Quand l’aumône courante profite-t-elle à son auteur ?

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  5 Novembre 2010, 19:38  -  #LA CROYANCE ISLAMIQUE

Quand l’aumône courante profite-t-elle à son auteur ?

 


enfant-invoque.pngQuestion :

Est-ce que l’aumône courante correspond à ce que la personne a effectué de son vivant ou correspond-elle à ce qu’ont effectué les membres de sa famille après sa mort ?

Réponse :

Ce qui est apparent dans la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم : « à l’exception d’une aumône courante » [1] correspond à ce qu’a effectué le défunt comme aumône courante et non pas ce qu’ont fait ses enfants après sa mort. En effet, le messager, صلى الله عليه وسلم , nous a indiqué ce qui revient à l’enfant par la parole suivante : « un enfant pieux qui demande pardon à Allah pour ses parents ». Donc, si le défunt avait recommandé une chose qui peut être considérée comme une aumône courante, ou a laissé à disposition de la communauté une chose pareille, ceci lui sera profitable après sa mort, tout comme une science qu’il aurait laissée derrière lui. De la même façon, si son enfant fait des invocations en sa faveur. 

Par conséquent, si on nous pose la question suivante : « Est-il préférable que je fasse deux unités de prière pour mes parents décédés ou que je fasse deux unités de prière pour moi-même dans lesquelles j’implorerais Allah pour qu’il pardonne à mes parents ? » ; nous répondrons : « Il est préférable que tu pries deux unités de prière pour toi-même en y faisant des invocations pour tes parents car c’est ce qu’a indiqué le prophète, صلى الله عليه وسلم, lorsqu’il dit : « un enfant pieux qui demande pardon à Allah pour ses parents » et il, صلى الله عليه وسلم, n’a pas dit : « qu’il prie pour eux ou qu’il fasse une autre action en leur faveur » ».

 

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Post-Scriptum :

Source : Fatawa arkân al-islâm , Question 389, Page 445.

Auteur : Sheikh Al-’Uthaimîn qu’Allah lui fasse miséricorde .

Traduction : Abou Abdillah

 

 

Notes :

[1] Rapporté par Muslim, kitâb al wassiyah, bâb ma yalhaqou al insân min thawâb ba’da wafâtihi (1631).