Suivre la voie des pieux prédécesseurs !

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  4 Mars 2013, 19:27  -  #SES COMPAGNONS ET SUCCESSEURS

 

  Ils ne délaissent pas la compréhension des pieux prédécesseurs

pour comprendre le Coran et la Sunna

 

lumiere-sur-la-voie-des-pieux-predecesseurs.jpgCeci en raison de la Parole d’Allah : « Et quiconque rentre en désaccord avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un autre sentier que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons en Enfer. Et quelle mauvaise destination ! » (An-Nisâ’, v.115)

 

« Les premiers [croyants] parmi les Muhâjirîn (de la Mecque) et les Ansârs (de Médine) et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière » (At-Tawbah, v.100)

 

« Et quand on leur dit : « Croyez comme les gens ont cru », ils disent : « Croirons-nous comme ont cru les simples d’esprit ? » Certes, ce sont eux vraiment les simples d’esprit, mais ils ne le savent pas. » (Al-Baqarah, v.13)

 

Abd Allah Ibn Masûd rapporte que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Les meilleurs des hommes sont ceux de ma génération, puis ceux qui les suivent. » [Al-Bukhârî (2509) et Muslim (2533)]

 

Abd Allah Ibn Amr rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Arrivera à ma Communauté ce qui est arrivé aux Enfants d’Israël, ils les suivront pas à pas, au point que l’un d’eux copule en public avec sa mère, des gens de ma Communauté feront cela. Les Enfants d’Israël se sont divisés en soixante-douze sectes, et ma Communauté se divisera en soixante-treize sectes, toutes en Enfer sauf une. » Les Compagnons dirent : « Quelle est-elle, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Ceux qui se conforment à ma voie et celle de mes Compagnons aujourd’hui. » [As-Sahîhah (203)] Dans une version rapportée par l’imam Ahmad, d’après Muâwiyah, il expliqua que le groupe sauvé était le groupe uni des musulmans (Al-Jamâah) [As-Sahîhah (204)].

 

Et dans le hadith précédemment cité de Al-Irbâd : « Attachez-vous à ma Sunna et la Sunna des califes bien guidés, mordez-y avec vos molaires. Et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion] car toute innovation est un égarement. »

 

cÂ’ishah rapporte que le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) récita : « C’est Lui qui t’a révélé le Livre : il s’y trouve des versets sans ambiguïté, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à interprétations. Les gens qui ont dans leur cœur un penchant vers l’égarement, suivent les versets à équivoque » Puis il dit : « Lorsque vous voyez des gens suivre ce qui est équivoque, sachez que c’est d’eux dont Allah parle, alors prenez garde. » [Al-Bukhârî (4273) et Muslim dont c’est la formulation (2665)]

 

Abd Allah Ibn Umar a dit : « Al-Khawârij sont les pires des créatures auprès d’Allah. Ils ont pris des versets révélés au sujet des mécréants et les ont appliqués aux croyants. » [Al-Bukhârî (92)]

 

Al-Awzâ’î a dit : « Patiente sur la Sunna, arrête-toi là où les gens se sont arrêtés, dis ce qu’ils ont dit, abstiens-toi de ce dont ils se sont abstenus, et suis la voie de tes pieux prédécesseurs, car ce qui leur a suffit te suffira. » [Al-Lâlakâ’î dans Sharh Usûl Al-Ictiqâd (315)]

 

Ceci car les pieux prédécesseurs avaient un esprit plus grand, une meilleure compréhension, un esprit plus affûté, une vision plus subtile, comme l’a dit Abd Allah Ibn Masûd : « Celui d’entre vous qui veut suivre quelqu’un, qu’il suive une personne morte, car le vivant n’est jamais préservé des troubles. Les Compagnons de Muhammad ont les cœurs les plus pieux de cette Communauté, leur science est la plus profonde, et ils sont ceux qui ont eu le moins d’effort à fournir [dans la compréhension]. Ce sont des gens qu’Allah a choisis afin d’accompagner Son Prophète et d’établir Sa religion, alors reconnaissez leur droit, et attachez-vous à leur voie, car ils cheminaient continuellement sur la droiture. »

 

On trouve de nombreux Textes dans lesquels le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a exposé que la meilleure génération de cette Communauté est celle en laquelle il a été suscité, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent.

