Introduction aux quatre principes – Explication de la Dou’a d’introduction

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  12 Septembre 2012, 20:48  -  #LA CROYANCE ISLAMIQUE


Cours 1 Durée : 1h 07  Date : 01.09.2008
Introduction aux quatre principes – Explication de la Dou’a d’introduction.

 

les 4 bases principes tawhid islam
Cours n°1


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Qawa'id al Arba'a (les 4 bases) est une petite rissala qui n'est pas longue. Mais le Cheykh Mohammed Ibn Abdel Wahhab y a mis des points qui sont parmi les fondements du tawhid. Cela nous aide à comprendre par la suite le tawhid et les dangers du shirk et également à ne pas tomber dans quoi que ce soit qui est rapport avec le shirk. Et avec les explications supplémentaires que le cheykh Salih al Fawzan a ajouté à ce livre, cela devient un livre vraiment intéressant, rempli d'informations importantes, de compréhension qu'aucun musulman n'a le droit d'ignorer. Et malheureusement, c'est souvent le cas chez les musulmans en particulier les musulmans d'occident, ils ignorent ces 4 principes là.
On peut dire que ce livre est la suite, ou bien c'est disons un surplus de ce qui vient après Al oussoul ath-thalassa (les 3 fondements). Et souvent, il est même rajouté à la fin de ce dernier.


Donc le cheykh Mohammed Ibn Abdel Wahhab débute par :

بِسْــــــمِ اللهِ الرَّحْمَٰنِ الرَّحِيـــــمِ


أَسْأَلُ اللهَ الْكَرِيمَ رَبَّ الْعَرْشِ الْعَظِيمِ أَنْ يَتَوَلاكَ فِي الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ.
وَأَنْ يَجْعَلَكَ مُبَارَكًا أَيْنَمَا كُنْتَ، وَأَنْ يَجْعَلَكَ مِمَّنْ إِذَا أُعْطِيَ شَكَرَ، وَإِذَا ابْتُلِيَ صَبَرَ، وَإِذَا أذَنبَ اسْتَغْفَرَ. فَإِنَّ هَؤُلاءِ الثَّلاثُ عُنْوَانُ السَّعَادَةِ

 

 

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Au nom d’Allah Le très miséricordieux, Celui qui fait miséricorde ; et c’est à Lui que nous implorons l’aide.

Je demande à Allah Le généreux, Seigneur de l’immense trône, qu’Il soit ton allié ici bas et dans l’au-delà, et qu’Il te bénisse où que tu sois, et qu’Il fasse de toi quelqu’un de reconnaissant lorsqu’il reçoit, patient lorsqu’il est éprouvé, et repentant lorsqu’il est pêcheur, car ces trois qualités sont les signes du bonheur



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Cheykh Fawzan commence son explication par une petite introduction où il dit : "Cet épître, « Les Quatre principes » écrit par Cheikh Al Islam Mohamed Ibn Abdel Wahab - :rahimahoullah: - est un épître à part entière mais qui est imprimé avec l’épître « Les Trois principes et leurs preuves » du fait de son importance, pour qu’il soit à la portée des étudiants (talib ‘ilm)."


« Al Qawa’id » (principes, règles) est le pluriel de « qa’ida » qui signifie : un fondement à partir duquel découle beaucoup de sujets ou beaucoup de branches...

Donc ces 4 bases parlent de la connaissance du tawhid et de la connaissance du shirk. C'est le sujet le plus important dans l'Islam car c'est la base de l'Islam. Puis le cheykh dit : C'est quoi le tawhid ? C'est quoi la règle dans le tawhid ? Et c'est quoi la règle dans le shirk ? Beaucoup de gens font d'énormes erreurs sur ce sujet là. Ils se trompent à propos de ces deux choses là : le tawhid et le shirk. Ils se trompent dans la définition du tawhid, ils se trompent également dans la signification du shirk et ils les interprètent non pas selon les preuves des textes du Coran et la sounnah, mais selon leurs propres désirs, intentions et passions. Quand on tombe dans certain livre, on voit les définitions qu'ils donnent, et ces définitions ne sortent de nul part. Ils ne mentionnent même pas de hadith ou de aya du Coran pour appuyer ces définitions. C'est comme s'ils avaient inventé leur propre définition de ces deux thermes. Donc, on voit tout de suite que lorsqu'il n'y a pas de référence, il y a quelque chose de louche, qui ne tient pas.
Donc le cheikh dit : Qu'est-ce qui est obligatoire pour nous ? C'est de ramener tous nos fondements, car lorsque l'on établit une règle dans la religion, il faut qu'elle soit établie sur le Coran et la sounnah pour qu'elle soit correcte. Il faut donc qu'une règle tienne sur le Coran et la sounnah en particulier lorsqu'il s'agit d'une règle qui concerne ces deux grands sujets, c'est-à-dire le tawhid et le shirk.

