Tel était Ibn Taymiyyah – SHeikh al-Islâm !

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  13 Décembre 2010, 10:18  -  #LES GENS DE SCIENCE

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[…] J’ai entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (Qadassa Allâh roûhahu) dire : « Dans ce bas monde, il y a un Paradis. Celui qui n’y entre pas, n’entrera pas dans le Paradis de l’au-delà. »


Il m’a dit une fois : « Qu’est-ce que mes ennemis pourraient faire de moi ? Moi, mon Paradis et son Jardin sont dans ma poitrine où que j’aille, ils sont avec moi et ne se séparent pas de moi. Mon emprisonnement est un isolement, ma mort ferait de moi un martyr, et l’exil de mon pays serait une excursion»


Il disait dans sa prison de Qal’ah : « Si je faisais don de l’équivalent de cette Qal’ah en or, cela ne suffirait pas pour moi afin de remercier de cette situation [d’emprisonnement] » - ou il a dit : « Je n’ai pu les récompenser [les responsables de son emprisonnement] pour ce bienfait accordé. » ou des paroles similaires.


Il disait aussi dans ses prosternations en prison : « O Seigneur ! Aide-moi à invoquer Ton Nom, à Te témoigner de la gratitude et à T’adorer parfaitement. » Mâ châ Allâh.


Il m’a dit une fois : « Le prisonnier, est celui qui est privé [prisonnier] du Rappel d’Allâh – Ta’âla. Et le captif [al-Mâ-ssoûr], est celui qui est captif de ses passions [Hawa]. » Et lorsqu’il entra [dans sa prison] et qu’il vit les murailles, il récita :

« C’est alors qu’on éleva entre eux une muraille ayant une porte dont l’intérieur contient la miséricorde, et dont la face apparente a devant elle le châtiment [l’Enfer] » Coran, 57/13

 

Allâh Sait que je n’ai jamais vu une personne dotée d’une aussi bonne humeur que la sienne, malgré la vie difficile et dépouillée de tout plaisir qu’il menait. Bien au contraire, celle-ci fut menée d’emprisonnement [Habs], de menaces et de harcèlements [Irhâq]. Et pourtant avec cela, il était le meilleur parmi les gens, agréable, il gagnait les poitrines et les cœurs, le plus satisfaisant des gens, et on voyait de son visage la félicité.


Lorsque nous étions pris d’une grande peur, et que les suggestions nous nous saisissaient, au point que nous ressentions que la terre se rétrécissait sur nous, nous allions à lui, et juste à le voir et à écouter ses paroles, tout cela partait de nous, et nos cœurs respiraient, et retrouvaient force, certitude et apaisement. Gloire à Allâh ! Qui a fait témoigner [à certains] de ses adorateurs le Paradis avant de le rencontrer, et qui leur a ouvert les portes [du Paradis] dans le monde des actions, dont ils ont pu sentir son odeur et son arôme, leur donnant ainsi la force d’œuvrer pour sa demande, et afin d’y accéder […] 

 

Kitâb « Al-Wâbil us-Sayb min al-Kallâm at-Tayb » p.109-110

 

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Lettre de Ibn Taymiyyah à sa mère

 

 

De la part de Ahmad Ibn Taymiyyah à sa bienheureuse mère, qu’Allâh lui rafraîchisse ses yeux de Sa Grâce, répande abondamment sur elle Ses largesses, et la rende d’entre les meilleurs de Ses esclaves et de Ses servantes.


Que la paix d’Allâh, Sa Miséricorde et Sa Bénédiction soient sur vous !

Nous louons vers vous Allâh en dehors de qui il n’y a point d’autre divinité qui ne mérite d’être louée. Il est digne, et sur toute chose Il est Puissant. Nous lui demandons de prier sur le Sceau des Prophètes, et l’imâm des pieux, Muhammad, Son adorateur et envoyé, Qu’Allâh prie sur lui et sa famille, et leur accorde une paix complète.

 


Je vous adresse cet écrit sur les immenses faveurs, les dons gracieux et les bienfaits considérables d’Allâh. Nous en remercions Allâh et nous demandons un surplus de grâce. Les bienfaits d’Allâh, lorsqu’ils nous parviennent, c’est à chaque fois la prospérité et l’abondance. Ses Mains s’illustrent de par le compte.


Vous savez que notre séjour actuel en ce pays, est relatif à des questions nécessaires. Si on les passe sous silence, les domaines religieux et mondains vont s’altérer. Par Allâh, nous n’avons pas choisi le fait d’être loin de vous. Si les oiseaux pouvaient nous porter, nous serions revenus à vous. Cependant, l’absent a une excuse. Vous, si vous pouviez voir ce qu’il y a au fond des choses - Louange à Allâh - vous n’aurez à l’heure actuelle que ce choix.


Nous n’avons pas pris la résolution de séjourner ou d’immigrer un seul mois. Au contraire, chaque jour nous consultons Allâh pour nous et pour vous. Priez pour qu’il nous accorde Ses faveurs. Nous demandons à Allâh - Ta’âla - de nous accorder ainsi qu’aux musulmans, tout ce qui est rempli de Sa Grâce, dans la bonté et le salut. Allâh a ouvert les portes du bien, de la miséricorde, de la voie droite et de la bénédiction, qui n’ont jamais traversé l’esprit ou l’imagination des hommes.


Nous sommes, à chaque instant préoccupés par le voyage et nous consultons, toujours Allâh - Ta’âla. Il ne faut pas que quelqu’un puisse croire que nous donnons la préférence aux choses de ce bas monde, plutôt que votre compagnie. Au contraire, nous ne donnons aucune préférence aux choses de ce bas-monde sur votre compagnie. Mais c’est qu’il y a là d’importantes choses dont nous craignons qu’elles fassent du mal au commun des musulmans et aux élites. La personne présente [en ce lieu] assiste à des choses qu’une personne absente ne peut voir.


Ce qui est recherché par chacun de nous, c’est de multiplier ses invocations pour obtenir les bienfaits, car Allâh sait et nous ne savons pas. Il peut et nous ne pouvons pas. Il est celui qui sait absolument tout des choses cachées. Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Une partie du bonheur du fils d’Adam est due au fait de consulter Allâh et d’être satisfait des bienfaits qu’Il lui a accordé. Une partie du malheur du fils d’Adam est due au fait de ne pas consulter Allâh et l’insatisfaction des bienfaits qu’Il lui a accordé. »Rapporté par at-Tirmidhî  Le commerçant est en voyage et craint de perdre ses biens. Il a besoin de se fixer jusqu’à les écouler. Notre cas est ce qui illustre le mieux cette parole.


Il n’y a de force et de pouvoir que par Allâh, que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur vous un grand nombre de fois, et sur l’ensemble de ceux qui sont à la maison, petits et grands, ainsi que les proches et les amis, un à un.


Louange à Allâh, le Seigneur des mondes et que la prière et le salut d’Allâh soient sur notre maître Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 28/48-49

 

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