La prière de la femme à la mosquée

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  16 Janvier 2011, 18:35  -  #LA FEMME MUSULMANE

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BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


D’après Abdullâh Ibn Abû Qatâdah al-Ansârî, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quand je me lève pour la prière avec l’intention de la faire longue, je me permets de l’alléger aussitôt que j’entends les pleurs d’un enfant de peur qu’ils ne causent de la peine à sa mère. »


Al-Hâfidh Ibn Hajar (rahimahullâh) dit : [dans son commentaire] :

Ibn Daqîq al-‘Îd a dit : ce hadîth est général pour les femmes, mais les jurisconsultes l’ont limité par des conditions, qui sont : qu’elles ne se parfument pas [en sortant], comme cela est mentionné dans certaines versions du hadîth : « wal-yakhradjouna tafilât. » Tel que ce qui est rapporté par Abî Dâwoud et Ibn Khouzaymah d’après Abî Hurayrah, cité par Ibn Hibbân d’après Zayd Ibn Khâlid : « N’interdisez pas aux adoratrices d’Allâh les mosquées. » Et d’après Muslim, un hadîth d’après Zaynab la femme de Ibn Mass’oûd : « Si l’une d’entre vous vient à assister (à la prière) du soir, elle ne devra pas se parfumer. » Il est dit : tout ce qui va dans le même sens que le parfum porte le même jugement, car la cause de l’interdiction est que cela amène aux désirs comme les beaux vêtements et les bijoux visibles, et l’embellissement excessif. De même, qu’est interdit le mélange avec les hommes, et de nombreux jurisconsultes malékites ont fait la différence entre la jeune fille et les autres femmes, mais cela est à redire, puisque si elle est dénuée de ce que nous venons de rappeler, et qu’elle est couverte [voilée], elle est certes en sécurité, et plus particulièrement lorsque c’est la nuit. Il est rapporté de certaines versions de ce hadîth et d’autres que celui-ci, que la prière de la femme dans sa maison est meilleure qu’à la mosquée, et cela d’après Habîb Ibn Thâbit qui rapporte de Ibn ‘Oumar en ces termes : « N’interdisez pas à vos femmes les mosquées, mais leurs maisons sont meilleurs que celles-là. » Rapporté par Abî Dâwoud et authentifié par Ibn Khouzaymah. Ahmad et at-Tabarânî rapportent un hadîth d’après Oum Houmayd as-Sâ’adiyyah qui était allée voir le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et lui a dit : – « Ô Messager d’Allâh ! J’aime prier avec toi » – « Je sais [lui dit le Prophète] que tu aimes prier avec moi, mais la prière que tu accomplis dans ta maison est meilleure que celle que tu effectues à la mosquée, et celle que tu effectues dans ta chambre est meilleure que celle que tu accomplis dans ta maison, et la prière que tu effectues dans ta maison est meilleure que celle que tu effectues dans la mosquée de ton peuple (voisine), et celle que tu accomplis dans celle-ci est meilleure que celle tu effectues dans ma mosquée ». Ahmad considère sa chaîne de transmission comme bonne, hadîth qui se renforce par le biais d’Ibn Mass’oûd d’après Abî Dâwoud.


Le fait que la prière accomplie de manière isolée [chez elle] soit meilleure est dû au fait qu’elle soit préservée de la tentation [Fitnah]. Cela est appuyé encore par tout ce que les femmes ont pu faire en exposant leur parures et embellissement, c’est la raison pour laquelle ‘Aisha avait eut ses propos [sur la possible interdiction du Prophète s’il avait vu le comportement des femmes par la suite]. Certains se sont appuyés sur ces paroles afin d’interdire de manière catégorique aux femmes de se rendre à la mosquée, mais cela est à redire, car cela ne remet pas en cause le jugement sur la question, puisqu’elle donne une condition inexistante : « Si [le Messager] avait vu… » et qui est fondée sur une supposition. Nous disons à cela : il n’a pas vu, donc il n’a pas interdit. Ainsi, sa décision première perdure, et même ‘Aisha n’a pas cité clairement l’interdiction, même si on peut sentir de ses propos qu’elle penchait pour l’interdiction.