Le Cheykh nous fait donc une traduction de ce livre pour nous faire comprendre l'importance de celui-ci. Il nous donne un départ vraiment intéressant puisqu'il dit :

Cheykh Mohammed Ibn Abdel Wahhab :rahimahoullah: n'a pas pris ces règles là de lui même. Il ne les a pas inventé comme certaines personnes d'aujourd'hui qui parlent selon leur passions et qu'on appelle "le penseur Islamique untel", ou "l'islamologue" ou untel ou untel. Ils peuvent parler des heures et des heures à propos d'Allah, du Coran, mais ils ne mentionnent pas de Coran ou de sounnah. Et si on retourne à leur livre on ne trouve pas de Coran et de sounnah, ou bien s'ils mentionnent un hadith ça ne sera même pas un hadith Sahih (authentique). Donc voilà la différences entre les 'oulama (savants) qui suivent la voie de "ahlel sounnah wal jama'a" (les gens de la sounnah et du consensus), qui ramènent les choses aux preuves et aux fondements de l'islam, tandis que les autres, qui ont dévié de cette voie, ramènent les choses à leur propre idée, leur propre pensée et leur philosophie.

Quand on connaît ces règles-là, et qu'on les a comprises comme il le faut, par la suite ce sera facile de connaître le tawhid.


At-Tawhid : C'est unifier Allah par ses Noms et ses Attributs, dans son adoration et sa souveraineté. Et c'est pour cette raison (la connaissance du tawhid) qu'Allah fait descendre Ses Messagers et Ses livres.

En plus de connaître le tawhid, ces règles vont aussi permettrent de mieux connaître ce qui l'oppose à savoir le shirk.
Le shirk : c'est ce à quoi nous a averti Allah dans Son livre. C'est la chose la plus dangereuse. Et le mal qui en découle (de ce shirk) il nous suit non seulement dans la douniya (la vie présente) et encore plus dans l'au delà. Le cheykh dit donc que c'est une chose très importante.

Et c'est plus important pour toi de connaître le tawhid et le shirk, que de connaître les règles de la salat, de la zakat ou des autres choses de la religion. Cheykh explique pourquoi. Parce que le tawhid et ce qui l'oppose est la base, le fondement, la priorité dans la religion. Par exemple, il y a beaucoup de gens qui ignore que la salat, la zakat, ou le hajj que l'on veut faire et même toutes les autres adorations que l'on peut faire dans la religion, si on les fait sans les baser sur une bonne 'aquida (croyance), elles ne seront pas accepté par Allah soubhanna wa ta'ala.

[...]

Avant de rentrer dans les quatre bases, Cheykh Mohammed Ibn Abdel Wahhab :rahimahoullah: , fait une introduction qui n'est autre qu'une dou'a (invocation) pour le taliboul 'Ilm (l'étudiant en science, celui qui recherche la science). Ceci montre l'intêret qu'a le cheykh pour les gens, et l'intêret qu'il a à ce que les gens suivent la vérité.



