Les grands repères de la Miséricorde divine Se dégagent du Pèlerinage à la Maison Sacrée d’Allâh

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  10 Février 2012, 19:20  -  #LES 5 PILIERS DE L'ISLAM

Les grands repères de la Miséricorde divine

Se dégagent du Pèlerinage à la Maison Sacrée d’Allâh

mecque-647656c06.jpgToutes les louanges appartiennent à Allâh, Unique sans aucun associé. Et que la Prière et le Salut soient sur le meilleur de Ses créatures, l’Ultime Prophète et Messager, la Miséricorde offerte à l’humanité, en dépit de ceux qui, désespérément, tentent de masquer la Vérité. En qu’Allâh à Lui la Pureté a parfait les Messages célestes. L’islam, religion pure et saine instituée sur le fondement du Tawhîd1, et bâti en l’espace de 23 années de prédication prophétique,

est la réalisation de la volonté d’Allâh qui est de Lui rendre des adorations multiples constituant la finalité de l’existence de l’homme sur terre. Des Textes célestes, Versets et hadiths, décrivent clairement cette finalité divine. Ainsi, dans un style asserté notre Seigneur Tout Puissant confirme  ﴾Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent﴿ [Ad-Dêriyêt/ V. 56],  ﴾Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire] : « Adorez Allâh et écartez-vous du Tâghoût2 » ﴿ [An-Nehl/ V. 36]. effet, c’en est par le Prophète Mohammed

 

En relation avec ce que nous avons écrit dans le numéro précédent sur le jeûne du mois de Ramadan, nous verrons dans cet article, réservé au Hadjdj, comment l’islam, à partir de l’être et du faire du Prophète , enseigne et incite aux grandes vertus comportementales indispensables pour redresser l’équilibre vital dans un monde harassé par toutes sortes de malheurs et d’injustice, conséquence inévitable de la transgression des Lois divines.

 

Le cher lecteur est invité à l’achèvement de sa lecture de travailler une réflexion poussée sur la réalité de cette religion dernière. Les arguments que je citerai dans cet article, qu’il aura bien compris et médités lui serviront de guide éclaireur afin de considérer, à juste valeur, les préjugés lâchés à tort et à travers à l’encontre de l’Islam.

 

Cela étant dit, j’énumérerai ci-dessous quelques valeurs3 humaines que le Messager  n’a pas manqué de montrer aux gens lors de son seul et unique hadjdj, lequel fut accompli quelques jours juste avant qu’il fut rappelé (mort) à son Seigneur.

 

I- la modestie et l’humilité

Dans l’Islam, l’humilité est conçue comme étant un caractère hissé au dessus de plusieurs qualités morales. Des lectures réfléchies du Saint Qour’ên et des hadiths du Prophète , relatifs aux règles de l’éthique et des mœurs, nous apprennent que la modestie est en fait le trait caractériel spécifique à tout croyant ; elle est une faculté qui le rend accessible à recevoir d’autres vertus, car ne s’élevant point de l’état naturel et original d’homme créé en serviteur à son Seigneur, Allâh -à Lui la Magnificence-, celui-ci sera détenteur des qualités censées le rehausser au degré des adorateurs unitaires.

Parmi les textes généraux qui mentionnent cet état de fait, le dire du Prophète  «Jamais personne ne se comportera avec modestie, pour Allâh, sans qu’Il la fasse élever »Rapporté par Mouslim. Le Messager  fut le premier à mettre en action, et de la meilleure façon, cette parole qui lui fut inspirée de son Seigneur.

 

En effet, malgré le trop élevé rang qu’il occupa au sein de la communauté, il ne se dédaigna jamais d’agir en homme simple, il était le maître des vertus, qui par sa modestie, laissa tout le monde tirer profit de son comportement. Jamais homme après lui ne put le surpasser, voire l’égaler dans son humilité ; il se chargeait lui-même d’accomplir ses besoins domestiques ainsi que ceux des membres de sa famille, il réparait lui-même ses sandales, cousait ses vêtements, saluait les enfants et s’amusait avec eux, et ne se distinguait de rien par rapport à ses compagnons. Il disait «Je mange et je m’assoie comme le fait un serviteur» Rapporté par El Baghawi dans Charh As-Sounna. Bien plus, il se trouve parfois qu’une servante appartenant à un tiers vint le chercher, le prenait par la main et l’emmenait avec elle où elle veut afin de lui accomplir un service ! Rapporté par el Boukhârî 

 

Quant aux aspects qui démontrent particulièrement sa modestie lors de son pèlerinage, son voyage (pour se rendre à la Mecque) qu’il effectua en se servant de bagages très usés et une couverture (peluche) qui valait à peine quatre Dirhams Sahîh Sounan Ibn Mêdja, le fait d’avoir installé derrière lui (sur sa monture) Ousâma Ibn Zeyd, à partir de cArafa jusqu’à Mouzdalifa, et ce devant tout le monde alors que celui-ci fut du nombre des servants Sahîh El Boukhârî, l’on cite également le fait d’y avoir été très facile d’accès, chaque compagnon pouvait aisément le rencontrer afin de lui réaliser son besoin ; il ne prit point de planton pour empêcher les gens de le retrouver ou de lui parler Sahîh Mouslim.  

