[Dossier] La divergence en Islam n'est pas une miséricorde ...

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  23 Mars 2011, 19:03  -  #SCIENCE DU HADITH

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 « La divergence de ma communauté est une miséricorde »


       Ce n’est pas un hadith. Il n’a pas d’origine. Les spécialistes de la science du hadith ont fait des efforts pour lui trouver une chaîne de transmission mais en vain.


Assouyoutî [849H - 911H (abde-r-Rahman ibn abi bakr assouyouti) ] a dit dans « al Jâmi’ou saghîr » : « Il se peut qu’il se trouve dans un des livres des savants mais qu’il ne nous soit pas parvenu. »


Pour moi cela est très loin d’être possible car cela voudrait dire qu’il y aurait des hadiths que la communauté aurait perdus, or cela, aucun musulman ne peut le concevoir.


Al-Mounâwî rapporte de As-Sabkî[(771H - 817H) élève du Hâfidh A-Dhahabî  [T]] : « Ce hadith n’est pas connu chez les spécialistes du hadith et je ne lui ai trouvé aucune chaîne de rapporteurs, qu’elle soit faible, authentique ou bien fabriquée. »


 Le Cheikh zakariya al ansârî  a confirmé la chose dans son commentaire de « Tafsîr al-Baydâwî » (2/92).


      En plus, la signification de ce hadith a été réprouvée par les grands savants, ibn Hazm [384H - 456H) [T] ] a dit dans « al Ihkâm fî ousouli l-ahkâm » (5/64) après qu’il ait montré que ce n’était pas un hadith :

« Ceci est la plus mauvaise parole qui soit, car si la divergence était une miséricorde, alors l’union serait un châtiment et cela aucun musulman ne peut dire une chose pareille, en effet il n’y a que deux possibilités, l’union ou bien la divergence,  la miséricorde ou bien le châtiment. »


      Et il a dit à un autre endroit : « C’est un Faux hadith, un hadith mensonger. » comme cela sera exposé dans le hadith 61.


     Une des conséquences néfastes de cette parole est que les musulmans ont agréé la divergence prononcée qui existe actuellement entre les quatre madâhibs, et ils n’essayent jamais de présenter ces divergences devant le Coran et la Sounnah authentique comme le leur a demandé leurs imâms qu’Allah les agrée. Au contraire ils considèrent ces quatre madhâhibs comme autant de législation (chari’a) [ Comme l’a dit Al-Mounâwî (abdel raouf mort en 1021H) dans son livre « Faydh Al Qadîr » (tome 1 page 209) ]  !


      Ils prononcent cette parole tout en sachant les divergences profondes et contradictoires qui existent entre ces madâhibs et ils savent que les divergences ne peuvent être résolues qu’en éliminant celles qui contredisent les preuves et en acceptant celles qui sont conformes aux preuves, mais ils ne le font pas ! Et à cause de cela ils ont attribué à la législation (chari’a) des contradictions ! Or cela à lui seul prouve que cette théorie ne vient pas d’Allah ‘azza wa jall. Si seulement ils avaient pris en considération la parole d’Allah au sujet du Coran :


وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفًا كَثِيراً

« S’il venait d’un autre qu’Allah ils y auraient certes trouvé beaucoup de contradictions.» [S4V82].


       Le verset est clair sur le fait que la contradiction ne provient pas d’Allah, donc comment peut on la considérer comme une législation qui doit être suivie et comme une miséricorde descendue ?!


  

 A cause de ce hadith et d’autres comme lui, les musulmans n’ont cessé, après les imâms et jusqu’à nos jours, d’être en divergence sur les sujets touchant à la croyance et aux actes.


       S’ils avaient considéré la divergence comme un mal, comme l’a dit ibn mas’oud et d’autre, qu’Allah les agréé, ainsi que l’a stipulé le verset coranique et les nombreux Ahâdiths (= pluriel de hadith) du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui, ils se seraient empressés d’aller vers l’union et se seraient mis d’accord sur la plupart de ces questions pour lesquelles Allah nous a donné les preuves qui permettent de distinguer le vrai du faux, puis pour le reste ils s’excuseront les uns les autres sur ce sur quoi ils sont en désaccord. Mais comment voulez-vous qu’ils le fassent sachant que pour eux, la divergence est une miséricorde et que les madhâhibs avec leurs divergences sont autant de législations (charâ-i’) ?!