"qu’Il soit ton allié ici bas et dans l’au-delà" :

Si Allah te protège ici-bas et dans l'au-delà, il te fera sortir des ténèbres, les ténèbres du shirk, les ténèbres du kouffr (la mécréance), des doutes et de la déviation, vers la lumière, celle de la science bénéfique et des bonnes actions. Allah dit :
{Allah est le défenseur de ceux qui ont la foi : Il les fait sortir des ténèbres à la lumière. Quant à ceux qui ne croient pas, ils ont pour défenseurs les Tagut, qui les font sortir de la lumière aux ténèbres. Voilà les gens du Feu, où ils demeurent éternellement.}[sourate Al Baqara verset 257]

En plus de cela, Allah va te prendre sous sa charge, te protéger et te mettre parmi ceux qui ont reçu sa guidance. Et celui qui arrive à obtenir cela, il obtiendra un bonheur après lequel il n'y aura aucune tristesse, aucun malheur jamais. [...] Et voilà ce que cela signifie qu'Allah va faire de toi un de ses protégés. Le mou'min (adorateur) est sous la protection et sous la guidance d'Allah soubhanna wa ta'ala dans cette douniya et dans la Akhira. Ceci est une grande chose que l'on ne peut pas concevoir ou réaliser vraiment, tant que l'on a pas compris le malheur que d'être dans l'égarement. Et que signifie "être dans l'égarement". Par exemple quelqu'un qui était dans le kouffr, qui était dans le shirk et qu'Allah a guider dans l'Islam, ou quelqu'un qui était dans l'égarement de la bida'a et qui a trouvé la sounnah... lui il connaît la valeur, l'importance de la signification de suivre le droit chemin. Ceci est une Ni'ma que certains ont reçu sans effort, soit par la naissance, ou parce qu'ils étaient dans une famille qui suivait le droit chemin, est ils le considèrent comme acquis et de connaissent pas sa grande valeur. Et donc celui qui était complètement perdu dans l'ignorance, dans les ténèbres de l'égarement du shirk et d'autre formes d'égarement, il voit comment Allah la fait sortir de sa situation et il sait être reconnaissant, et sait le danger de retomber dans cet égarement dans lequel il était.



"qu’Il te bénisse où que tu sois" :

Cheykh Al Fawzan dit que parmi les dou'a que le cheykh a fait c'est qu'Allah soubhanna wa ta'ala mette la bénédiction sur toi peu importe où tu es. Et le cheykh dit que lorsqu'Allah met sa Bénédiction sur toi cela signifie qu'Allah augmente de ses bienfaits. Par exemple, il se peut que tu ais une nourriture et si Allah y met une baraka, ça veut dire que même si cette nourriture est en petite quantité elle sera suffisante et elle va te remplir, et même elle va remplir d'autre personnes avec toi. Ceci est un exemple mais dans le Rizq (subsistance) c'est la même chose.

Donc si tu es sincère, cette dou’a qu'a fait le cheykh va alors s'appliquer pour toi, et tu seras parmi ceux qu'Allah soubhanna wa ta'ala a donné la bénédiction dans leur âge, dans leur vie... Et la baraka va te suivre peu importe où tu te rends.



"et qu’Il fasse de toi quelqu’un de reconnaissant lorsqu’il reçoit" :

Le cheykh explique que dans l'autre phrase de la dou'a "qu’Il fasse de toi quelqu’un de reconnaissant lorsqu’il reçoit" : contrairement à celui que lorsqu'on lui accorde une miséricorde ou une grâce il la renie et refuse d'être reconnaissant envers cette grâce. Beaucoup de gens entrent dans cette catégorie là malheureusement. Certains prennent même cette miséricorde pour l'utiliser dans la désobéissance. Allah soubhanna wa ta'ala leur donne de l'argent, leur donne la santé, et eux au lieu d'utiliser cet argent et cette santé dans le bien ils s'en servent pour faire des pêchés. Et donc au lieu d'être augmenté en baraka cela les fait diminuer dans le malheur.

Alors que celui qui est reconnaissant envers Allah, c'est l'inverse il sera augmenté en grâce, en rizq et dans toutes ces choses qu'il possède. Le cheykh cite la parole d'Allah ta'ala : {Et lorsque votre Seigneur proclama : "Si vous êtes reconnaissants, très certainement J'augmenterai [Mes bienfaits] pour vous. Mais si vous êtes ingrat, Mon châtiment sera terrible".} [Sourate Ibrahim, verset 7]

Allah augmente donc en grâce ceux qui lui sont reconnaissant. [...]



