[Dossier] Masjid El Aqsa : Son histoire, ses mérites et la fin d'un amalgame médiatique

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  6 Août 2011, 11:10  -  #ACTUALITES

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Le Qouds (Jérusalem)

 

Louange à Allah ! Que les prières et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur sa famille et tous ses compagnons !

 

Extrait de Majmû’ el Fatâwa de Sheïkh el Islam ibn Taïmiya (T. 27).

 

D’après el Bukhârî et Muslim, le Prophète a dit (paix et salut sur lui) : « Ne faites aucun voyage (spirituel) si ce n’est pour trois mosquées : La Sainte Mosquée, la Mosquée el Aqsa, et ma mosquée que voici. » Les savants s’accordent à dire qu’il est recommandé de se rendre à Jérusalem pour y effectuer certaines adorations légiférées comme la prière, l’invocation, l’évocation (Dhikr), la lecture du Coran, et l’I’tikâf (retraite spirituelle). El Hâkim rapporte dans son recueil e-Sahîh que Sulaïmân (que la paix sois sur lui) implora trois faveurs au Seigneur ; il Lui demanda de lui offrir un règne qui n’incombe à aucune personne après lui, un jugement conforme au Sien, et de pardonner à quiconque se rend au Temple de Jérusalem uniquement pour y consacrer la prière. C’est pourquoi, lorsqu’ibn ‘Omar (qu'Allah sois satisfait de lui) s’y rendait pour prier, il se privait même de boire de l’eau en vue de bénéficier de l’invocation de Sulaïmân. Cela implique d’avoir une intention sincère avant de partir et de ne pas entreprendre ce voyage pour des raisons matérielles ou pour y faire des innovations. Dans l’ordre, la mosquée la plus méritoire est celle de la Mecque, puis celle de Médine, et enfin celle d’el Aqsa, car comme il est certifié d’après el Bukhârî et Muslim, le Prophète (paix et salut sur lui) a affirmé : « Une prière dans ma mosquée vaut mieux que mille prières partout ailleurs en dehors de la Sainte Mosquée. » Dans un autre Hadith rapporté par Ahmed, e-Nasâî et d’autres, le Prophète (paix et salut sur lui) a précisé : « Une prière dans La Sainte Mosquée vaut cent mille prières. » concernant el Aqsa, il a souligné qu’une prière dans son enceinte en vaut cinquante ou cinq cents dans une autre version qui paraît plus plausible.[Le Hadith concernant les valeurs respectives des trois mosquées clefs de l’Islam est authentique, mais il n’est pas question de cinq cents prières concernant les mérites d’el Aqsa. Sheïkh el Albânî en effet, a jugé cette partie faible (voir : Dha’îf el Jâmi’ e-Saghîr (3523). D’autres annales nous apprennent cependant que la prière dans la mosquée prophétique a quatre fois plus de valeur que dans celle d’el Aqsa ; cela correspond exactement à 250 prières wa Allah a’lam ! (voir : Tamâm el Minna (294). ]

 

Il est interdit à l’unanimité des Imams des quatre écoles de s’acquitter du vœu de se rendre à la tombe d’Ibrahim (que la paix sois sur lui), à celle du dernier des messagers (paix et salut sur lui), au mont Sinaï où Allah parla à Mûsa (que la paix sois sur lui), à la montagne de Hira où le Prophète (paix et salut sur lui) se retirait avant son avènement et où il reçut la Révélation, à la caverne mentionnée dans le Coran, et à tous les mausolées construits sur les tombeaux supposés de certains prophètes et de certains saints. [Pour l’anecdote], on fit la découverte au Liban de morceaux d’un squelette immense sur lesquels on fit construire un mausolée en passant qu’ils appartenaient à Noé, alors que le corps des prophètes ne se décompose pas. Des gens de confiance m’ont même indiqué qu’ils ont trouvé des crânes d’une dimension incroyable dans un cimetière non loin de cet endroit et dont les dimensions correspondaient parfaitement au premier squelette. Ces ossements appartenaient certainement aux peuples géants (‘Amâlîq) de l’ancienne époque ou à d’autres.[La découverte récente en Arabie Saoudite et en Iraq de squelettes géants donnera certainement plus de précision à l’avenir sur ce « mystère ».]

