Laïcité, réalité et périls générés

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  13 Juin 2010, 17:00  -  #AVERTISSEMENT

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La réalité de la laïcité

 

Louange à Allah, le Seigneur des mondes et prière et salut pour celui qu’Il a envoyé comme miséricorde envers les créatures des Mondes. Prière et salut aussi sur les proches du Prophète صلى الله عليه وآله وسلم  , ses compagnons et ses frères jusqu’au jour du jugement dernier :


Le mot « Laïcité », -El-`Ilmânia-, ne dérive pas du mot `Ilm (qui signifie : Science, Savoir).


La laïcité signifie, dans le domaine politique : l’athéisme du pouvoir.


Il est répandu de trouver dans divers ouvrages islamiques comme définition de la laïcité : séparation de la religion et de l’État. Mais le fait est que cette définition ne reflète pas la réalité de la laïcité qui qualifie les personnes et leurs com­portements même si ceux-ci n’ont pas de liaison intrinsèque avec l’État.


En conséquence, il est préférable de la définir d’une meilleure façon en disant qu’elle est « L’établissement de la vie sans religion ».


En dépit du fait que la laïcité soit, à son origine et à sa naissance, un sous-produit de la civilisation occidentale et de l’influence chrétienne[1], ou encore socialiste, nous pouvons affirmer que la laïcité, qui rejette la religion, est un mode de vie visant à écarter la religion pour qu'elle n'influe pas sur le quotidien des gens. Il cherche à établir la vie sur un matérialisme pur dans tous les domaines : politi­que, écono­mique, social, éthique, juridique… etc.


 

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La laïcité tend à ne laisser de place qu’au savoir non religieux, contrôlé par la raison et l’expérience, de façon prag­matique, en donnant la priorité à la recherche du profit dans tous les domaines de la vie, conformément au principe machiavél­ique « La fin justifie les moyens », et ce dans la pratique du pouvoir, de la politique et de l’éthique. Tout ceci en étant éloigné des obligations et des interdits religieux qui doivent être limités à l’individu uniquement et à sa conscience intérieure ; le spirituel doit se restreindre à la relation intéri­eure de la personne avec son Seigneur, et ne doit transparaître qu’à travers des rites religieux et au sein des cérémonies matri­moniales, fêtes, funérailles et occasions similaires. 


La laïcité matérialiste s'est entièrement imprégnée du courant antireligieux qui s'est fixé comme credo le combat de la religion et son éviction de tous les domaines de la vie, ainsi que la mise à l’écart des religieux et des partisans de la religion et la limitation de leur influence sur tous les niveaux de l’éducation, des établissements et instituts pédagogiques et vise, d’une façon globale, l’éradication de tout enseignement religieux. Mais le but principal est, en fin de compte, l’établissement d’un état et d’une société où la religion et sa pratique se restreindraient au niveau individuel; et les membres vivant au sein de la société musulmane seraient liés par des liens de fraternité entre eux grâce, non pas à une communauté de religion, mais plutôt à une communauté de patrie, même si leurs religions diffèrent.


Cela dit : ont tort ceux qui distinguent entre une "laïcité athée", rejetant de fait l’éventualité de l’existence du Créateur et ne reconnaissant nullement la religion, et une " Laïcité non athée " qui admettrait l’existence du Créateur d’une façon tout à fait abstraite, tout en réfutant l’existence d’une relation entre Allah et la vie quotidienne des gens, et en refusant la Charia d’Allah عز وجل   de façon implicite ou explicite.


La réalité est que la laïcité, avec toutes ses tendances et sous tous ses aspects, est athée. Le mot Ilhâd ‑qui veut dire athéisme ici‑ ne signifie-t-il pas dans la langue arabe : la déviation et le fait de se détourner de la religion d’Allah عز وجل   et de ses préceptes ? Ceci englobe, de façon générale, tous les évitements et écarts de la religion, notamment et à plus forte raison la mécréance ou le polythéisme ‑Chirk‑ en zone sacrée –haram‑ ou encore le fait d’y enfreindre un interdit d’Allah عز وجل   ou de ne pas remplir un devoir religieux[2].