 

Le plus grand des mérites est celui de la science et de la foi, ainsi les savants sont unanimes pour dire qu’ils sont les plus savants de cette Communauté, au grand dépit des voies innovées et blâmées. Ils étaient, ainsi que les a décrits ‘Umar Ibn Abd Al-Azîz : « Plus à même de dévoiler les choses, et plus connaisseurs du bien que pouvaient contenir ces choses. » [Dar' Tacârud Al-cAql macâ An-Naql (7/287)]

 

Ceci leur appartient en dehors de nous, et quant aux discernements que nous pouvons avoir en commun avec eux en ce qu’indiquent les termes et les esprits, alors nul doute que leurs cœurs étaient plus pieux, qu’ils étaient plus savants, qu’ils avaient moins d’effort à faire [dans la compréhension], et étaient plus proches de réaliser des choses qu’on ne nous a pas accordées, car Allah leur a fait don d’esprits illuminés, d’éloquence, d’une grande science, d’une facilité de mémorisation, d’une rapidité et facilité de discernement, d’une faible présence voire d’une absence de contradicteurs, de desseins pieux, d’une crainte du Seigneur. L’arabe était leur nature et disposition innée, les sens authentiques étaient ancrés dans leur nature et leur esprit, ils n’avaient pas besoin d’étudier les chaînes de transmission et le cas de chaque transmetteur, les défauts du hadith, les critiques et éloges, ni même d’étudier les règles, fondements et propos des savants des fondements de la religion. Ils étaient dispensés de tout cela, et se limitaient à deux choses : Premièrement : Allah a dit, Son Messager a dit. Deuxièmement : Son sens est ceci et cela.

 

Ils sont les membres de la Communauté qui connaissaient le mieux ces deux fondements, leur force était vaste et concentrée sur ces deux choses. Quant à ceux venus après, leur force est divisée et leurs pensées multiples. L’arabe et ce qui en découle occupe une grande part de leur force, les fondements et les règles une autre, la science des chaînes de transmission et des transmetteurs une autre encore, leur réflexion sur les propos de leurs différents auteurs et enseignants et le sens qu’ils ont visé occupe encore une partie de leur force, et d’autres choses encore. Lorsqu’ils parviennent aux Textes prophétiques, même si leur ardeur est enviable, ils y parviennent avec des cœurs et esprits usés par le cheminement de jour et de nuit sur d’autres voies, et le parcours nocturne sur d’autres chemins. [Dar' Tacârud Al-cAql macâ An-Naql (7/287)]

 

Shaykh Fawzân dit :

 

C’est là une incitation à suivre la voie des pieux prédécesseurs, après le suivi du Livre et de la Sunna. Il faut suivre la voie des pieux prédécesseurs, avec à leur tête Al-Muhâjirûn et Al-Ansârs, et à la tête de Al-Muhâjirûn les califes bien guidés : Abû Bakr, cUmar, Uthmân et Alî. Allah dit : « Les premiers [croyants] parmi les Muhâjirîn (de la Mecque) et les Ansârs (de Médine) et ceux qui les ont suivis de la meilleure manière, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux où ils demeureront éternellement. Voilà l’immense succès ! » (At-Tawbah, v.100)

 

Ceux qui les ont suivis de la meilleure manière ont suivi la voie des Muhâjirîn et Ansârs, pourquoi ? Car les Muhâjirîn et Ansârs ont suivi le Livre et la Sunna. Allah témoigne pour les Muhâjirîn et Ansârs en disant qu’ils sont sur la vérité et qu’ils doivent être suivis et imités en cela. Ainsi, on ne doit les suivre que parce qu’ils sont en conformités avec le Livre et la Sunna. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Attachez-vous à ma Sunna et la Sunna des califes bien guidés après moi. »

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit à propos du groupe sauvé : « Ceux qui se conforment à ma voie et celle de mes Compagnons aujourd’hui. » Il a mentionné ses Compagnons car ils étaient sur une voie droite, étaient plus savants que nous, plus proches de la connaissance du Livre et de la Sunna, car ils ont pris la science du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), ont combattu avec lui, ont assisté à la Révélation, et ont appris les interprétations. Ainsi, ils sont plus savants que nous, et de manière globale plus proches de la vérité et de la justesse, même si aucun d’entre eux n’est infaillible, mais l’infaillibilité est pour leur ensemble, et même si certains d’entre eux se trompent c’est en faisant un effort d’interprétation qui est récompensé et rétribué et ne diminue en rien de leur mérite et leur rang auprès d’Allah. Ceci, alors que leurs erreurs sont peu nombreuses, louange à Allah. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a loué les meilleures générations en disant : « Les meilleurs des hommes sont ceux de ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent. » Le transmetteur du hadith dit : « Je ne sais s’il a mentionné après sa génération, deux ou trois générations. » Il mentionna ensuite l’arrivée de troubles, de divergences et ordonna de se conformer au Coran et la Sunna en disant : « Celui d’entre vous qui vivra verra de nombreuses divergences. Attachez-vous donc à ma Sunna et la Sunna des califes bien guidés. » Allah dit : « Puis, si vous divergez en quoi que ce soit, renvoyez le jugement à Allah et au Messager. » (An-Nisâ’, v.59)

 

Ainsi, Il a réuni l’existence de divergences et de divisions, et Allah nous a ordonné de suivre le Livre et la Sunna, de même que Son Messager nous a commandé de suivre le Coran et la Sunna dans les divergences et oppositions entre les gens, et ce jusqu’au Jour de la Résurrection. Il dit : « Je vous ai laissé après moi deux choses, vous ne vous égarerez jamais [tant que vous vous y attacherez] : le Livre d’Allah et ma Sunna» Cela fait partie de la miséricorde d’Allah sur cette Communauté : la préservation du Livre, sans modification et transformation, et la préservation de la Sunna et sa codification en des recueils sûrs. Cela fait partie de la clémence d’Allah pour cette Communauté, lorsqu’Il lui donna ce qui la préservera de l’égarement, si elle s’y attache.