 

Quoi qu’il en soit, en dehors des trois endroits précédemment cités, il est formellement interdit de consacrer un voyage « spirituel » vers une direction quelconque. Cette interdiction n’épargne pas les autres mosquées qui pourtant sont les maisons d’Allah dans lesquelles il incombe de prier cinq fois par jour. La mosquée de Quba elle-même n’y échappe pas, bien qu’il soit recommandé de s’y rendre à quiconque se trouve à Médine. D’après el Bukhârî et Muslim en effet, selon ibn ‘Omar, tous les samedis (ou toutes les semaines), le Prophète (paix et salut sur lui) se rendait à Quba à pied ou en monture. En outre, d’après e-Tirmidhî et autre, le Messager d’Allah (paix et salut sur lui) a dit : « Quiconque se purifie chez lui en s’appliquant dans ses ablutions, pour se rendre ensuite à la mosquée de Quba, uniquement pour y faire une prière, aura la récompense d’une ‘Omra. » Il est également légiféré une fois sur place de visiter le cimetière du Baqî’ et celui des martyrs de la montagne de Uhûd.

 

La Mosquée el Aqsa ne se distingue par aucun rite par rapport à la mosquée de Médine ou à n’importe quelle autre mosquée en dehors de celle de la Mecque dans laquelle il est légiféré de faire le Tawaf (circuit) autour de la Kaaba, de saluer le coin yéménite du temple et celui de la Pierre Noire, et d’embrasser la Pierre Noire. Il n’est pas permis de faire le Tawaf autour de la tombe du Prophète (paix et salut sur lui), du « Dôme du Rocher » à Jérusalem, ou partout ailleurs ; comme il n’est pas permis d’embrasser ni de passer la main sur aucun endroit du monde en dehors de la Kaaba. Ainsi, ramener des moutons ou des vaches à Jérusalem en vue de les égorger sur place, convaincu que le sacrifice de l’Aïd y ait plus de valeur, ou bien s’y raser la tête le jour de l’Aïd, ou encore d’y séjourner l’après-midi de ‘Arafa relève de la pure innovation. Il est aussi condamnable de croire à la légitimité de ses rites, que de croire qu’il est méritoire de prier en direction de Jérusalem. C’est pourquoi, ‘Omar ibn el Khattâb a fait construire le lieu de prière des musulmans devant le temple de Jérusalem.

 

En fait, el Aqsa correspond au périmètre du temple construit par Sulaïmân (que la paix sois sur lui) bien que par la suite, elle fut associée dans l’esprit de certaines gens au lieu de prière édifié sous l’ère du deuxième Khalife. La prière dans la partie de ‘Omar est plus méritoire que dans celle de l’ancien temple. Lors de la conquête de Jérusalem, le « Prince des croyants » découvrit une énorme décharge sur la place du « Rocher ». Les chrétiens cherchaient ainsi à dénigrer la Qibla des juifs. ‘Omar ordonna tout d’abord de débarrasser l’endroit de ses déchets. Il consulta ensuite Ka’b el Akhbâr (un savant juif converti) pour savoir où il fallait construire le lieu de prière des musulmans « Derrière le Rocher répondit-il.

-               Fils d’une juive ! S’exclama-t-il, tu t’es imprégné de ton ancienne religion. Je vais plutôt le construire devant, car le front des lieux de prières nous revient »

  

Ainsi, les grandes références de la nation se rendaient dans la partie de ‘Omar pour prier. certaines annales relèvent que ce dernier (qu'Allah sois satisfait de lui) pria dans le Mihrâb (niche) de Dawûd, mais ni lui ni les compagnons en général ne l’ont fait auprès du « Rocher ». À l’époque des quatre Khalifes d’ailleurs, il n’y avait aucun dôme installé au-dessus. Il est plutôt resté à l’air libre sous le règne de ‘Omar, de ‘Uthmân, de ‘Ali, de Yazîd, et de Marwân. Quand ‘Abd el Malik le fils de ce dernier devint gouverneur du Shâm, il fit élevé un dôme au-dessus du « Rocher » qu’il recouvrait d’un tapis en été et en hiver (pour des raisons politiques).