Ajoutons que l’athéisme est, en principe, tout polythéisme relatif à la Souveraineté générale d'Allah عز وجل   ou impliquant la réfutation de Ses Noms, de Ses Attributs ou de Ses Actes.


Le danger que représente la laïcité


La laïcité représente un grave danger pour l’Islam et les musulmans :


Elle mène une large campagne contre la divinité, l’éthique et la morale des gens, ainsi que la croyance en l’au-delà.


Elle veut éliminer totalement la religion de la société ; ou, à défaut, lui ôter pleinement son sens et sa valeur.


Elle tend à détruire les barrières morales qui empêchent les personnes de basculer dans la débauche et la mécréance.


La priorité de la laïcité est donc de contrôler l’enseigne­ment et l’éducation, afin de former des générations ignorantes de toute religion ou morale.


 

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Mais, la majorité des musulmans ignorent sa réalité, car elle se dissimule sous plusieurs masques tels que : le patrio­tisme, le socialisme, le nationalisme et d’autres, ou derrière l’apparence d’idéologies dangereuses et destructives telles que : le Freudisme, le Darwinisme, l’évolutionnisme[3] et autres théories. Ses partisans prétendent s’appuyer sur des preuves scientifiques attestées, alors qu’elles ne sont en fait que de faux arguments fallacieux réfutés par la raison et la réalité des choses ; l’état de ces pseudo preuves est pareil à celui décrit dans le verset suivant : 

  ﴿كَمَثَلِ الْعَنْكَبُوتِ اتَّخَذَتْ بَيْتًا وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ لَبَيْتُ الْعَنْكَبُوتِ لَوْ كَانُوا يَعْلَمُونَ﴾ [العنكبوت: 41]

Ce qui veut dire :

  ﴾  … ressemblent à l’araignée qui s’est donné maison. Or la maison la plus fragile est celle de l’araignée. Si seulement ils savaient  ﴿   [sourate 29 : L’araignée ; verset 41].


Le danger vient particulièrement de la laïcité dont les tenants prennent l’apparence de partisans de la religion afin d’égarer et de tromper le commun des musulmans.


Ils n’interdisent pas, ainsi, le pèlerinage ni l’établissement de la prière dans les mosquées. Ils ne rechignent pas à con­struire les mosquées, mais, bien au contraire, ils participent à leur construction et assistent aux différentes célébrations religieuses et fêtes.


Ils ne manifestent aucune hostilité envers la religion en ces choses, tout en œuvrant activement à restreindre le champ de la religion au cadre des mosquées afin de l’éliminer du reste de la société.


* Les aspects de la laïcisation et ses domaines d’activité :


Les domaines concernés par la laïcisation et d’où la religion a été évincée sont :


-      La politique et le pouvoir : Les effets de la laïcisation en ce domaine y sont

perceptibles pour tout être normal.


-      L’enseignement et les programmes pédagogiques : Pareill­ement, la laïcisation y est perceptible pour tout homme sensé.


-      L’économie et les différents systèmes financiers : de la même façon, la laïcisation y est aisément perceptible.


-      Les systèmes judiciaires, sociaux et éthiques où l'application de la laïcité est indiscutable.


La laïcité rend les valeurs spirituelles des valeurs néga­tives. De cette façon, elle laisse le champ libre à la propa­gation de l’athéisme, à l’occidentalisation de la société, à la dissolution, et enfin au brouillement des mœurs et de la morale. Elle appelle, en outre, à la libération de la femme, emboîtant ainsi le pas à une société occidentale qui ne condamne pas les relations illicites entre les deux sexes. Tout ceci a laissé le champ libre aux pratiques ignobles qui ont détruit la famille, son cadre et son unité.

