser ton couteau
avant de le faire gésir ? » (al-Hâkim).

 

Le Prophète, Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, interdit à quiconque de tuer les oiseaux
par simple plaisir.
Selon Ibn 'Umar, qu'Allah soit satisfait de lui et de son père, le Messager d’Allah,
Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam, a dit :
- « Celui qui tue un moineau, ou un animal plus gros, sans lui accorder son
droit devra rendre des comptes à Allah le Jour du Jugement »
- « Et quel est son droit ? » demanda-t-on.
- « C'est qu'il l'abatte pour en consommer la chair, et non qu'il lui coupe la
tête et la jette» (Nisâ`î)