 

Cependant, les hommes de sciences parmi les compagnons, et leurs fidèles successeurs n’encensaient nullement cet endroit. Il n’appartient pas aux musulmans de l’encenser à la façon des juifs et de certains chrétiens (qui prennent dans leurs pratiques les païens en exemple) de la même façon qu’il ne leur appartient pas de réserver certaines pratiques le samedi voir le dimanche ; si ce jour fut institué jour de fête dans la Loi de Moïse, cette loi fut abrogée avec l’avènement de la dernière religion. Il ne faut pas non plus se fier aux légendes qui entourent cet encensement comme celles qui concernent les soi-disant traces de Mohammed (paix et salut sur lui) le jour de l’Ascension ou le lieu de naissance de ‘Issa (que la paix sois sur lui) qui fut en fait le lieu de baptême des anciens chrétiens. En dehors d’el Aqsa, il n’y a aucun endroit dans Jérusalem où certaines adorations seraient réservées. Il est possible toutefois de visiter les cimetières en vue de prier en faveur des morts en se conformant à la pratique de la première époque. Il n’est pas légiféré de visiter les lieux sacrés des non-musulmans comme la montagne de Sion, ou certaines églises chrétiennes. Par ailleurs, Jérusalem n’est pas considérée comme une ville sainte, car ce statut incombe sans conteste à la Mecque et à Médine. Il existe certes un désaccord au sujet de Wujj, une vallée de Tâif, mais la quasi-majorité des savants ne lui accordent aucun aspect sacré. En dehors des deux villes, il n’existe aucun lieu où il serait interdit de chasser le gibier et d’y couper la végétation.

 

Il est permis de visiter el Aqsa à n’importe quelle période de l’année, mais il faut éviter de le faire en même temps que les égarés qui lui consacre un voyage à l’occasion de l’Aïd Al-Adha et pour y stationner le jour de ‘Arafa. Il incombe de ne pas leur ressembler et de ne pas renforcer leurs rangs, sans compter que sa visite n’entre pas dans les rites du Hadj. Quant au Hadith : « Quiconque fait ma visite et celle de mon père (Ibrahim) dans une même année sera garanti d’entrer au Paradis. » Celui-ci est un pur mensonge à l’unanimité des spécialistes. Tous les Hadiths en général vantant les mérites de la visite de la tombe du Prophète (que la paix et le salut sur lui) sont faibles, voire purement inventés. Aucune annale de ce genre ne figure dans les recueils e-Sahîh, e-Sunan, ou les Musnad, comme le Musnad de l’Imam Ahmed.

 

Par contre, d’après Abû Dâwûd, le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « À chaque fois qu’un homme me salue, Allah me rend mon âme afin que je lui rende son salut. » Il rend le salut à celui qui se trouve devant sa tombe et on le lui fait parvenir pour celui qui se trouve ailleurs conformément au Hadith rapporté par e-Nasâî, et selon lequel le Prophète (que la paix et le salut sur lui ) a déclaré : « Allah a chargé à certains anges auprès de ma tombe de me rendre le Salam qui me parvient des membres de ma communauté. » Dans les recueils e-Sunan, il (que la paix et le salut sur lui ) a précisé : « Multiplier les prières en ma faveur la veille et le jour du vendredi, car vos prières m’y sont exposées.

-               Comment nos prières pourront-elles t’être exposées alors que tu deviendras poussière ? lui demanda-t-on.

-               Allah a interdit à la terre de manger la chair des prophètes. » Répondit-il

Il nous apprend ainsi (paix et salut sur lui) qu’il reçoit les Prières et les Salutations qui lui parviennent de loin, en sachant qu’Allah nous a prescrit de prier sur lui. Il est enfin certifié dans e-Sahîh e-Sahîh que ce dernier a dit : « Allah prie dix fois sur quiconque prie sur moi une seule fois. »

 

La meilleure terre dans l’absolu est celle de la Mecque comme le confirme le Hadith de ‘Abd Allah ibn ‘Adî ibn el Hamra rapporté par e-Tirmidhî, et selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui)  s’exclama le jour de son départ de sa terre natale en se tournant dans sa direction : « Par Allah ! Tu es la meilleure terre d’Allah et la terre la plus aimée d’Allah ; si l’exil ne m’avait été imposé par mon peuple, je ne t’aurais jamais quitté. » Cependant, d’après Abû Dâwûd dans son recueil e-Sunan, selon ‘Abd Allah ibn ‘Omar, le Prophète (paix et salut sur lui) nous apprend ailleurs : « Il y aura des émigrations les unes à la suite des autres, mais les meilleures gens de la terre seront ceux qui s’attacheront le plus au lieu d’émigration d’Ibrahim. »


D’après el Bukhârî et Muslim, selon Mu’âdh ibn Jabal, le Prophète (paix et salut sur lui) a assuré : « Il y aura toujours une partie de ma communauté maintenue sur la vérité ; ils ne subiront aucunement le mal de ceux qui dévieront de leur chemin ou qui les abandonneront, et cela, jusqu’à la fin du monde. » Dans une certaine version, il est précisé : « Ils seront dans le Shâm. » Dans celle de Tarikh el Bukhârî, il est spécifié : « Ils seront à Damas » ou : « dans les environs de Jérusalem. » Toujours d’après el Bukhârî et Muslim, selon ibn ‘Omar, le Prophète (paix et salut sur lui) nous informa que les anges du Miséricordieux couvrent le Shâm de leurs ailes.

