Quatrième préjugé : La peine de mort pour l'apostat en contradiction avec la liberté de religion ?!

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  29 Juillet 2011, 16:10  -  #LA RELIGION ISLAMIQUE

Quatrième préjugé

 

Certains prétendent que l’application de la peine de l’apostasie est une violation des droits de l’homme en Islam qui préconisent la liberté de religion et qu’elle est en contradiction avec ce verset qui dit : (Nulle contrainte en religion)[Sourate 2, verset 256.].

 

Réponse à ce préjugé :

   

espada-5272.jpgL’Islam a prévu la peine capitale pour l’apostasie comme cela est dit dans ces hadiths : « Il n’est pas permis de verser le sang du Musulman qui atteste qu’il n’y a de divinité [digne d’adoration] qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah, sauf dans trois cas : le mouhçane (le marié) qui commet l’adultère, l’auteur d’un homicide (volontaire) et le renégat qui délaisse la communauté »[Mouslim (3/1302), Hadith N° 1676]. « Quiconque abjure sa foi, tuez-le ! »[Al Boukhari (6/2537), Hadith N° 6524].

 

Il faut avant toute chose, signaler deux points importants :

 

1- La peine n’est appliquée que pour le renégat qui expose publiquement son apostasie, invite et incite les autres à se rebeller contre les enseignements et les institutions de l’Islam : l’apostasie ici s’apparente à une insurrection interne. Quant à celui qui n’expose pas son apostasie, son jugement reviendra à Allah, car l’Islam ne prend en compte que les apparences, quant aux intimités du cœur, seul Allah les connaît. Le Prophète -paix et salut sur lui- dit : « J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils confessent qu’il n’y a d’autre divinité digne d’adoration qu’Allah. Celui qui confesse qu’il n’y a d’autre divinité digne d’adoration qu’Allah n’a rien à craindre de moi : il ne peut être frappé dans sa personne, dans ses biens que conformément au droit de l’Islam et c’est Allah qui se charge de son compte. » [Al Boukhari (3/1077), Hadith N° 2786].

 

2 – Durant trois jours au cours desquels il a des entretiens avec de grands érudits, on le convie à revenir à sa foi. S’il se ravise, c’est ce pour quoi l’Islam œuvre, mais s’il persiste dans son refus et sa perversion, il est exécuté afin de se prémunir de son vice et de préserver la société de  son danger.


L’apostasie est une moquerie contre la religion et ses enseignements que la Charia islamique n’admet pas et la considère plus grave que la mécréance. Allah dit : ( Ceux qui ont cru, puis sont devenus mécréants, puis ont cru de nouveau, ensuite sont redevenus mécréants, et n’ont fait que croître en mécréance, Allah ne leur pardonnera pas, ni les guidera vers un chemin (droit) )[Sourate 4, verset 137.].

 

Pourquoi exécute-t-on le renégat ?

 

1 – L’apostasie est une publicité néfaste pour l’Islam et un outrage à ses adeptes du fait qu’elle empêche les autres de penser à l’embrasser, car c’est comme s’il disait  qu’il s’est islamisé, a expérimenté l’Islam, mais l’a trouvé insatisfaisant et que son ancienne religion est meilleure que l’Islam. C’est une issue que les ennemis de l’Islam empruntent pour le détruire : ils entrent dans l’Islam et en ressortent.

 

2 – L’Islam veut que toute personne qui veut l’embrasser le fasse avec conviction, méditation et bonne intention et après l’avoir soigneusement étudié et passé au crible. Si elle y parvient avec conviction, telle est l’aspiration de l’Islam, sinon elle aura déjoué la ruse de celui  tentait de jouer avec l’Islam.

 

3 – L’Islam ne regarde pas la religion comme une affaire personnelle, même si cela se présente comme tel en apparence. Car l’apostasie n’est pas simplement le changement de croyance du renégat, mais une violation de l’ordre, ce qui menace à terme le système. L’effet néfaste ne se limite pas à la personne du renégat mais se répand dans toute la société. L’Islam considère l’apostasie comme une insurrection interne qui ne peut être évidemment cautionnée et acceptée. Cette situation est présente dans d’autres institutions que l’Islam. Celui qui viole les institutions, œuvre pour les renverser et les changer et pousse au soulèvement et au chaos interne, subit de nos jours, des représailles qui peuvent être pires que l’exécution, comme la torture morale ou physique qui se solde par la mort, l’expulsion, la confiscation de ses biens ; certains sont pourchassés, pour d’autres, ce sont leurs familles et proches qui se retrouvent au centre d’un odieux chantage.