 

 

illuminati.gifCette méthode permet ainsi aux tenants de la laïcité d’inculquer aux générations une éducation éloignée de la religion et de former une société où la conscience religieuse serait inexistante et où les scrupules disparaîtraient pour être remplacés par de vils et bas instincts tels la recherche, sans limites, du profit immédiat, les tentations, les luttes pour la survie et autres tentations charnelles, en n’accordant aucune importance aux valeurs morales et spirituelles.


C’est ainsi qu’une des conséquences de ceci est le rejet par beaucoup de nos semblables imbus de culture occident­ale, du précieux et fort lien attachant la religion à la pratique du pouvoir, à la politique, aux différentes structures sociales, financières et pédagogiques et qui est, d’ailleurs, un des traits caractéristiques et distinctifs de l’Islam ; ceux-ci ont été élevés avec la conviction que les questions religieuses ont leur univers propre, de même que les questions de la vie ont le leur. Les prescriptions religieuses et les préceptes de l’Islam se rédui­sent alors à gérer la relation des individus et de leur Créateur uniquement, et à gérer les relations interindividuelles dans un cadre limité ne dépassant pas les relations sociales et éthiques où se regroupent les seules règles contraignantes pour le musulman.


C’est cette laïcité qui s’est répandue dans le monde musulman et arabe, par l’effet du colonialisme et des cam­pagnes de christianisation et d’évangélisation, mais aussi en raison de l’imprévoyance de nos semblables qui, bercés d’illusions, ont brandi son slogan, exécuté les plans de ceux qui les ont tracés et soutenus ; et qui ont, enfin, embrouillé les gens en les persu­adant, à force d’artifices et de ruses, d’adopter leurs propres con­victions qui ne sont en fait qu’égarements et tromperies ; c’est ainsi qu’ils leur trans­mettent :

 

-      La remise en cause du Saint Coran et la mise en doute de la prophétie.


-      La prétention que les préceptes d’Allah   sont figés et incompatibles avec la civilisation et que l’Europe n’a pu progresser qu’après l’abandon de tout ce qui a trait à la religion.


-      La prétention que l’Islam est incapable de suivre la marche du progrès, incite au bridage des énergies des gens et opprime la liberté de pensée.


-      La prétention que l’Islam a épuisé ses ressources et qu’il n’est plus qu’un ensemble de rituels et de cérémoniaux spirituels.


-      L’allégation que la langue arabe n’est pas adéquate à l’acquisition du savoir et au progrès, et qu’elle est incapable de suivre le train de la civilisation et du développement. Et on constate, à l’occasion, que bien que la langue arabe soit la langue officielle des pays arabes, la réalité est qu’elle a été reléguée au second plan dans la plupart des institutions administratives et universitaires, ainsi que dans les établissements médicaux, plus spécifi­quement dans les pays du Maghreb. La langue française a, en effet, supplanté la langue arabe en ces endroits et y est devenue la langue effective d’échange et de communication, tandis que la langue arabe n’a pas cessé de perdre du terrain conformément à ce qui lui a été planifié par ceux qui réalisaient parfaitement qu’elle est la langue du Coran et le véhicule des sciences religieuses.


-      La prétention que la Charia est effectivement appliquée sur le plan de la politique, du pouvoir et en d’autres domaines en avançant qu’en fait la jurisprudence islamique puise ses préceptes du droit romain.


-      La déclaration que la Charia est dure dans ses châtiments tels que : la loi du talion, l’amputation, la lapidation et la flagellation et qu’il faut opter pour des châtiments plus appropriés s’inspirant des institutions et systèmes occidentaux considérés plus cléments et plus indulgents.