 

Pour mieux comprendre, il faut savoir que le Coran et la Sunna, mais aussi les annales qui nous viennent des prophètes précédents, les sens, la raison, et les « dévoilements » des initiés démontrent que l’origine de la création et de la Loi provient de la Mecque[C’est l’endroit à partir duquel Allah étendit la terre au début de la création.] la « Mère des cités » ; la « Mère de la création ». Le message Mohammadien y a pris ses racines pour étendre sa lumière ensuite sur toute la surface de la terre. Elle est le point de repère des musulmans qui s’orientent vers elle au cours de leurs prières et pour le pèlerinage. Ils y trouvent des avantages aussi bien spirituels que matériels. À la première époque, l’Islam était plus prépondérant dans la région du Hijâz. Les mêmes références précédemment citées démontrent aussi que le « règne prophétique » s’épanouit dans le Shâm et les alentours de Jérusalem qui est la terre du rassemblement et la terre vers laquelle reviendront la création et la Loi. C’est le lieu du grand rassemblement des hommes.

 

Si la Mecque est plus honorable que Jérusalem, cela concerne également les hommes des premiers siècles qui sont plus honorables que les dernières générations à vivre sur terre. Ainsi, l’histoire de l’humanité se terminera dans le Shâm ; c’est pourquoi, la nuit de son Ascension, le dernier des prophètes voyagea de La Mecque à Jérusalem. C’est pourquoi également les meilleurs hommes à la fin des temps seront ceux qui s’attacheront le plus à la terre d’exil d’Ibrahim (u), en plein cœur du Shâm. Le Coran parle de la bénédiction du Shâm dans cinq versets différents. Le Seigneur dit en effet : (Nous avons ensuite fait hériter le peuple qui fut opprimé, à l’est et à l’ouest de la terre que Nous avons bénite).[El A’râf ; 137] Allah donna en héritage la terre du Shâm aux tribus d’Israël.[La « terre promise » n’est pas un gage éternel qu’Allah accorderait indifféremment à un « peuple élu », mais celui-ci doit passer certaines épreuves révélatrices et rester fidèle à la Loi divine. En cela, elle s’acquiert en récompense à certains sacrifices et à de grands efforts. Or, ce « don du ciel » n’est pas un bien acquis, mais il peut être repris des mains d’un peuple rebelle et offert ensuite soit à un autre peuple qui lui, le mérite soit à un peuple bien plus pervers, par punition certes envers ses premiers occupants, mais aussi par épreuve afin que ces derniers se remettent en question ; la porte du repentir restant toujours ouverte pour retrouver la paix du cœur dans ce bas monde et pourquoi pas, la « terre promise ». Allah dit : (La terre appartient au Seigneur ; Il l’a fait hérité à qui Il veut parmi Ses serviteurs, mais la fin heureuse revient aux gens pieux). [El A’râf ; 128] quant à la récompense de l’Au-delà pour les gens pieux, celle-ci est éternelle. ] Le Tout-Puissant dit également : (Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit son serviteur de la Sainte Mosquée à la Mosquée el Aqsa dont Nous avons béni les alentours).[Le Voyage nocturne ; 1] (Nous les avons amené lui et Loth sains et saufs sur la terre que Nous avons bénite ).[Les prophètes ; 71](Et à Sulaïmân, (Nous lui soumîmes) les vents furieux qui soufflaient sous son ordre vers la terre que Nous avons bénite ).[Les prophètes ; 81](Nous avons placé entre eux et les cités bénites, des cités visibles (de l’une à l’autre), etc.).[Saba ; 18] Il y avait tout au long du parcourt entre Saba au Yémen et le Shâm des cités-relais, proches les autres des autres.