De plus, Allâh – Subhânahu – savait ce qu’il allait arriver, et Il n’a pas révélé à Son Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) de leur interdire, et si ce qu’elles ont inventé devait leur interdire de se rendre à la mosquée, il faudrait interdire divers lieux dont les marchés avant tout. De même, ce n’est qu’une partie des femmes qui ont inventé ces choses, et non l’ensemble d’entre elles ; et si il devait y avoir une interdiction, que cela s’applique sur celles qui le font. Il convient donc de considérer ce dont on peut craindre comme perversité et l’écarter, comme l’a appliqué le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lorsqu’il a interdit le parfum et l’embellissement, mais aussi en précisant la présence aux prières de nuit comme indiqué précédemment. [1]

 

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Notes

[1] Fath ul-Bârî bi-Charh Sahîh al-Bukhârî de l’Imâm Ibn Hadjar al-’Asqalânî, 3/113-115

 

 

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Question : 


Il y a quelques masjids dans lesquels les femmes prient au-dessous du masjid (sous-sol), ou à l’étage supérieur.

Nous, les femmes, prions dans ces masjids, en suivant l'imam d'un lieu où nous ne le voyons pas, ni ceux (les hommes) qui le suivent.

Parfois, il a dans le masjid un lieu de prière pour les hommes qui contient un grand espace vide.

Notre prière est-elle correcte si nous ne voyons pas l'imam ou quelqu’un de ceux (les hommes) qui le suivent ?

Sachant que parfois nous entrons au  masjid et nous ne savons pas dans quelle rak'a (unité de la prière) il est.

Aussi, est-ce qu’il est permis dans cette situation de suivre le microphone seulement ?

Est-il correct pour nous de suivre l'imam à l’étage supérieur ou inférieur, sachant que parfois le masjid contient un lieu de prière assez grand (c'est-à-dire pour que les femmes puissent y aller) ?

Réponse : 

« La réponse est dans deux parties :

 Première partie

La prière dans cette situation est correcte tant que les femmes prient dans le masjid, que cela soit à l’étage supérieur ou inférieur.

Tant qu'elles peuvent entendre les Takbirat (Allahu Akbar) quand l’imam change de position.

 Deuxième partie

Il n’est pas désirable que les femmes prient comme cela à moins que la place des hommes ne soit bondée d’hommes qui prient et que les femmes ne puissent y trouver de place pour elles derrière les rangées (des hommes).

Dans cette situation il leur est permis de prier - comme nous l’avons dit auparavant – au niveau supérieur du masjid ou au niveau inférieur.

Cependant, s'il y a un secteur vide dans lemasjid (derrière les hommes) dans lequel l’imam prie avec les hommes derrière lui, alors il n'est pas permis aux femmes de monter au niveau supérieur ou de descendre au niveau inférieur où elles ne peuvent pas voir les mouvements de l'imam ou les mouvements de ceux qui le suivent.

Ceci en raison de deux choses :

La première est que le prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit :

« les meilleurs rangs des hommes sont les premiers rangs et les plus mauvais pour eux sont les derniers rangs et les meilleurs rangs des femmes sont les derniers rangs et les plus mauvais pour elles sont les premiers rangs. » 


Cela signifie seulement le niveau sur lequel le prophète et ses compagnons, qui étaient derrière lui, priaient.

Les femmes n'étaient pas à un niveau supérieur ou inférieur.

Le point subtil réside en ce que parfois on peut ne pas entendre le microphone et d'autres fois il peut ne pas marcher du tout.

Dans ce cas, la prière des femmes qui suivent la prière au niveau supérieur ou inférieur et duquel elles ne voient pas la prière des hommes qui prient derrière l’imam, leur prière peut être annulée.

Donc, la conclusion à cette réponse est que la prière au niveau supérieur ou inférieur est correcte.

Cependant, il n'est pas permis aux femmes de chercher intentionnellement à prier en ce lieu, s'il y a un espace dans le lieu de prière des hommes où les femmes puissent prier à l'arrière de ce lieu de prière.

Ceci est en résumé la conclusion de cette question. »

Source originale
Traduit par Abu Sumayyah Aqil Walker
Traduit en français par les salafis de l’Est
copié de salafs.com
Cheikh Mouhammad Nacer-dine Al-Albany