Ceci est l’ensemble des prétentions sur lesquelles s’appuient les laïques qui œuvrent à résilier la religion révélée par Allah عز وجل  , tâche à laquelle participent personnalités, revues, presse et autres éléments. Ainsi, ils veulent éloigner comp­lètement la droite religion de la vie sociale pour la réduire aux limites et aux domaines les plus étroits. Tout ceci est accompli par volonté de se conformer au modèle occidental, à ses tendances et pratiques dont le but est de dépecer l’Islam au fur et à mesure, à se débarrasser de ses obligations et de ses valeurs, et aussi à supprimer l’identité des musulmans tout en les détachant de leur religion ; leur attachement à l’Islam et à la nation pourra alors être substitué par une adhésion morale et effective à l’occident haïsseur de l’Islam et des musulmans.


C’est ainsi que s’opère une substitution totale des valeurs, des conceptions, des termes et des notions islamiques originelles par d’autres valeurs, conceptions, termes et des notions étrangers à tel point que le style de vie se méta­morphose pour devenir occidental. La façon de penser et de travailler s’occidentalise aussi. On appelle alors à la "réforme" de l’éthique, de la société et des institutions légis­latives, judi­ciaires et pénales en prétendant vouloir les adapter à l’époque et au progrès, alors que la réalité est en fait une volonté de les calquer sur les institutions occidentales; et tout ceci est entrepris sous la devise de la réforme et du progrès.


Le courant laïque est arrivé à provoquer la dérive d’une grande partie de la société musulmane et à l’atteindre au plus profond de sa dignité et de sa personnalité ; dans le domaine de l’exercice du pouvoir et du système exécutifs ; dans le domaine judiciaire et l’exercice de la juridiction ; dans le domaine éducatif en introduisant des idéologies partiales dont le but est d’émettre le doute vis-à-vis de l’Islam, de sa langue, du Coran et du Prophète comme nous l’avons exposé auparavant.


Beaucoup d’institutions sociales ou politiques ont été trom­pées par ces idées corrompues et ont essayé alors de provoquer un sursaut de la nation par le biais de la laïcisa­tion de l’État, que ce soit sous le couvert du patriotisme, du socia­lisme ou du nationalisme. D’autres institutions, à tendance islamique, ont été, elles aussi, influencées par ces idées, à part celles qu’Allah a préservées grâce à sa clémence ; elles eurent de la religion une conception limitée puisqu’elles la restreignirent à son aspect civili­sationnel uniquement.


L’Islam, qui englobe religion et État, refuse de façon catégorique cette vision dualiste qui conçoit une barrière infranchissable entre le matériel et le spirituel ; il la considère comme étant une apostasie.


Également, en raison de sa pureté et du caractère noble de son dogme et de son éthique, l’Islam rejette les tares des sociétés occidentales et refuse leur propagation au sein de la société ; ces tares parmi lesquelles on compte l’insti­tution du libertinage le plus total, l’acceptation des mœurs les plus dépravées et d’une multitude de convictions et de comporte­ments bas, impurs qui ne peuvent que se con­fronter au dogme musulman attaché à l’Unicité d’Allah عز وجل  , ainsi qu’au cadre de la société et de la famille et entraîner finalement sa destruction.


Cet appel à emboîter le pas à la société occidentale et à adopter ses conceptions, ses valeurs, ses us et coutumes est souvent présenté sous le couvert de « la nécessité de la ré­forme » ; mais c’est cette imitation aveugle de ce mauvais exemple qui constitue la réelle déviation, le figement effectif et la vile parodie d’autrui !


La religion et le pouvoir sont inséparables, et ce, depuis le jour où s’est composée pour la première fois la société musulmane dans le but de servir Allah عز وجل   seul, et d’amener aux gens de toute époque et de tout lieu le bien et le bonheur quel que soit le niveau atteint alors par la civili­sation et le progrès. L’Islam est donc une religion émanant d’Allah عز وجل   adaptée à l’humanité entière et à toute époque, et qui ne saurait entrer en conflit avec un réel progrès pro­fitant aux gens.