     Si tu veux voir les conséquences de cette divergence ainsi que leur entêtement dessus, il te suffit de regarder dans les mosquées : tu y vois quatre endroits dans lesquels quatre imâms différents prient ! Pour chaque imâm il y a un groupe de personnes qui attendent de faire la prière derrière lui, comme si chaque groupe faisait parti d’une religion différente !


 

      Et comment cela pourrait en être autrement puisque leur savant dit : « leurs madhâhibs sont autant de législation (charâ-i’) ! ». Ils agissent ainsi tout en connaissant la parole du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui : « lorsque l’Iqâma de la prière est faite il n’y a pas de prières en dehors de la prière obligatoire» [rapporté par mouslim ].


     Ils se permettent de contredire ce hadith pour préserver le madhab, comme si le madhab avait plus de valeur chez eux que le hadith  du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui.


    Conclusion : la divergence est réprouvée par la législation, il est obligatoire de l’éliminer autant que peut se faire, car c’est une des causes de l’affaiblissement de la communauté, comme l’a dit Allah ta’âla :


وَلاَ تَنَازَعُواْ فَتَفْشَلُواْ وَتَذْهَبَ رِيحُكُمْ

 « ne vous disputez pas sinon vous faiblirez et perdrez votre force » [S8V46].


       Par contre agréer la divergence puis la nommer « miséricorde » contredit le verset qui est clair quand à sa condamnation. Et seul ce hadith inventé proclame que la divergence est une miséricorde.

 


     De là il se peut que l’on se pose la question suivante :  Les compagnons ont pourtant divergé, ce sont les meilleurs des hommes, est ce que la condamnation évoquée plus haut les concerne aussi ?


      Ibn Hazm qu’Allah lui fasse miséricorde a répondu à cette question (5/67-68) en disant : « Non, cette condamnation ne les concerne pas car chacun d’entre eux a cherché la vérité de sorte que ceux qui se sont trompés parmi eux ont reçu une récompense pour leur bonne  intention qui consistait à rechercher le bien et ils ne seront pas blâmés pour leur erreur car ils ne l’ont pas faite intentionnellement et n’ont pas été négligeants dans leur recherche. Tandis que ceux d’entre eux qui  ont eu raison ont été récompensés par deux récompenses et ainsi de suite pour tout musulman jusqu’au jour du jugement dans ce qui lui a échappé de la religion.


 

       La condamnation et le châtiment évoqué concerne celui qui ne s’accroche pas à la corde d’Allah, c’est-à-dire le coran et à la parole du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui, après que lui soit parvenu le texte, que la preuve se soit manifestée à son encontre et qu’il ait intentionnellement copié untel ou untel en contredisant le texte et en appelant au fanatisme, désirant par cela le groupe et en cherchant dans le coran et la sounnah ce qui est conforme à ses propres principes et en rejetant les textes qui les contredisent pour s’accrocher à son ignorance, ce sont eux les gens qui divergent et qui seront condamnés.


      Il y a une autre catégorie de personnes dont le manque de crainte et l’infime couche de religion qu’ils possèdent les ont conduits à rechercher les permissions de chaque savant [Soulaymân attamîmî (de la 3ème génération, moufti de sont temps) a dit : « Si tu prend la permission de chaque savants, tu as alors réunis en toi le mal tout entier. » [T]] et à les imiter sans rechercher ce qu’en disent les textes provenant d’Allah et de son prophète. »


     A la fin de sa parole il vise le « Talfîq » qui est connu chez les savants du fiqh et qui consiste à prendre la parole d’un savant sans demander la preuve mais simplement pour suivre ses envies. Ils ont divergé pour savoir si cela été interdit ou pas, et la vérité et que cela est interdit pour plusieurs raisons que nous ne détaillerons pas ici.

Ceux qui ont dit que cela été  permis se sont appuyés sur ce hadith, de même ceux qui ont dit : « celui qui imite un imâm  rencontreras Allah sans un blâme ».


Tout cela fait partis des récit faibles, méfis-toi en si tu veut la réussite :


يَوْمَ لَا يَنفَعُ مَالٌ وَلَا بَنُونَ

إِلَّا مَنْ أَتَى اللَّهَ بِقَلْبٍ سَلِيمٍ

« Le jour où les biens et les enfants ne seront d’aucune utilité sauf celui qui viendra devant Allah avec un cœur sain » [S26V88-89]

 

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Question :

Il est rapporté un hadîth qui indique que la divergence dans cette Communauté est une miséricorde, qu’en est-il ?