"patient lorsqu’il est éprouvé" :

Cheykh explique que lorsque tu es éprouvé par un malheur, ou une difficulté quelconque, tu dois faire preuve d'endurance et de patience. Allah soubhanna wa ta’ala teste ses serviteurs, Il les éprouve par toute sorte de difficultés, de malheurs, ou d'épreuves qui peut les toucher dans leur vie, et dans leur religion. Donc le cheykh dit qu'Il les éprouve, comme par exemple par leur ennemis parmi les mécréants ou parmi les Mounafiqin (les hypocrites), et c'est surtout le cas pour le taliboul 'ilm (la personne qui recherche la science) et qui va transmettre aux gens la compréhension correcte de la religion, et a abandonner certain péchés. Cette personne va devoir faire face à des épreuves et à toutes sortes de difficulté, et elle devra être patiente et endurante. Il ne faut pas tomber dans le désespoir, et oublier la miséricorde d'Allah. Il faut donc être ferme dans sa religion, ne pas être secoué par la fitna (la tentation). Il ne faut pas non plus abandonner et baisser les bras devant les épreuves et les difficultés subit dans la voie du 'Ilm (de la science).

Contrairement à celui que lorsqu'il est éprouvé se plaint, se met en colère, perd espoir en la miséricorde d'Allah soubhanna wa ta'ala. Celui-ci augmente en épreuves.

Comme le Prophète a dit : "Lorsque Allah aime des gens Il les éprouve."
Et aussi ce hadith qui dit : "Celui a qui Allah soubhanna wa ta’ala veut du bien, Il lui donne des épreuves et des difficultés."
Il faut donc toujours rester conscient de cela, il faut toujours se rappeler de ces choses-là. Car certaines personnes pensent l'inverse, ils se disent que si Allah les éprouve, c'est qu'Il ne les aime pas. Et ils voient des mécréants qui ont de l'aisance dans leur vie, et ont toutes les choses à leur portée, et ils pensent que cela veut dire qu'Allah les aime. Or c'est faux. Allah soubhanna wa ta’ala lorsqu'Il aime les gens Il les éprouve pour les tester, et les élever en degré par la suite.
Celui qui est satisfait, Allah sera satisfait et celui qui se met en colère, Allah se mettra en colère contre lui.

Le cheykh mentionne aussi un autre hadith qui dit : "Les personnes qui auront les plus dures épreuves sont les prophètes."
Donc les prophètes sont les plus éprouvés parmi les croyants et ceux qui les suivent par la suite seront éprouvés par leur niveau de foi et de pratique également.
Plus ta foi est forte, plus ta connaissance est élevée, plus Allah va t'éprouver d'une façon difficile. Et le cheykh dit que les Messagers d'Allah ont été éprouvés, ainsi que les Véridiques, ceux qui ont été sincère dans leur façon de suivre le Prophète. Ils ont eux aussi fait preuve de patience lorsqu'ils ont été éprouvés, tout comme les martyres, les 'oulama (savants), et tous les croyants. Contrairement aux hypocrites qui, lorsqu'ils sont éprouvés, ils se détournent de la religion.

Le cheykh dit, parmi les gens il y a ceux qui adorent Allah soubhanna wa ta’ala à la limite, ceci est expliqué par la parole d'Allah ta'ala :
{Tel autre, parmi les hommes, adore Dieu d’une manière indécise. S’il lui arrive quelque bien, il en jouit avec quiétude, mais s’il est atteint par la moindre épreuve, il fait aussitôt volte-face, causant ainsi sa perte dans cette vie et dans la vie future. Et c’est là une perte irréparable !} [Sourate Al Hajj verset 11]

Ceci est l'attitude de l'hypocrite face à l'épreuve qui lorsqu'il lui arrive du bien il est content mais lorsqu'il a des épreuves et qu'il doit faire preuve de sacrifice comme abandonner une chose qu'il aime dans le but de plaire à Allah soubhanna wa ta’ala, alors il est mécontent et réfute cette religion.