Mais l’Islam ne tolère pas l’athéisme et ne reconnaît pas de liberté de combattre la religion d’Allah et ses préceptes ; il refuse que le principe de liberté permette l’éviction de l’éducation religieuse et des valeurs éthiques.


L’Islam, avec tout ce qu’il comprend comme doctrines, rites, règles concernant les relations humaines et éthiques, a apporté à l’humanité un système reposant sur la droiture et la vérité. De par son aspect complet et parfait, il comprend tous les domaines de la vie humaine et les englobe tous dans son champ d’application. Il établit les préceptes utiles à l’individu de son enfance jusqu’à sa mort. Il lui rappelle l’obligation de se vouer entièrement à Allah عز وجل   dans ses actes, paroles, agissements, dans sa vie et au moment de la mort : tout doit être voué entièrement à Allahعز وجل   .


  ﴿قُلْ إِنَّ صَلاَتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَايَ وَمَمَاتِي للهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ. لاَ شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا أَوَّلُ الْمُسْلِمِينَ﴾ [الأنعام: 162-163].

Le sens du verset :

  ﴾Dis : «En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort ne sont voués qu’à Allah, Seigneur de l’Univers. A Lui nul associé ! Voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre»  ﴿   [sourate 6 : Les bestiaux; versets 162 et 163].

Et notre dernière invocation revenant à Allah est de dire : Louange à Allah, Seigneur des Mondes; et que la prière et la bénédiction d’Allah soient sur Mohammad, sur sa famille, ses compagnons et ses frères jusqu’au jour du jugement.

 

Alger le 01 Chewwâl 1426 H

Correspondant 03 Novembre 2005 G

Par  

Cheikh Mohamed Ali Ferkous

 

 

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[1] L’une des proclamations du christianisme est de donner à César le pouvoir politique, et à Dieu le pouvoir clérical, d’où le principe de la séparation de l’État et de la religion [l’Église]; [les chrétiens] attribuent à `Îssa (Jésus) عليه السلام   la célèbre parole : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu». (Evangiles de : Matthieu : chap. XXII; verset 21 ; Luc : chap. XX; verset 25 et Marc : chap. XII; verset 17).

 

 

En ce point, le christianisme rencontre donc la laïcité.

Mais, en Islam, la religion et le pouvoir se sont établis solidairement l’un de l’autre au service sincère d’Allah, dès le début de la révélation, n’admettant en aucune façon la séparation entre ces deux composantes ; et n’acceptant pas non plus une éventuelle séparation entre la religion et la société. Ceci est conforme à la nature propre de l’Islam dont la religion et le pouvoir sont réunis par un lien indicible ; et ceci, à la différence du christianisme et ses principes d’origine, ensemble de préceptes, qui trouvaient leur place dans la société romaine où la religion appartenait à Allah, et le pouvoir était donné à César.


[2] Exégèse Adhwa' El-Bayân d’Ech-Chanquîti (vol. 5, p. 58-59).


[3] Le terme « Darwinisme » fait référence à Charles Darwin, chercheur anglais, qui publia en 1859 son livre « De l’origine des espèces », qui regroupe en fait de nombreuses thèses ; en ce livre, il a étayé sa théorie de l'apparition des espèces et de leur évolution, et prétend que les structures des êtres ont évolué d'un aspect simple et primitif à un aspect complexe et structuré ; les espèces évoluent, selon ses dires, donc de l'état le plus vil au plus perfectionné ; sa théorie énonce aussi que l'origine de toutes les espèces est une cellule primitive qui vivait dans une sorte d'étang marécageux il y’a de cela plusieurs millions d’années ; cette cellule évolua ensuite en passant par plusieurs étapes, transitant par le singe pour aboutir à l’homme ; Darwin considéra l’homme comme étant un proche du singe, et considéra que l’ancêtre véritable de l'espèce humaine était une cellule primitive vivant dans un marais.