 

Quand Abû Darda (qu'Allah soit satisfait de lui) invita par courrier Salmân el Fârisi à se rendre en Terre Sainte, ce dernier lui répondit : « La terre ne rend sacré aucun homme mais ce sont les actes qui le rendent sacré. »

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches,

et tous ses Compagnons !

 

Traduit par Karim ZENTICI  


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Les mérites de la mosquée d’Al-Aqsa 

 

Le Saint Coran a décrit dans beaucoup de versets Jérusalem et sa mosquée par la bénédiction qui signifie le développement, l’augmentation et les bonnes choses ; Allah (qu'Il soit glorifié et exalté) a dit : {Gloire et Pureté à Celui qui de nuit, fit voyager Son serviteur [Mohammad], de la Mosquée Al-Haram à la Mosquée d'Al-Aqsa dont Nous avons béni l'alentours} [Al-Israa : 1].

  

Et Il a (qu'Il soit exalté) : {Et Nous le sauvâmes, ainsi que Lot, vers une terre que Nous avions bénie pour tout l'univers} [Al-An’biyah : 71] : ceci est à propos de l’ami d’Allah Ibrahim (que la paix soit sur lui) lors de son émigration vers Jérusalem et les pays de « Chaam » (la Syrie, la Palestine, le Liban).

   

Et Il a dit : {Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies} [Al’Aaraaf : 137].

  

Et en ce qui concerne l’histoire de Salomon (que la paix soit sur lui), Il a dit (qu'Il soit glorifié et exalté) : {Et (Nous soumîmes) à Salomon le vent soufflant avec force et courant sur son ordre vers la terre que Nous avions bénie} [Al-An’biyah : 81].

  

Et Allah (qu'Il soit exalté) a dit concernant la parole de Moïse : {O mon peuple ! Entrez dans la terre sainte qu'Allah vous a prescrite} [La table servie : 21].

  

Et lorsque le Coran raconte la vie agréable des habitants de Saba, Il a dit (qu'Il soit glorifié) : {Et Nous avions placé entre eux et les cités que Nous avions bénies, d'autres cités proéminentes} [Saba : 18], et ce sont les cités de Jérusalem comme Al-‘Aoufi a rapporté d’après Ibn Abbaass (qu'Allah soit satisfait de lui).

 

Et le Coran a décrit sa terre par des collines à terre fertile, et c’est la meilleure terre pour les plantes ; il a aussi décrit son eau par une source d’eau courant (ruisselante) ; Il a dit (qu'Il soit exalté) : {Et Nous fîmes du fils de Marie, ainsi que de sa mère, un prodige; et Nous donnâmes à tous deux asile sur une colline bien stable et dotée d'une source} [Les croyants : 50], Ad-Dahaak et Qatadah ont dit :

 

-« C’est Jérusalem ». Et Ibn Kathir a dit :

-« C’est ce qui est le plus évident ».

 

Et dans la parole d’Allah (qu'Il soit exalté) : {Qui est plus injuste que celui qui empêche que dans les mosquées d'Allah, on mentionne Son Nom, et qui s'efforce à les détruire ?} [Al-Baqara : 114] ; beaucoup de commentateurs du Coran ont dit :

 

-« C’est la mosquée de Jérusalem »...

  

Et Allah (qu'Il soit exalté) a dit : {Puis, quand vint la dernière [prédiction,] ce fut pour qu'ils affligent vos visages et entrent dans la Mosquée comme ils y étaient entrés la première fois, et pour qu'ils détruisent complètement ce dont ils se sont emparés} [Le voyage nocturne : 7] ; tous les commentateurs du Coran ont dit que la mosquée mentionnée dans ce verset est la mosquée d'Al-Aqsa.

 

La mosquée d'Al-Aqsa est la deuxième mosquée construite sur terre :

 

Il est rapporté dans un hadith authentique qu’Abou Dhar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

-« Je dis : « O messager d’Allah ! Quelle est la première mosquée qui fut placée sur terre ? ». Il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(La mosquée sacrée [de la Mecque]).

   

Il dit :

 

-« Je dis : « Ensuite, quelle mosquée ? ». Il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) :

 

(La mosquée d'Al-Aqsa). Je dis :

 

-« Combien de temps s’écoula entre la construction des deux mosquées ?). Il dit (qu'Allah prie sur lui et le salue) : (Quarante ans ; et partout où tu te trouves et que l’heure de la prière arrive, tu dois alors prier, car le mérite est dans le fait de prier à n’importe quel endroit où tu te trouves) ».