Réponse :

Ce hadîth n’est pas authentique. Il n’y a pas de désaccord dans la Communauté qui soit une miséricorde. Bien au contraire, la divergence a fait tomber la communauté dans beaucoup de conjectures. [ Questions/Réponses tirées du commentaire de « Al-‘Aqîdat ut-Tahâwiyyah » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh. ] [2] 

 

2] Les savants expliquent quant à cela, que c’est la divergence de manière générale en Islâm qui n’est pas une miséricorde. Mais la divergence sur les questions d’ordre secondaire est acceptée - et SHeikh Ibn Uthaymîn (rahimahullâh) explique dans son commentaire de « Lum’at ul-I’tiqâd » - que ce qui est entendu par questions secondaires, ce sont celles qui ne se rapportent pas à la croyance [‘Aqîdah], mais aux questions relatives à la purification rituelle, la prière etc…La divergence sur ce genre de questions n’est pas blâmable vu que l’intention qui la sous-entend est sincère, et que l’effort d’interprétation [Ijtihâd] n’émane pas de passions basses ou d’exagération.

 

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D'autres hadiths faibles et inventés

à propos de la divergence

 

58 – « mes compagnons sont comme des étoiles, quel que soit celui que vous suivez vous serez sur le droit chemin »

Le hadith est inventé. Ce hadith a été rapporté par ibn ‘abdel barr dans ‘jâmi’ou l-bayân’ et par ibn hazm dans ‘al-ihkâm’ par la voix de salam ibn salîm qui a dit : al-hârith bni ghassîn m’a directement dit d’après al-a’mach d’après abî soufian d’après jâbir directement du prophête.

Ibn ‘abdel barr a dit : « cette chaine de transmission n’est pas une preuve car al-hârith bni ghassîn est inconnu ».
Ibn hazm a dit : « cette chaine est caduc car abou soufian est faible, al-hârith bni ghassîn s’appelle en faite abou wahb athaqafî, et salam bni soulaymân rapporte des hadiths inventé et il ne fait aucun doute que celui-là en fait parti. »

Je dis (albânî) : le pilier de ce hadith c’est salam bni salîm – on le surnomme ibn soulaymân – les savants sont tous d’accord sur sa faiblesse, et même pire : Ibn kharrâch a dit : «c’est un  Menteur »

Ibn habbân a dit : « il a rapporté des hadiths inventés »

Par contre abou soufian n’est pas faible comme l’a prétendu ibn Hazm, au contraire il est « sadouq »  comme l’a dit al-Hâfidh adhahabî dans « attaqrîb », et Mouslim a pris des hadiths de lui dans son « Sahih ».

al-hârith bni ghassîn est inconnu comme l’ont dit ibn Hazm et ibn ‘abdel barr  même si ibn habbân l’a mis dans son livre « athiqât »[1].

C’est pour cela que ahmad bni hanbal a dit : « Ce hadith n’est pas authentique » dans « al-mountakhib » de ibn qoudâma. (page199 tome 10).

En ce qui concerne la parole de cha’rânî dans « al-mîzân » (1/28) : « Même si les savants spécialistes dans la science du hadith ont parlé sur ce hadith, il demeure authentique pour les gens qui utilisent le pouvoir du Kashf [2]».

Cette parole ne vaut rien, c’est une parole futile vers laquelle on ne se tourne pas! En effet le Kashf est une innovation (Bid’a) Soufis. S’appuyer dessus revient à rendre authentique des hadiths qui ne le sont pas, comme ce hadith, car le Kashf, s’il existait réellement, serait dans le meilleur des cas semblable à l’opinion qui tantôt se trompe et tantôt a raison, et cela à condition qu’il ne soit pas influencé par les envies. Nous demandons la protection d’Allah contre nos envie et contre tout ce qu’il n’agrée pas.

[1] al hâfidh adhahabî à dit dans « lissanou al mîzân » : « c’est la méthode de ibn Hibban qui consiste à dire  qu’il suffit qu’une personne inconnu ait transmis un hadith à plus d’une personne fiable pour la considérer fiable par défaut jusqu’à ce que l’on soit sûr qu’elle n’est pas fiable, c’est une méthode singulière, la majorité des savants la contredisent. C’est donc ainsi qu’a agit ibn Hibban dans son livre « athiqât ». » (Pour les détailles voir silsilat ahadith dha’ifa  2/306 de shaykh albâni ») (le traducteur)
 
