Traiter la fièvre avec de l’eau

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  27 Novembre 2010, 00:51  -  #DECOUVERTES SCIENTIFIQUE

 

1258650472-fievre.jpgD’après Ibn Omar -qu'Allah sois satisfait de lui, le prophète - paix et salut sur lui - a dit : «la fièvre est une bouffée de chaleur de l’enfer, faites-la disparaître avec de l’eau», hadith rapporté par Bukhari et Muslim.

 

D’après Fatima Bent Al-Monzer ; quand on amène une femme fébrile à Asma Bent Abi-Bakr, elle lui répand de l’eau sur le front et dit : «le prophète - paix et salut sur lui - nous demandait de la rafraîchir avec de l’eau » Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim et Al-tirmidhi.

 

Selon Rafé Ibn Khadij, le prophète - paix et salut sur lui - a dit : « la fièvre est une bouffée de chaleur de l’enfer, rafraîchissez-la avec de l’eau » Rapporté par Al-Boukhari, Mouslim et Al-tirmidhi.

 

Selon Abi Jamra Nasr Ibn Imran ; j’accompagnait Ibn Abbas quand je suis trouvé atteint de fièvre, alors, il m’a conseillé de la faire baisser avec de l’eau bénite de Zamzam car le prophète - paix et salut sur lui - avait dit : « la fièvre est une bouffée de chaleur de l’enfer, faites-la baisser avec de l’eau – ou peut-être a-t-il dit : avec de l’eau de Zamzam », rapporté par Al-Boukhari.

 

D’après Samra -qu'Allah sois satisfait de lui- ; le prophète - paix et salut sur lui - a dit : « la fièvre est un tison de feu, éteignez-la avec de l’eau fraîche », et le prophète - paix et salut sur lui - , en cas de fièvre, répand de l’eau sur sa tête, et il se lave. Rapporté par Al-Bazzar, revu par Al-Hakim.

 

D’après Anas Ibn Malek -qu'Allah sois satisfait de lui-, le prophète - paix et salut sur lui - a dit : « si la fièvre s’empare de l’un parmi vous, qu’il se lave continuellement avec de l’eau, (dans une autre version : qu’il se lave de temps en temps) pendant trois jours » Rapporté par Al-Nassaï, revu par Al-Hakem, cité par Al-Tabarani dans Le juste milieu, et les personnes qui font la chaîne de sa transmission sont dignes de confiance.

 

Ibn Hajar a dit : (une bouffée de chaleur de l’enfer signifie son état torride et caniculaire, et cette ressemblance à l’enfer a été expliquée de maintes façons par les savants ; certains croyaient que c’est une assimilation au sens propre car le sujet fébrile se sent brûlé par un tison de feu, et le Seigneur a fait d’elle une épreuve pour que les serviteurs en tirent des leçons, exactement comme le plaisir et la joie qui font partie de la jouissance du paradis, et ils ne sont que des épreuves ici-bas. D’autres savants disaient que c’est plutôt au bien acquis [par la fièvre que le prophète - paix et salut sur lui - a fait allusion], or, la chaleur de la fièvre est comparée à celle de l’enfer au sens figuré, pour attirer l’attention sur son état caniculaire, et que cette chaleur est presque comme l’enfer qui n’épargne pas quiconque s’en approche).

 

De sa part, Ibn Al-qayim considère que : (le propos du prophète - paix et salut sur lui - visait les habitants d’Al-Hijaz et son entourage, car ils s’étaient trouvés la plupart du temps frappés par la fièvre occasionnelle et consécutive provoquée par l’excès de chaleur, et celle-ci exige l’hydratation avec l’eau fraîche ; boire ou se laver. La fièvre s’apaise quand le patient fébrile boit ou se lave avec de l’eau fraîche. Il se peut également que le terme de la fièvre soit pris dans un sens plus large pour désigner toute sorte de fièvre, Galien voyait que l’eau fraîche pourrait faire baisser la fièvre). (… quant à « l’eau », il y avait deux avis : l’un en voit l’eau quelle que soit sa source, et celui-ci est le vrai, l’autre se penche vers l’eau de Zamzam en se référant à la version d’Al-Boukhari, d’après Abi Jamra qui a entendu Ibn Abbas rapporter que le prophète - paix et salut sur lui - a dit : faites-la baisser avec de l’eau – ou peut-être a-t-il dit : avec de l’eau de Zamzam. Mais le rapporteur de ce hadith était sceptique quant à son exactitude, et s’il en était sûr, il viserait les habitants d’Al-hyjaz seulement puisque l’eau de Zamzam était à leur portée).