Le but de Darwin était de rejeter la conviction, conforme à la vérité et à la réalité, de ceux qui affirment que l’espèce humaine descend d’Adam et d’Ève.


Cette théorie de l’évolution provoqua un malaise général et un sentiment mélangé d’angoisse, de désespoir, d’errance et de consternation ; des générations désemparées apparurent alors qui furent caractérisées par l’instabilité psychique et le vide spirituel. L’apparition des idéologies du marxisme et du matérialisme fut une des conséquences de cette atmosphère instaurée par la théorie de l’évolution, puisqu’elle provoqua une vision matérialiste de l’homme qui n'étant plus soumis qu’aux lois de la matière sans accorder la moindre importance aux sentiments et à l’aspect spirituel. L’apparition du freudisme et de la psychanalyse en est aussi une conséquence ; Freud fut, en effet, influencé par l’attribution par Darwin d'un aspect originellement animal à l’homme ; il affirma alors que l’homme est un animal guidé par la libido ou pulsion sexuelle, et que son activité se résume à l’assouvissement de celle-ci ; refouler la pulsion serait néfaste et pourrait détruire le système nerveux de la personne. C’est ainsi que Freud considéra que la théorie de l’évolution explique aussi l’apparition de la religion en la rattachant aux pulsions sexuelles.


Beaucoup d’idéologies et de théories apparues après Darwin se sont inspirées de sa théorie de l’évolution pour jeter les bases de théories aussi dévastatrices que la sienne. Citons, à titre d’exemple : la théorie de l’existentialisme de Sartre et la métapsychique de Bergson qui s’inspirèrent des grandes lignes tracées par Darwin concernant sa conception de l'homme, de la vie et du comportement.


Les sciences expérimentales ont démontré, de façon ne laissant place à aucune équivoque, l’échec de la théorie de Darwin et son erreur. Pour être juste, la théorie de l’évolution ne mérite absolument pas d'être qualifiée de «théorie scientifique»; d’autant plus après la découverte des gènes, de la génétique et des lois de Mendel ou lois de l’hérédité.


Le Coran établit que l’homme fut créé à l'origine de glaise, et qu’ensuite il fut créé d’une goutte de sperme s’établissant dans un reposoir solide ; la matière d’origine de la création première fut donc l’eau, ainsi que le dit Allah عز وجل dans le verset :

 ﴿وَاللهُ خَلَقَ كُلَّ دَابَّةٍ مِنْ مَاءٍ﴾ [النور: 45].

Sens du verset :   ﴾Et Allah a créé d’eau tout animal  ﴿   [sourate 24 : La lumière ; verset : 45].

Et dans le verset :

  ﴿وَجَعَلْنَا مِنَ الْمَاءِ كُلَّ شَيْءٍ حَيٍّ﴾ [الأنبياء: 30].

Sens du verset :   ﴾Et Nous avons fait de l’eau toute chose vivante. Ne croiront‑ils donc pas  ﴿   [sourate 21 : Les Prophètes; verset : 30].


L’homme reste ensuite tel quel sans changement, possédant le même aspect, les mêmes attributs sans évoluer, ni changer. Et ce fait est une des preuves que le Créateur est Unique; Allah عز وجل  a dit :

﴿الَّذِي أَحْسَنَ كُلَّ شَيْءٍ خَلَقَهُ وَبَدَأَ خَلْقَ الْإِنْسَانِ مِنْ طِينٍ. ثُمَّ جَعَلَ نَسْلَهُ مِنْ سُلاَلَةٍ مِنْ مَاءٍ مَهِينٍ﴾ [السجدة: 7-8].

Sens du verset : [Allah] qui a bien fait tout ce qu’Il a créé . Et Il a commencé la création de l’homme à partir d’argile, puis Il tira sa descendance d’une goutte d’eau vile [le sperme]﴿ [sourate 32 : La prosternation ; versets 7 et 8].