[2] Les Soufis prétendent qu’à force de pratiquer le dhikr ils sont capable d’atteindre un stade qui leur permet de voir l’invisible et de percevoir des choses que les autres ne perçoivent pas : exemple, ils sont capable de voir les péchés des autres (voir le livre des Tabligh « FAZA’IL-E-A’MAAl » (en français) de mohamad zakariyya p247-248 dans la partie « Fazâilou dhikr ») (le traducteur)
 
60 – « j’ai interrogé mon seigneur au sujet des divergences entre mes compagnons après moi, il m’a révélé : O Mohamad ! Tes compagnons sont pour moi comme des étoiles dans le ciel, certaines sont plus brillantes que d’autres. Celui qui prend l’un des avis sur lequel il sont en divergence est considéré chez moi comme étant guidé »

Ce hadith est Inventé.

Il se trouve dans « al-ibâna » de ibn batta (2/11/4), al ratîb l’a aussi rapporté ainsi que nidhâmoul malik dans « al-amâlî » (2/190), ainsi que addiyâ dans « mountaqa min msmou’âtihi bimarw » (2/116), et de la même manière ibn ‘asâkir (1/303/6) par la voie de Nou’aym bni hammâd qui a dit : ‘abderrahim bni zayd al ‘ammî d’après son père d’après sa’îd bni moussayyib d’après ‘oumar bni al-khattâb d’après le prophète.

Cette chaîne est Caduc :

    Nou’aym bni hammâd est faible, al Hafidh a dit : « il se trompait beaucoup ».
    ‘abderrahim bni zayd al ‘ammî est un Menteur (kadhâb)

ibn jawzi a dit dans « al ‘ilal »: « ce hadith n’est pas authentique, Nou’aym est faible, tandis que ibn ma’în a dit au sujet de ‘abderrahim : « c’est un menteur »…
ibn ‘abdel barr a dit : « …cette parole est contraire à ce que dit le prophète puisqu’il a été rapporté de lui : accrochez vous à ma sounnah et à celle de mes compagnons bien guidé après moi, accrochez vous y de toute vos force. »
61 – « Mes compagnons sont semblable à des étoiles, quel que soit la parole duquel vous prenez vous seraient bien guidé. »

Hadith Inventé.

Ibn ‘abdel barr l’a évoqué en temps que commentaire ainsi que ibn Hazm via Abî chouhâb al-Hanât d’après Hamza al-jazrî d’après Nafi’ d’après ibn ‘omar d’après le prophète .



Ensuite ibn ‘abdel barr a dit :

« Cette chaine n’est pas valable car celui qui rapporte le hadith d’auprès de Nafi’ n’est pas une personne sur qui on peut s’appuyer. »

Je dis : ce Hamza est en faite ibn abî Hamza : Dâraqoutni a dit à son sujet : « il est délaissé »

Ibn ‘adî a dit : « Tout ce qu’il a rapporté est inventé »

Ibn Habbân a dit :

« Il est le seul à rapporter des hadiths inventé d’auprès des gens sûr, comme si il le faisait exprès, on ne doit pas prendre ses hadiths

Al Hafidh adhahabî a listé dans « al mîzân » les hadiths inventés rapportés par cette personne, et celui-ci en fait partie.

Ibn Hazm a dit (6/83) :
 

« Il est apparu évident que ce hadith n’a pas d’origine et même plus, il est mensonger car Allah décrit son prophète – Prière et Salut d'Allah sur lui - en disant :

وَمَا يَنطِقُ عَنِ الْهَوَى

إِنْ هُوَ إِلَّا وَحْيٌ يُوحَى

 « Il ne parle pas sous l’emprise de la passion. C’est une révélation qui lui est inspiré » [S53V3-4]

Si le prophète parle obligatoirement avec vérité au sujet de la législation alors cela veut dire que ça vient d’Allah sans aucun doute, et tout ce qui vient d’Allah est exempt de contradiction puisque Allah a dit :

وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفًا كَثِيراً

« Si il venait d’un autre qu’Allah ils y auraient certes trouvé beaucoup de contradictions.» [S4V82].

Or Allah a interdit la dispersion et la divergence avec sa parole :

وَلاَ تَنَازَعُواْ

« ne vous disputez pas » [S8V46].
 