Le cheykh dit, la douniya ce n'est pas toujours des délices, des douceurs, des plaisirs, des réjouissances ou des victoires. Allah soubhanna wa ta’ala fait succéder les situations parmi ses serviteurs.
Certain jour tout va bien, le lendemain vous avez des difficultés, des problèmes, c'est comme ça la vie. Ca ne peut toujours aller bien comme on voudrait.
Et les meilleurs de cette oumma (communauté) ont eu des épreuves, et pourtant ils avaient plus de foi que chacun d'entre nous, plus de sincérité et plus de pratique que nous. Donc il faut que ça arrive à nous également. Allah veut voir chez nous par cela (les épreuves) notre patience.

Cheykh dit : Et c'est ainsi que nous faisons que les jours se succèdent, certaines fois y a des bons jours et d'autres fois y a des mauvais jours, comme Allah ta’ala dit dans le Coran : {C’est ainsi que Nous faisons alterner les jours fastes et les jours néfastes parmi les hommes, afin qu'Allah reconnaisse les vrais croyants et élise parmi vous des martyrs, car Allah n’aime point les injustes.} [Sourate Ali 'Imran, verset 40]

[...]

Le cheykh dit, garde ton âme ferme et soit endurant, parce que c'est avec la patience qu'il y a la victoire. La bonne conclusion sera toujours pour les bons croyants.



"et repentant lorsqu’il est pécheur" :

Cheykh Mohammed Ibn Abdel Wahab dit également dans sa dou’a, que lorsque tu fais un péché que tu sois parmi ceux qui se repentent.
Et il n'y a personne qui ne fait pas de péchés. Tous les fils d'Adam font des erreurs, et les meilleurs parmi ceux-là, ce sont ceux qui demandent pardon à Allah soubhanna wa en repentance.
Donc si tu fais un péché demande pardon à Allah soubhanna wa ta'ala. Celui qui fait un péché et qui ne demande pas pardon à Allah soubhanna wa ta'ala, et qui augmente dans le péché, celui-là c'est le malheureux. Qu'Allah nous protège de cette situation.
Or le serviteur chaque fois qu'il fait un péché il se précipite vers la repentance, vers le tawba.
Le cheykh (al fawzan) mentionne le verset 135 de la sourate Al 'Imran qui dit : {à ceux qui, ayant commis un forfait ou une injustice envers eux-mêmes, invoquent Dieu pour Lui demander pardon de leurs péchés, car qui peut absoudre un pécheur si ce n’est le Seigneur ?}

Et qui d'autre qu'Allah peut absoudre les péchés. Ce n'est pas comme chez chrétiens qui pensent qu'il faut aller se confesser auprès d'un prêtre afin que Dieu leur pardonne. Or comment une personne, qui elle-même fait des péchés peut autoriser le pardon d'Allah ? Donc le musulman lorsqu'il veut être pardonné, il demande à Allah car c'est Lui seul qui peut pardonner.

Et le cheykh dit, que le repentir Allah le donne seulement à ceux qui lorsqu'ils font le mal par ignorance et qui se repentent rapidement. Et il cite la parole d'Allah ta'ala : {Dieu pardonne seulement à ceux qui font le mal par ignorance et qui se repentent aussitôt. À ceux-là, Dieu accorde Son pardon, car Dieu est Omniscient et Sage.} [Sourate an-Nissa, verset 17]

L'explication de ce verset est très important, car beaucoup de gens lisent ce verset sans bien le comprendre. Le cheykh dit que "el jahala" (جَهَالَةٍ) dans ce verset-là ça ne veut pas dire "ne pas posséder la connaissance". Parce que quelqu'un qui fait un péché par ignorance, il n'est pas puni, en fait il n'est même pas un pécheur. Car si tu ne sais pas que quelque chose est Haram, alors ce n'est pas un péché que tu fais. Cela devient un péché seulement lorsque tu sais que c'est haram. Comme par exemple celui qui boit de l'alcool et qui ne sait pas que c'est interdit, il n'a pas fait de péché et n'a pas besoin de se repentir. Mais celui qui le fait avec connaissance, c'est lui qui fait le péché. Et le cheykh il explique que lorsqu'Allah dit "el jahala", cela ne signifie pas l'ignorance dans le sens que tu ne connais pas l'interdiction de ce péché, mais cela veut dire l'ignorance dans le sens que tu n'as pas de retenu, tu n'es pas capable de te retenir de faire ce péché, et que tu n'as pas utilisé ta raison pour voir que cette chose est mauvaise. Et tu as perdu une partie de ce qui fait de toi un être humain, tu t'es rabaissé au niveau des animaux.
Donc cela clarifie un point important car les gens s'imaginent qu'il s'agit d'ignorance dans le sens d'absence de la connaissance.
Il se peut que tu es la connaissance du haram, tu sais que zina (l'adultère) c'est haram, tu sais que voler c'est haram, cependant tu es ignorant d'un autre point de vue c'est que tu n'as pas pus te retenir et tu n'as pas eu de fermeté dans tes affaires.