 

Al-Nassimi dit : (le fait de désigner l’eau de Zamzam n’est pas obligatoire, mais quand elle est là, son utilisation aura des effets avantageux aussi bien pour l’âme que pour le corps).

 

Al-Kahhal Ibn Tarkhan dit : (quant à son propos - paix et salut sur lui - : «la fièvre est une bouffée de chaleur de l’enfer, faites-la baisser avec de l’eau », il signifie apparemment toute sorte de fièvre sauf celle causée par un coup de soleil, car elle était fréquente chez les habitants d’Al-Hyjaz, mais pour les autres fièvres, l’eau de Zamzam n’est pas obligatoire).

 

Le Dr Mohammed Ali Al-Bar confirme la théorie d’Al-Kahhal : (c’est tout à fait juste où les pèlerins sont victimes de coups de soleil, et le traitement des patients consiste à les installer à l’ombre, les bassiner, voire les asperger avec l’eau froide pour faire baisser la température du corps. Dans les cas les moins graves, il faut faire boire aux patients de l’eau fraîche petit à petit, et leur arroser la tête). L’utilisation des compresses d’eau froide est importante aussi, et il est recommandé d’ajouter du sel aux boissons fraîches.

 

En fait, le rafraîchissement avec de l’eau est utile pour soigner toute fièvre infectieuse, et comme Al-Nassimi le confirme, le prophète - paix et salut sur lui - ne visait seulement pas le coup de chaleur, mais il a bien conseillé d’utiliser l’eau froide pour la fièvre ; l’abaisser et atténuer de ses risques, sans qu’il en précise une forme quelconque. Cette recommandation est sans doute un des miracles du prophète - paix et salut sur lui -. Nous voici au XXème siècle, n’est-ce pas le 1er conseil du médecin est d’appliquer des compresses d’eau froide et des glaçons sur la tête du sujet fébrile ?! Le prophète - paix et salut sur lui -, lors de ses moments d’agonie, était atteint de fièvre, et il se rafraîchissait avec de l’eau.

 

La fièvre est une température corporelle anormalement élevée, et on sait que la température de l’organisme est régie par un groupe de neurones situés au niveau de l'hypothalamus considéré comme le thermostat de notre organisme (normalement réglé à environ 37°). Celui-ci provoqué par une hausse de température, une réaction sudorale est enclenchée. Elle consiste à évaporer la sueur sécrétée par les glandes sudoripares, via les pores situés à la surface de l’épiderme. Mais quand il fait chaud, plus de 40°, la chaleur du corps ne peut pas dégager du corps, et il faudrait alors faire recours à l’eau fraîche et aux glaçons.

 

Malgré la diversité des stimuli de la fièvre, mais à la fin, elle est déclenchée par des substances pyrogènes qui provoquent le centre hypothalamique, ce qui entraîne une hausse du thermostat, accompagnée de frissons et une vasomotricité. Des raisons principales de la fièvre sont le coup de soleil, le rhume ou la malaria (la fièvre paludéenne), la grippe, la fièvre typhoïde, la brucellose (fièvre de Malte), et autres… or, le traitement avec les compresses mouillées à l’eau froide et la hydratation est fortement conseillé pour éliminer les symptômes de la fièvre.

 

Cependant, si l’origine des antipyrétiques ne remonte qu’aux XIXème siècle, telles que l’aspirine et la quinine (Substance extraite de l’écorce de quinquina, employée comme fébrifuge et contre le paludisme.) ; l’utilisation de l’eau froide était le premier traitement, et comme le prophète nous a guidés vers ce traitement important, c’est là que réside le miracle, car le fait d’abaisser la fièvre avec de l’eau est toujours considéré comme le traitement occasionnel le mieux adapté qui s’ajoute aux antipyrétiques.

 

 

Ainsi, pour faire baisser la fièvre, il est essentiel de recourir à des moyens tels que :


1- les compresses, les serviettes et les linges mouillés d’eau froide : où l’on procède à envelopper certains certaines parties du corps comme le front, la tête, les membres, ou le corps tout entier. Ce moyen est utilisé pour soulager les sujets fébriles atteints d’un coup de soleil, de la fièvre typhoïde et autres… notamment en cas d’une hyperthermie importante accompagnée des délires. Mais l’enveloppement total du corps est contre-indiqué chez les patients présentant des affections cardio-vasculaires ou rénales où l’on se contente, dans ce cas, à utiliser des compresses froides locales pour abaisser une forte fièvre.