Il est donc impossible que le prophète ordonne que l’on suive la parole de n’importe quel compagnon - qu’Allah les agrée – sachant que parmi eux il y en a qui autorisent des choses que d’autres parmi eux interdisent. Si on devait l’appliquer [le hadith], il serait alors autorisé de vendre de l’alcool par imitation de Samoura ibn joundoub, le jeûneur serait autorisé à manger de la glace par imitation de Abî Talha et cela serait aussi interdit par imitation d’autre compagnons. Il serait aussi obligatoire de ne pas faire le grand lavage après un rapport charnel dans lequel l’homme s’est retiré avant l’éjaculation par imitation de ‘ali, de ‘outhmân, de Talha, de Abî Ayoub et de Oubay bni ka’b, et cela serait en même temps interdit par imitation de ‘âicha et ibn ‘omar, tout cela est rapporté chez nous avec des chaînes de transmission authentiques » 

Ensuite il va évoqué les avis des compagnons et les erreurs qu’ils ont commis du vivant du prophète  Prière et Salut d'Allah sur lui et après sa mort, ensuite il a dit (6/86):

« Comment peut on imiter des gens qui tantôt on raison et tantôt se trompe ?! »

Et il a dit auparavant (5/64) dans le chapitre « la condamnation de la divergence » :

« La seule obligation pour nous est de suivre ce que le coran nous a apporté d’Allah qui a construit pour nous la religion musulmane et suivre les récit  authentiques qui nous parviennent du messager d’Allah – salallahou ‘alayhi wa sallam – à qui Allah a ordonné d’expliquer la religion…il est donc certain que la divergence ne doit pas être désiré. Des gens se sont trompé et ont dit : « la divergence est une miséricorde. Ils se sont appuyé sur le hadith : « Mes compagnons sont semblable à des étoiles, quel que soit la parole duquel vous prenez vous seraient bien guidé. », ce Hadith est faux, c’est un mensonge qui provient de pervers. Et cela pour plusieurs raisons évidentes :

1)      du point de vu de la chaîne de transmission, il n’est pas authentique.

 2)      Il n’est pas possible que le prophète permette ce qu’il a interdit sachant qu’il à dit à Abou bakr siddiq qu’il s’était trompé dans une interprétation. Il a dit à ‘omar qu’il s’était trompé dans l’interprétation de la Hijra. Il a montré à abou Sanâbil l’erreur qu’il a commise dans une fatwa sur la ‘idda. Il est donc impossible que le prophète ordonne d’imiter des personnes dont il dit qu’ils se sont trompé. Il aurait à ce moment là ordonné l’erreur. Ce qui est inconcevable ! Le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui nous a montré qu’ils se trompent, il n’est donc pas permis qu’il nous ordonne d’imiter des gens qui se trompent. Sauf pour ce qui est de rapporter ses propres paroles car  les compagnons sont tous sûr. Il est permis de prendre le hadith de n’importe lequel d’entre eux. 
 
3)      Le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui ne dit pas le faux. Au contraire il ne qui que la vérité. Or celui qui compare des personnes qui ne se trompent jamais à des étoiles a manifestement effectué une comparaison erronée. Car si celui qui veut suivre la constellation de la chèvre, prend la direction de la constellation du Cancer, il n’y arrivera jamais ! au contraire, Il s’égarera loin, très loin ! On n’utilise pas toutes les étoiles pour suivre chaque direction. Donc la ressemblance est vide de sens et il ne fait aucun doute maintenant que le Hadith est un mensonge évident. »

Extrait de l’introduction du livre « Sifat Salat Nabî » les caractéristiques de la prière du prophète 

Ibn Al-Qâsim (132H-191H) a dit : « j’ai entendu Mâlik (l’imâm Mâlik) ainsi que laïth (laïth bni Sa’d) dire tout deux aux sujet de la divergence des compagnons : leur divergence n’est pas une largesse comme le prétendent les gens, mais plutôt un mélange de vérité et d’erreur. »[ibn ‘abdel barr]

Al-Achhab (140H-204H) a dit : « l’imâm Mâlik fut interrogé au sujet d’une personne qui prend la parole d’un compagnon du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui  par l’intermédiaire d’une personne de confiance : « y vois tu une largesse ? ». Il répondit : « Non ! Jusqu’à ce qu’il atteigne la vérité. Et la vérité est unique. Deux paroles contradictoires qui seraient toutes deux vrai ? Non, la vérité est certes unique ! »[
ibn ‘abdel barr]