 

II- La miséricorde

L’islam est une religion de miséricorde et de sérénité, sa charia (législation) est érigée sur la douceur et la compassion, autan aux fondements qu’aux branches. Ce qui fait que le Prophète  ne soit envoyé qu’en miséricorde tel qu’Allâh -Très Haut soit-Il- a confirmé  ﴾Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour  l’Univers﴿ [El Anbiyê’/ V. 107]. Le Messager , lui aussi, dit de lui-même «Je suis Mohammed (…), le Prophète du repentir, et le Prophète de la miséricorde»Sahîh Mouslim.

 

Parmi les actes de l’Envoyé d’Allâh  qui furent l’expression d'une miséricorde divine faite aux pèlerins, le fait d’avoir écourté à cArafa le nombre des rakcates (cycles) aux deux salâts (prières) du Dhohr (midi) et du cAsr (l’après midi)  Sahîh Mouslim.. De même, son autorisation aux personnes qui se trouvèrent dans l’incapacité d’accomplir le hadjdj de désigner quelqu’un d’autre pour le pratiquer à leur place Sahîh Mouslim. Aussi, sont considérées comme des actes de compassion et de miséricorde, ses visites rendues aux malades, la douceur qu’il témoigna à leur égard ainsi que les conseils et les orientations qu’il leur émit, tout ceci dans le but de leur alléger les actes du pèlerinage et de les rendre plus faciles à faire Sahîh Mouslim.

 


III- La bienfaisance

Il en est ici d’un caractère éminemment mis en valeur par l’Islam. Car, c’est grâce à lui que se tissent les liens les plus durables au-delà de l’éloignement des contrées et du temps. Bien plus, El Ihsên ou la bienfaisance (traduction rapprochée) est capable de rendre fraternels des rapports qui se trouvent altérés à cause des différentes injustices que cause l’imparfaite âme humaine. Ceci parce qu, en fait, l’homme est créé sensible à la bienfaisance ; il réagit en conséquence. Parmi les Versets qui décrivent ce fait, la Parole d’Allâh -Pureté à Lui- ﴾Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux ﴿ [Fossilat/ V. 34].

En vérité, celui qui, avec une intention sincère et un esprit juste, consulte la biographie du Prophète  trouvera qu’il représente l’excellent exemple de l’homme bienfaisant. En effet, les narrateurs des dires des compagnons ont éternisé le propos d’Ibn cAbbês   avec lequel il témoigna en disant «Le Prophète  était l’homme le plus charitable» Rapporté par el Boukhârî. De ses propres propos également, la Sounna nous rapporte «Je serais bienheureux, si j’avais comme la montagne de Ouhod en or, de ne pas laisser passer trois nuits sans que je ne l’aurait donnée (en aumône), sauf une partie que je garderai afin d’acquitter une éventuelle dette ».

 

Ainsi, trouverons-nous évoqués dans les hadiths qui relatent le hadjdj du Prophète  quantité intéressante d’actes de bienfaisance, par exemple le don impressionnant qu’il fit lorsqu’il distribua aux pauvres et gens qui s’y trouvèrent indigents toutes ses chamelles ; elles furent au nombre de cent Raporté par Mouslim.. De même, elle lui est comptée comme une attitude de bienfaisance, son grand attachement à sa communauté, son attention quant à leur réussite et sauvegarde le Jour de la Résurrection, ce qui le tint debout le soir de cArafa implorant son Seigneur avec insistance afin de lui (sa communauté) pardonner ; et quand un compagnon lui demanda de faire une invocation à son profit, il (le Prophète ) n’hésita pas à la généraliser pour ainsi profiter à tous ses compagnons, il leur dit  «Qu’Allâh vous pardonne (tous)» Rapporté par Ahmed.

 

Enfin, son discours  ce jour-là, que tous les musulmans se sont accordés d’appeler khotbat hadjdjat el wadêc, le discours du pèlerinage de l’Adieu, lui seul suffirait de stipuler toutes les œuvres et les paroles de bienfaisance, de douceur, de compassion, de vraie tolérance ; de même que toutes les qualités de perfection qui sont à la porté de l’homme. Celles que j’ai soulignées ne sont qu’un rappel pour des gens doués d’intelligence. Un guide éclaireur, je le répète, pour quiconque souhaiterait apprendre la vérité que ne saura réfuter une personne vérace et sincère.

 

Ô Seigneur ! Fais triompher Ta religion, et élève, très haut, Ta Parole, âmîn !

Et notre dernière invocation est : « louange à Allâh, le Seigneur de l’Univers ».

 

Aboû Fahîma cAbd Ar-Rahmên El Bidjê'î

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1Terme islamique qui signifie: vouer une adoration exclusive à Allâh. Communément traduit par le mot Unicité. Lire, pour d’amples connaissances sur le sujet, l’article les valeurs suprêmes du Tawhîd paru au 7ème n° de cette revue.


2L’éminent Cheikh Abd El Ghani Aoussatdéfinit ce terme par ces mots : « Toute chose par laquelle l'homme dépasse ses limites, tel que ce que l'on adore, que l'on suit ou à laquelle on obéit en dehors d'Allâh». Voir L’unicité  d’Allâh dans la Thora, l’Evangile et le Qour’ên ; petite épître à notre voisin le chrétien, introduction du Ch. P. 7


3Pour une lecture intégrale de ces qualités, lire Ahwêl An-Nabî  Fi el Hadjdj : les états du Prophète dans le Pèlerinage, Faysal Ibn cAli El Bacdânî, PP 97-131.

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