 

2- Le bain à l’eau tiède : Brand a proposé de donner aux patients atteints de la fièvre un bain avec de l’eau tiède (15 – 20°) en cas de fièvre typhoïde car il baisse la température, aide à produire l’urine, et active le corps. Quant aux bains au degré de (20 – 25°), ils sont utiles pour les névrotiques et certains sujets fébriles, mais le degré idéal est (25 – 30°).

 

3- Plonger le patient dans une cuvette d’eau froide : cette cure est proposée par Savil pour baisser la température des sujets fébriles en les plongeant dans une cuvette pleine au tiers d’eau au degré de (15.5°), mais il est contre-indiqué de traiter ainsi les patients atteints de la malaria, du catarrhe (Inflammation des muqueuses avec hypersécrétion des glandes voisines.), des maladies cardiovasculaires ou rénales.

 

La fièvre comme traitement :

D’après Abi Houraïra -qu'Allah sois satisfait de lui-, le prophète - paix et salut sur lui - a dit à un homme qui a insultait la fièvre en sa présence : « n’insulte pas la fièvre, car elle efface les péchés comme le soufflet de forge purifie le fer de ses scories », rapporté par Ibn Maja. Aussi, Abou Houraïra -qu'Allah sois satisfait de lui- disait-il : (la maladie favorite pour moi est la fièvre car elle atteint toute partie de mon corps, et le Bon Dieu récompense tout membre atteint).

 

D’après Jaber Ibn Abdullah (que Dieu les agrée), le prophète - paix et salut sur lui - entra chez Oum Essaïb ou Oum ElMoussaïb, et dit : « pourquoi trembles-tu ainsi, ô Oum Essaïb ? Elle dit : « c’est cette maudite fièvre ô Messager d’Allah ! ». Il lui dit alors : « n’insulte pas la fièvre, car elle efface les péchés des fils d’Adam, comme le soufflet de forge purifie le fer de ses scories » rapporté par Mouslim.

 

Ibn Al-qayim a dit : (la fièvre pourrait avoir des effets bénéfiques sur le corps plus que certains médicaments. En une journée, elle aiderait donc à décomposer des substances nuisibles du corps, et à ouvrir les pores pour évacuer toutes les impuretés… quant aux bienfaits de la fièvre sur le coeur, ils sont connus pour les cardiologues qui trouvent vraie la parole du prophète - paix et salut sur lui - car la fièvre est bénéfique pour le corps et le coeur, alors, le fait de l’insulter est tout à fait injuste).

 

La fièvre était considérée jusqu’au début du XXème siècle comme un traitement pour le syphilis, l’ophtalmie, la paralysie faciale, la paralysie causée par la fièvre où l’on injecte dans le corps du patient des substances pyrogènes. Ce moyen de traitement est toujours adopté par certains spécialistes pour soigner certaines infections dermatologiques telles que les furoncles, l’anthrax (Un amas de furoncles est appelé anthrax. ), et d’autres inflammations épidermiques. Or, il est vraiment étonnant que le traitement par la fièvre soit adopté pour soigner le sida, cette nouvelle a été diffusée par les chaînes de télévision américaines en 1990. En fait, la fièvre augmente la vitesse du métabolisme cellulaire, les réactions de défense et les leucocytes s’en trouvent ainsi accélérées, et de la sorte le système immunitaire entre en combat avec les substances étrangères dans l’organisme.

 

« et il ne prononce rien sous l’effet de la passion, ce n’est rien d’autre que révélation inspirée, que lui a enseigné [l’Ange Gabriel] à la force prodigieuse »,

An-Najm (l’étoile), 3,4,5.

 


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Références de l’article :

1- Ibn Hajar AL-ASKALANI, L’explication de l’authentique d’Al-BOUKHARI.

2- Al-Kahhal bn Tarkhan, Les recommandations du prophète en matière de la médecine.

3- Ibn Al-Athyr Al-Jazry, L’ensemble des authentiques des hadiths du Prophète - paix et salut sur lui -.

4- Abd-Almalek Bn Habib Al-Andaloussi, La médecine prophétique.

5- Dr Mohammed Ali Al-Bar, en marge de La médecine prophétique d’Abd-Almalek Bn Habib.

6- Dr Mahmoud Nazem Al-Nassimi, La médecine prophétique et la science moderne, volume 3.

7- Dr Hamed Al-Ghazali, Entre la médecine et l’islam, éd. au Caire, 1967.

8- Dr Azza Maridyn, La pharmacologie.

Traduit par Dr RIHAWI Fatima