Al-Mouzanî (175H-264H) le compagnon de l’imâm Châfi’î a dit : « Les compagnons du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui ont divergés et se critiquaient les uns les autres en disants « untel s’est trompé ». Si toutes leurs paroles étaient vraies ils ne l’auraient pas fait. Omar ibn Al-Khattâb s’est mis en colère lorsque Oubay ibn ka’b et ‘abdoullah ibn mas’oud ont divergé au sujet de la prière dans un seul vêtement. Oubay a dit : faire la prière dans un seul vêtement est bien. Et  ibn Mas’oud a dit : Ceci se produisait parce qu’a l’époque les vêtement étaient rares. Omar est alors sorti énervé et a dit : deux éminent compagnons du prophète ont divergé ! Oubay a dit vrai et ibn mas’oud a fait son possible. Et à présent je ne veux plus entendre de divergence sur ce sujet ou alors, je ferais ceci et cela ! »[
ibn ‘abdel barr

l’imâm Al-Mouznî a dit aussi : « il doit être dit à celui qui permet la divergence et prétend que lorsque deux savants divergent sur un sujet, l’un dit : « Halâl » et l’autre dit : « Harâm », tout deux par leur effort (ijtihade) ont atteint la vérité, il doit leur être dit : « est ce que tu te base sur une source (du coran et de la sounnah) ou bien est-ce un Qiyâss ? » S’il répond : « une source » on lui rétorquera : « Comment y aurait-il une source sachant que le livre réprouve la divergence ? » et s’il dit : « un Qiyass » on lui dira : « Comment peut tu faire un Qiyass qui autorise la divergence lorsque les sources de ce Qiyass eux, la réprouve ? Aucune personne doué de raison ne peut permettre cela et encore moins un savant ! »[
ibn ‘abdel barr]

Si une personne nous rétorque : Il y a une parole de l’imâm Malik qui contredit les propos que vous avez rapporté de l’imâm Mâlik dans le livre « Madkhalou al-fiqhi » du professeur Zarqâ (tome 1 page 89) : « Abou ja’far Al-Mansour puis Al-Rachîd après lui ont tout deux voulu choisir le madhab de l’imâm Mâlik ainsi que sont livre « Al-Mouwattâ » comme source de lois pour l’ensemble de l’empire ‘abbassî. Mais l’imâm Mâlik n’a pas voulu et leur a dit : « les compagnons du prophète ont divergé dans les branches et se sont éparpillé dans les différentes contrées et tous ont atteint la vérité ».

 Je (Al Albânî) dis : Ce récit de l’imâm Mâlik est connu et célèbre, mais sa parole à la fin « et tous ont atteint la vérité » je ne lui connaît aucune origine dans les ouvrages et les chaînes de transmission que j’ai exploré, sauf une seule rapporté par Abou Nou’aïm dans son livre « Al-Hilyat » tome 6 page 332 avec une chaîne de transmission dans laquelle ont trouve Al-Miqdâm ibn Dâoud  qui fait partie de ceux que le Hafidh A-dhahabî a classé dans son ouvrage « les personnes faibles », et en plus l’énonciation (du livre « Al-Hiliyat ») est la suivante : « et chacun d’eux pense avoir raison ». Le terme « chacun d’eux pense » prouve que la version du livre « Madkhalou al-fiqhi » a été altéré. Et comment en serait il autrement puisqu’elle contredit une version authentique dans laquelle l’imâm Mâlik dit que la vérité est unique et ne peut être multiple comme nous l’avons évoqué précédemment ? Et tout les savants parmi les compagnons, les suivants, les quatre imâms et d’autre étaient sur cette position.

Ibn ‘abdel barr a dit : « Si la vérité se trouvé dans deux avis opposé, les prédécesseurs ne se seraient pas critiqués les uns les autres dans leurs ijtihâds, leurs sentences et leur fatwas. Et la logique interdit que deux choses contradictoires soit toute deux vrai. A dit vrai celui qui à prononcé les paroles suivantes : Confirmer deux contradictions pour une même situation Est la pire des aberrations. »

Al-Albânî : S’ils disent : « Si cette version des paroles de l’imâm Mâlik n’est pas authentique, pourquoi donc l’imâm a refuser de répondre à la demande de Al-Mansour de regrouper les gens sur son livre « AL-Mouwatta » ? ».

 Nous répondons : La meilleur version qu’il m’ai été donné de trouver est celle de ibn Kathir dans son livre « le résumé de la science du hadith » qui est que l’imâm Malik à dit :

« les gens ont trouvé et rassemblé des choses que nous n’avons pas trouvé »

Et comme l’a dit ibn kathir, cette parole de l’imâm Mâlik provient de sa science et de sa justice.
  