 

À notre époque sont apparus des groupes voulant couper les musulmans de leurs pieux prédécesseurs, réprouvant l’affiliation aux pieux prédécesseurs, le suivi des pieux prédécesseurs, et cherchant la modernité. On les nomme ainsi les musulmans modernes ! Par cette modernité ils veulent couper le lien entre les pieux prédécesseurs et les contemporains, mais pourquoi ? Afin d’égarer les gens de la voie d’Allah.

 

Leurs beaux parleurs recommandent de suivre le Coran et la Sunna et avertissent contre le fait de suivre les pieux prédécesseurs. Mais comment pouvons-nous nous attacher au Livre et à la Sunna en délaissant la voie des pieux prédécesseurs qui sont les meilleurs de ceux qui ont suivi le Livre et la Sunna et également les meilleurs dans leur compréhension ? Et Allah nous a ordonné, ainsi que Son Messager de suivre leur voie, et si nous délaissons la voie des pieux prédécesseurs, comment pourrons-nous comprendre le Coran et la Sunna ? C’est là une désobéissance à Allah et Son Messager (salallahu ‘alayhi wasalam), un appel à l’égarement, et une rupture entre les contemporains et les pieux prédécesseurs de cette Communauté. Il est mentionné dans un hadith que parmi les signes de l’approche de l’Heure est qu’apparaîtront des gens qui insulteront les pieux prédécesseurs et que les derniers de cette Communauté maudiront les premiers. Il n’est pas éloigné de penser que cela est le début de ce qui va arriver de ce dont le Messager (salallahu ‘alayhi wasalam) nous a informés.

 

Ils n’ont d’autres ambiguïtés en cela que de dire : emprunter la voie des pieux prédécesseurs est une imitation, et on nous a ordonné de suivre le Coran et la Sunna, et on nous a interdit l’imitation !

 

Nous leur disons : l’imitation n’est pas totalement blâmable, et l’imitation dans la vérité et le suivi des adeptes de la vérité est commandée. Allah dit à propos de Son prophète Yûsuf : « Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Ibrâhîm, Ishâq et Yacqûb. » (Yûsuf, v.38) Donc Yûsuf nous informe qu’il a suivi ceux qui l’ont précédé dans leur droiture, et Allah n’a blâmé que le suivi des pères et ancêtres car ils étaient ignorants, lorsqu’Il dit : « Et quand on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a révélé », ils disent : « Non, mais nous suivons les coutumes de nos ancêtres. » – [Est-ce qu’ils les suivent], même si leurs ancêtres ne savaient rien et n’étaient pas bien guidés ? » (Al-Baqarah, v.170)

 

Il les a blâmés car ils ne savaient rien et n’étaient point bien guidés. Cela montre que si ceux qui nous précédent connaissent et comprennent le Coran et la Sunna, ils doivent être suivis en cela. Et Allah dit : « Et quand on leur dit : « Venez vers ce qu’Allah a révélé et vers le Messager », ils disent : « Nous suffit ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres », même si leurs ancêtres ne savaient rien et n’étaient pas bien guidés. » (Al-Mâ’idah, v.104)

 

Cela montre que celui qui sait est celui qui doit être pris pour exemple, et Il n’a blâmé que celui qui suit celui qui ne sait rien. L’imitation n’est donc pas totalement interdite, et pas totalement permise, mais il faut la détailler : celui qui est sur la vérité doit être suivi et imité, conformément à l’ordre mentionné dans le Coran et la Sunna de suivre les pieux prédécesseurs et de les prendre pour modèles. Quant à celui qui s’oppose à la vérité, il ne doit être ni suivi ni imité. C’est là la réponse à cette question.

 

L’auteur – qu’Allah le préserve – dit :

 

Qu’Allah soit bon envers vous. Il existe de grandes questions que nous ne pouvons comprendre qu’à travers la compréhension des Compagnons, comme notre divergence avec les autres groupes concernant le destin, le sort de celui qui commet un grand péché, les Noms et Attributs d’Allah, et si l’on perd cette voie, chacun pourra comprendre le Coran à sa manière.

 

Shaykh Fawzân – qu’Allah le préserve – a répondu :

 

Oui. Nous disons qu’il n’est possible de comprendre le Coran et la Sunna qu’en suivant la voie des pieux prédécesseurs, et il n’est pas possible qu’une personne vienne à la Fin des Temps, rejette la voie des pieux prédécesseurs et prétende prendre directement du Coran et de la Sunna. C’est un égarement, une division de la Communauté, et une rupture du lien entre ses contemporains et ses pieux prédécesseurs.

 

Source : Al-Isbâh

Traduit et publié par les salafis de l’Est