     

L’antéchrist ne pourra pas entrer dans la mosquée de Jérusalem, Jounaadah ibn Abi Oumaïyah a dit :

 

-« Nous allâmes voir un homme des Ansars parmi les compagnons du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), nous entrâmes et dîmes : « Parle-nous de ce que tu as entendu du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ». Il mentionna un hadith, et dans ce hadith :

 

(…son signe est qu’il demeurera sur terre pendant quarante jours, son pouvoir se répandra partout ; il ne pourra pas entrer dans quatre mosquées : la Kâaba, la mosquée du messager, la mosquée d’Al-Aqsa et la mosquée de Thour) rapporté par Ahmed.

 

Abou Dhar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit :

 

-« Nous discutâmes alors que nous étions assis avec le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) pour savoir laquelle des deux mosquées était la meilleure : la mosquée du messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) ou la mosquée de Jérusalem ? ». Le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit alors :

 

(Une prière dans ma mosquée-ci est meilleure que quatre prières dans la mosquée de Jérusalem, et quelle bonne mosquée elle est ! Et il viendra une époque où le fait que l’homme possède une terre comme la longueur de la corde avec laquelle il attache son cheval à partir de laquelle il voit la mosquée de Jérusalem sera meilleur pour lui que le monde entier) ou il a dit : (meilleur que le monde et ce qu’il contient) rapporté par Al-Haakim qui a dit que c’est un hadith authentique, et Ad-Dhahabi a approuvé sa parole.

 

Et dans le « Mousnad » de l’imam Ahmed et les « Sounanes » d’Abou Daawoud et d’Ibn Maajah, Maïmounah la servante affranchie du prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

-« O prophète d’Allah ! Eclaire-nous au sujet de la mosquée de Jérusalem ». Il dit :

 

(C’est la terre où les gens seront rassemblés à l’approche de la fin du monde ; allez-y et priez dans cette mosquée, car une prière accomplie dans cette mosquée équivaut à mille prières dans une autre mosquée).


 Il est permis de voyager pour se rendre à la mosquée d’Al-Aqsa, d’après Abou Saïd Al-Khoudri (qu'Allah soit satisfait de lui) le messager d’Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit : 

(Il n’est permis de voyager que vers trois mosquées : ma mosquée-ci, la mosquée sacrée de la Mecque et la mosquée d’Al-Aqsa) Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Sheikh AbdulBaari Al Thoubeyti

Imam et orateur de la Sainte Mosquée du prophète (Qu’Allah prie sur lui et le salue)

 

source


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Visite de la mosquée à aqsa

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L’amalgame Al-Aqsa

 

Description:


Il est important de signaler que le mouvement sioniste tente de masquer la présence de la vraie mosquée Al-Aqsa en diffusant des photos qui montrent plutôt le Dôme du Rocher.


Le but de cette mystification est clair : alors que la mosquée al-Aqsa est menacée de destruction, ils prétendent qu’il n’en est rien, puisque le Dôme du Rocher est toujours là.


Alors, nous avons écrit ce petit article pour qu’enfin disparaisse l’amalgame :

 


La mosquée Al aqsa


La mosquée « Masjid al-Aqsa » constitue le troisième lieu saint de l’islam car, lors du voyage nocturne, le Prophète (que la prière et le salut soient sur lui), a été conduit d’abord de la Mosquée Sacrée de La Mecque jusqu’à la Mosquée al-Aqsa de Jérusalem.

 

Elle était également la première direction des musulmans dans leurs prières avant d’être remplacée par la Kaaba. Elle est mentionnée dans ce verset :

« Gloire et Pureté à Celui qui, de nuit, fit voyager Son serviteur (Muhammad), du « Masjid al-Haram » au « Masjid al-Aqsa » dont Nous avons béni les alentours, afin de lui faire voir certaines de Nos merveilles. »

(Sourate 17 : le voyage nocturne -verset 1)

 


Le dôme du rocher


Le dôme du Rocher ou la Coupole du Rocher (en arabe Qubbat As-Sakhrah), appelé parfois mosquée d'Omar, contrairement a ce qui est répandu n’est pas le troisième lieu saint de l'islam (comme on peut lire sur certaine encyclopédie connue).


Il a été construit, comme cela est noté dans l'une des inscriptions en arabe dans l’édifice, en l'an 72 de l'hégire, c’est-à-dire 692 du calendrier grégorien, sous le règne du calife Abd al-Malik ben Marwan

sourceislam.com