Puis le cheykh explique l'autre partie du verset "et qui se repentent aussitôt". En fait, chaque fois que tu fais un péché tu demandes pardon à Allah, car tu n'es pas protégé du péché, comme dit précédemment tout le monde fait des péchés. Mais al hamdoulillah Allah soubhanna wa ta’ala a ouvert la porte du repentir. Lorsque le serviteur d'Allah fait un péché, il doit se précipiter vers le repentir, et ne pas attendre en se disant "Oh, j'ai le temps !" ou "Quand je serais plus vieux je me repentirais" ou "Avant la mort je me repentirais". Qui te dis que tu auras le temps de te repentir quand la mort va venir ? Et qui te dis combien d'années tu vas vivre ? Peut-être que tu vas mourir dans peu de temps. Donc il faut pas mettre son espoir en Allah soubhanna wa ta'ala au point de se sentir en sécurité.

[...]

Si par exemple tu as fait un péché et que tu n'as pas demandé pardon à Allah soubhanna wa ta'ala immédiatement, alors c'est un signe que tu es parmi ceux qui ont le malheur.

Cheykh mentionne un autre exemple, il dit que parfois le Shaytan t'apparaît est te dit : "Toi ça y est c'est fini, tu n'as pas de tawba, le péché que tu as fait est tellement grave que c'est sûr que tu iras en enfer." ou "Tu as tellement péché que ça y est c'est fini pour toi."
C'est Shaytan qui vient mettre ces idées dans la tête de quelqu'un pour qu'il n'ai plus aucun espoir du pardon et de la miséricorde d'Allah soubhanna wa ta'ala. Donc il se dit "puisque c'est ainsi, alors je continue dans le péché puisque je n'ai plus d'autre espoir."
C'est comme les mécréants par exemple, lorsqu'ils commettent un crime et que la sentence est la prison à vie, une fois en prison il continue à faire des crimes. Car ils se disent peu importe ce que je fais, on ne peut pas me rajouter une sentence plus élevée que celle que j'ai déjà.

Le mou'min (le croyant), lui, ça peut arriver qu'il fasse des péchés, mais tant qu'il n'a pas commis le shirk billah ou le kouffr, Allah pourra le pardonner si Il veut. Il ne faut pas que quelqu'un ait l'idée qu'il peut être coupé de la miséricorde d'Allah soubhanna wa ta'ala, et qu'il n'a plus d'espoir que son repentir soit accepté.

Regardez par exemple l’homme qui a tué 99 êtres humains. Il a demandé à celui qui priait beaucoup et faisait beaucoup d’adoration mais qui n’avait pas beaucoup de science : « J’ai tué 99 personnes, qu’est-ce que je peux faire pour me faire pardonner ? Est-ce qu’Allah peut accepter mon repentir ? » Et il lui a répondu : « Non, c’est fini pour toi c’est certain tu vas aller en Enfer ! » L’homme s’est dit alors puisque c’est ainsi je vais le tuer lui aussi. Et il a complété le nombre de tué à 100 personnes. […] Il est aller demandé au ‘alim (au savant) s’il y avait un repentir, et il lui répondu « Oui, le repentir est possible. » C’est-à-dire que celui qui a tué 100 êtres humains ou même plus que 100 il peut toujours demander le pardon à Allah soubhanna wa ta'ala, s’il est sincère, Allah lui pardonnera, tant qu’il ne meurt pas sur le Kouffr ou sur le Shirk

 

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