Conclusion


Nous avons donc vu que la divergence dans sa totalité est un mal et pas une miséricorde. Sauf qu’il existe un type de divergence pour lequel on est punis : comme la divergence des fanatiques des doctrines, et un type de divergence pour lequel on est pas puni : comme la divergence des compagnons et ceux qui les ont suivis parmi les imâms. Qu’Allah nous mette dans leur groupe et fasse qu’on les suive.

La divergence des compagnons n’a rien à voir avec la divergence des imitateurs :

    Les compagnons ont divergé parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement, ils réprouvé la divergence et s’en éloignaient dés qu’ils le pouvaient.
 
    Par contre les imitateurs (fanatique des doctrines), même s’ils ont les moyens de se mettre d’accord et de ne pas diverger, ils ne le font pas. Au Contraire, ils agréent la divergence. Il y a donc une immense différence entre les deux type de divergences.

[…]

Il y a une illusion répandue chez certains imitateurs et qui les empêchent d’appliquer la Sounnah qui contredit le madhab. Ils pensent qu’appliquer cette Sounnah revient à dire que l’imâm du madhab « s’est trompé ». Le terme « se tromper » est considéré chez eux comme une attaque contre l’imâm. Or dire du mal d’un musulman n’est pas permis, donc dire du mal d’un imâm l’est encore moins.

La réponse est que le sens déduit du terme « se tromper » est faux.

La cause de cette mauvaise compréhension est du à leur éloignement de la bonne compréhension de la Sounnah. Autrement comment un musulman sensé pourrait‘il dire une chose pareil ? Sachant que le messager d’Allah à dit : « Lorsque le juge a fait un effort et à atteint la vérité, il reçoit deux récompense, et lorsqu’il à fait un effort et s’est trompé il en reçoit une »[
Al-Boukhari et Mouslim]. Ce hadith rend caduc cette compréhension et explique clairement que l’expression « untel s’est trompé » veut dire « untel reçoit une récompense ».

Si au yeux de celui qui à dit « il s’est trompé » la personne qui s‘est trompé reçoit une récompense, comment donc peut ont imaginer qu’il dise du mal de lui ? Il ne fait aucun doute que cette illusion (fausse croyance) est fausse et qu’il est obligatoire pour chaque musulman qui la cautionne de revenir dessus, autrement c’est lui qui sera considéré comme celui qui attaque les musulmans.

Et dans ce cas, il ne se contentera pas d’attaquer un simple musulman, mais plutôt les grand imâms parmi les compagnons, les suivants puis les imâms moujtahids et d’autres encore. En effet, nous savons avec certitude que ces savants se critiquaient les uns les autres en disant : « tu t’es trompé »[
voir les paroles précédement évoqué de l’imâm Al-Mouzanî].

Est-ce qu’une personne sensé en déduirait qu’ils disaient du mal les uns des autres ? Mieux encore ! il est rapporté de manière authentique du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui que celui-ci à dit à Abou bakr lorsqu’il à interprété le rêve qu’un homme à présenté : « tu as dit vrai pour une partie et tu tes trompé dans une autre parti ». Est-ce qu’en disant cela le prophète à dit du mal d’Abi Bakr ?

Ce qui est incroyable est que cette croyance illusoire empêche ceux qui la porte de suivre la Sounnah qui contredit leur madhab, car d’après eux suivre cette Sounnah revient à dire du mal de leur imâm, tandis que suivre l’imâm – même en contredisant la Sounnah – revient à le respecter et à l’honorer ! Du coup ils l’imitent afin de ne pas tomber dans la prétendue diffamation.

Ces personnes ont oublié – et je ne dit pas : ils ont fait semblant d’oublier – qu’à cause de leur agissement ils sont tombé dans une chose pire que ce qu’ils voulaient fuir. En effet, si une personne leur dit la chose suivante : « puisque suivre quelqu’un c’est le respecter et le contredire c’est le discréditer, comment donc considéré vous le fait de contredire la Sounnah du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui. Si contredire un imam - qui n’est pas infaillible et dont la critique ne constitue pas une mécréance (KOUFR) – est considéré comme une diffamation et bien cela l’est encore plus lorsqu’il s’agit du messager Prière et Salut d'Allah sur lui. Même pire, ceci constitue la mécréance même (KOUFR), qu’Allah nous en préserve ! ».

Donc, si une personne venait à leur dire ces paroles, ils ne pourraient rien rétorquer sinon une paroles qu’on arrête pas d’entendre de la part de certains d’entre eux : « Nous avons délaissé la Sounnah car nous faisons confiance à l’imâm du madhab qui est plus savant à son sujet que nous. »

La réponse à cette parole se fait en plusieurs point qu’il serait trop long de développé dans cette introduction. Je vais donc en évoquer un seul point qui sera in cha Allah une réponse décisive.

