La préservation de la parenté

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  13 Juillet 2011, 15:30  -  #LA RELIGION ISLAMIQUE


parente-lien-islam-relation-famille-orphelin-fils-pere-mer.pngCompte tenu de l’importance de la famille et de la place qu’elle occupe dans l’Islam –en tant que cellule de base de la société– l’Islam veille avec beaucoup de soin sur elle afin de la préserver du désordre et de tout risque de dispersion. La parenté est le lien  qui unit les membres de la famille les uns aux autres et permet à chacun des proches parents de connaître l’autre et de lui donner son dû, conformément aux prescriptions d’Allah sur le fait d’entretenir les liens de parentés et de respecter les devoirs qui s’y rattachent. Le Prophète -paix sur lui- dit : « Apprenez de votre généalogie ce qui vous permet d’entretenir vos liens de parenté, car l’entretien du lien de parenté suscite une affection envers les proches parents, un accroissement de la richesse et de la longévité »[Al-Moustadrak (4/178), Hadith N° 7284.].

 

C’est pour cela que l’Islam a tout fait pour mettre la parenté à l’abri de la confusion qui conduit à la destruction de la société, aux unions incestueuses, à l’attribution de l’héritage à ceux qui n’y ont pas droit et la spoliation de ceux qui en ont droit. Le Prophète -paix sur lui- dit : « Toute femme qui introduit dans une famille un enfant qui n’y appartient pas contredit la religion d’Allah et Il ne l’introduira pas dans Son Paradis. Et tout père qui nie son enfant alors qu’il le voit, ne verra pas Allah et Il le déshonorera devant les premières et les dernières générations »[Ibn Hibbane (9/418), Hadith 4108.] .

 

L’Islam a démantelé les mauvaises pratiques en vigueur autrefois tant chez les Arabes que chez les non Arabes, notamment :

 

L’adoption : elle consistait pour l’homme à choisir un individu ne faisant pas partie de sa progéniture pour lui attribuer sa propre filiation de façon à ce qu’il ait les mêmes droits et devoirs que ses propres enfants. Allah dit : ( Allah n’a pas assigné à l’homme deux cœurs dans sa poitrine. Il n’a point assimilé à vos mères vos épouses [à qui vous dites en les répudiant] : “Tu es [aussi illicite] pour moi que le dos de ma mère”. Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction.  Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés… )[Sourate 33, versets 4 et 5.].

 

La reconnaissance de l’enfant : elle consistait à priver l’enfant légitime de la filiation de son père jusqu’à ce que ce dernier le reconnaisse explicitement et accepte qu’il rejoigne sa lignée. L’Islam interdit cette pratique qui bafoue la valeur du contrat de mariage, soumet les affaires de la famille aux caprices du mari, insulte à la dignité de la femme, attaquée dans son honneur, et constitue enfin un germe de discrimination entre les enfants qui met à mal le lien de parenté. C’est pourquoi l’Islam a institué que tout enfant qui naît dans un cadre légitime est automatiquement considéré comme le fils ou la fille du mari, sans qu’il y ait besoin de son consentement ou de sa reconnaissance explicite, car le Prophète -paix sur lui- a dit : « L’enfant appartient au lit »[Al Boukhari (2/852), Hadith 2289.].

 

Fait exception à cette règle le cas prouvé de l’infidélité conjugale de l’épouse qui conçoit d’un autre que son mari. Il y a bien sûr des lois qui régissent ce cas dans la Législation islamique et qu’on ne saurait détailler ici.

 

Le désengagement du lien de parenté (Al-Khoul’) : qui consistait à permettre au chef de famille de se désengager de certains membres légitimes de sa famille. Ainsi, leur parenté mutuelle était rompue de telle sorte qu’il devenait un étranger par rapport à eux. Le Prophète -paix sur lui- dit à cet effet : « Deux choses chez les gens font partie des pratiques de la mécréance : la contestation de la parenté et les lamentations sur le mort »[Mouslim (1/82), Hadith 67.].

 

L’affiliation de la femme mariée à son mari : Dans la Législation islamique, la femme conserve son nom et celui de sa famille et sa parenté d’origine après son mariage. Il est interdit de lui attribuer le nom de son mari, de la famille de ce dernier et sa filiation. C’est là, sans aucun doute, un grand honneur rendu à la femme et une reconnaissance de sa dignité, de son indépendance et de son égalité avec l’homme dans la valeur humaine. Le Prophète -paix sur lui- dit : « Quiconque se donne une autre filiation que celle de son père ou s’attribue une alliance avec des gens autres que ses alliés est maudit par Allah, Ses anges et tous les hommes »[Ibn Maja (2/870), Hadith N° 2609.].