« Que celui d’entre vous qui constate un mal le change par sa main »

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  10 Avril 2011, 19:04  -  #SCIENCE DU HADITH

a271c03b23377fa3dbf5111aa8f460b9-dvkqlu.jpgBismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Abû Sa’îd al-Khoudrî a dit :

« J’ai entendu le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) dire : « Que celui d’entre vous qui constate un mal le change par sa main. S’il ne le peut pas qu’il le change par sa langue. S’il ne le peut pas qu’il le désapprouve en son cœur, cela étant la plus faible manifestation de la foi. »Rapporté par Muslim, n°49


La parole du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « Qu’il le change » exprime une impérative selon l’avis unanime des membres de la Communauté. En effet, le Livre, la Sounnah et le Consensus de la Communauté confirment la nécessité d’ordonner le bien et de défendre le mal. Agir dans ce sens relève de l’échange de bons conseils recommandés par la religion.

[...]

Ordonner le bien et interdire le mal est une obligation communautaire. Si certains l’acquittent, les autres en sont dispensés. Si personne ne l’acquitte, tous ceux qui s’en abstiennent, sans excuse ni crainte, tombent dans le péché.

[...]

Cela peut devenir une obligation personnelle pure celui qui se trouve dans un endroit où il est le seul à connaître le mal ou à être capable de l’éradiquer. C’est le cas de celui qui voit son épouse, son enfant ou son domestique entrain de faire du mal ou de négliger le bien.

[...]

Al-Qadhî ’Iyâdh (rahimahullâh) a dit : « Ce hadîth traite de la manière de changer. Celui qui veut changer doit s’y prendre à l’aide de tout moyen efficace ; qu’il s’agisse de la parole ou de l’acte consistant à casser les instruments du faux et à déverser les substances enivrantes ou à donner l’ordre de procéder à ces actes ou à retirer l’objet usurpé pour le restituer à son propriétaire ou à donner un ordre dans ce sens, si on peut le faire.


Le changement doit se faire doucement quand on traite avec un ignorant ou avec un injuste puissant et redoutable puisque c’est plus à même de faire accepter la parole de celui qui veut changer [...] » 


  Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 2/217

 

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