Je dis donc : Votre imâm n’est pas le seul à connaître la Sounnah mieux que vous, il en en a des dizaines et même des centaines d’autres qui sont plus savant que vous au sujet de la Sounnah. Donc, si la Sounnah authentique contredit votre madhab – et que l’un de ces imâms l’a adopté – alors l’adopté est pour vous une obligation, parce que vos paroles n’ont ici plus de valeur. Vos contradicteurs vous dirons : « Nous avons suivi la Sounnah car nous faisons confiance à l’imâm qui l’a adopté et il est plus approprié de le suivre lui plutôt que celui qui l’a contredit. ».

Ceci est claire pour tout le monde in cha Allah .

Réponse de l’imam Ach-CHATTIBÎ à quelques ambiguités


Les arguments de ceux qui disent que la divergence fait partie intégrante de la législation.

Ils disent : « s’il y a des textes qui incitent à supprimer les divergences, il y en a aussi dans la législation (chari’a) qui incitent à la divergence. Les preuves sont les suivantes :

[…]

Al-qâsim ibn mouhammad a dit : «Allah  nous a rendu profitable la divergence des compagnons dans leur actions. Il n’y a personne qui fasse l’une de leur action, sans qu’il ne se dise que c’est une largesse, et qu’il ne se dise qu’une personne de plus grande valeur que lui a fait cette action.»[
Ibn ‘abdel barr dans « el jâmi’ » la chaîne est authentique sûr. [T][2] Le chameau roux était considéré comme un bien très précieux chez les arabes. [T]], il dit aussi : « quel que soit celui que tu choisi, il n’y aura aucune gène dans ton cœur. ».

Il a été rapporté la même chose de Omar ibn ‘abdel ‘azîz, il a dit : « ce qui me fait sourire c’est que grâce à leurs divergences je possède le chameau roux[2] ».

Al-qâsim a dit : « la parole de Omar ibn ‘abdel ‘azîz m’a plu : je n’aurais pas voulu que les compagnons ne divergent pas car s’il y avait eut une parole unique, les gens seraient dans une gène. Les compagnons sont des imâms que l’on doit suivrent. Celui qui prend la parole de l’un d’entre eux sera dans une largesse.»[
Ibn ‘abel barr (2/900-901). Sa chaîne de transmission est bonne. [T]]. Une partie des savants on dit la même chose.

Réponse

à ceux qui disent que le désaccord des compagnons est une miséricorde et une largesse, je réponds : ibn wahb a rapporté de Mâlik (l’imâm Mâlik): « dans le désaccord des compagnons il n’y a pas de largesse, la vérité se trouve chez l’un d’entre eux » on lui rétorque « que dis tu de ceux qui disent que tout moujtahid a la vérité ? » il répondit « il ne peut pas y avoir deux paroles contradictoires vrais.». Si l’on n’admettait cette parole (c'est-à-dire : le désaccord des compagnons est une miséricorde et une largesse) il faudrait la comprendre comme suite : les compagnons ont ouvert la porte de l’ijtihade, Allah a mis dans les sujets de l’ijtihade  une largesse (une aise) du fait que le domaine de l’ijtihade est vaste, et rien d’autre. El-qâdi ismaïl [
(199H-282H) élève de Ali bni al-madînî (prof de al boukharie) [T]] a dit : « la largesse dans le désaccord des compagnons est une largesse dans l’effort de la réflexion, par contre pensé que cette largesse signifie qu ‘une personne peut prendre la parole de l’un d’entre eux tout en sachant qu’il n’a pas la vérité, non. Leur désaccord prouve qu’ils ont fait un effort (dans la recherche de la vérité), puis ils ont divergé »[ Ibn ‘abdel Barr (2/906-907) [T]].

Pour ceux  qui parlent de miséricorde, cela correspond à ce que nous venons de dire

Les compagnons ont ouvert la porte de l’ijtihade qui permet à ceux qui vienne après eux de pouvoir l’utilisé pour rechercher la vérité. C’est pour cela que ‘abdAllah ibn ‘abdel‘Aziz , et Allah est plus savant, c’est réjoui de leur désaccord. Si les compagnons n’avait pas fait l’ijtihade alors ceux qui viennent après eux n’auraient pas pu le faire et seraient limité (gêné).
 

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