Du voyage nocturne à l'émigration du prophète

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  15 Février 2016, 15:54

Du voyage nocturne à l'émigration du prophète

LE VOYAGE NOCTURNE ET L’ASCENSION

De nombreuses tentatives ont été effectuées pour dater précisément le voyage nocturne du prophète, de ce qui est sûr, nous pouvons affirmer qu’il eut lieu après la mort de Khadija, et qu’il fut très tardif, comme le mentionne ALLAH dans la sourate portant le nom du voyage nocturne. Nous rapporterons ici la description du voyage tel que mentionné par Ibn Al Qayyim.

Le prophète accomplit ce voyage de la sainte mosquée de Jérusalem, monté sur une monture du nom d’Al Bourak, en compagnie de Jibril. A Jérusalem, il dirigea la prière suivi par tous les prophètes et messagers. Ensuite, on le fit monter au premier ciel où il rencontra Adam, au deuxième où il vit Yahya et ‘Issa, au troisième où il vit Youssouf, au quatrième Idris, au cinquième Haroun, au sixième Moussa et au septième Ibrahim. Tous le saluèrent et reconnurent sa prophétie. Moussa laissa couler des larmes, de tristesse en voyant ce que sa communauté a manqué comme bienfaits, et dont bénéficierait celle de Mohamed , en cela qu’elle sera la plus nombreuse au paradis. Il monta ensuite au Jujubier céleste et à la Maison Peuplée (bayt al Ma’mour). Enfin, il monta vers ALLAH, dont il fut proche de deux arcs ou moins, qui lui imposa 50 prières quotidiennes à lui et sa communauté. Sur les conseils de Mussa, Muhammad implora ensuite plusieurs fois ALLAH qui finit par en réduire le nombre à 5. Il est mentionné également par certains rapports la fente de la poitrine du prophète. Il vit également 4 fleuves du paradis, le paradis l’enfer et le gardien de l’enfer. Il vit également différents cas de gens de l’enfer comme les usuriers, les fornicateurs etc… De retour à La Mecque, il informa son peuple des signes reçus, mais ceux-ci tournèrent encore une fois le dos, malgré le fait qu’il leur donna des informations au sujet de leur commerce qu’ils purent vérifier. A partir de cet épisode, un cycle de l’appel à l’islam se terminait et un autre allait débuter.

 

Lecture de la page 206 à 226

Le premier acte de reconnaissance d’Al Akaba

Les six hommes convertis de Yathrib ayant transmis le message de l’islam à leur tribu, la conséquence en fut que 12 hommes vinrent à La Mecque lors du pèlerinage de l’an 12. Ils rencontrèrent le prophète à Mina à Al –Aqaba et lui firent acte de reconnaissance, s’engageant entre autres à ne rien associer à Allah et à s’abstenir de grands péchés.

L’ambassadeur de l’islam à Médine

Le prophète envoya donc avec ceux-ci un ambassadeur à Yathrib, qu’il chargea d’enseigner aux musulmans de là bas les principes de l’islam, ainsi que de propager la religion au sein des associateurs. Il choisit pour cela Mous’ab ibn Omair, un jeune parmi les premiers convertis. Le succès euphorique Mous’ab fut surnommé Al Moukri, l’initiateur à la récitation du Coran. Il diffusa donc l’islam au sein du peuple de Yathrib, et son appel fut largement écouté. Même les deux chefs de tribu au départ réticents se soumirent après avoir écouté Mous’ab leur exposer l’islam et leur réciter le Coran. Leur tribu les suivit donc et se convertit entièrement, à l’exception de Al Osayrim, qui ne se soumit que le jour de la bataille d’Ohod, au cours de laquelle il fut tué. Lors du pèlerinage de l’an 13, Mous’ab revint à la Mecque informer le prophète de son succès.

 

Le deuxième acte de reconnaissance d’Al Aqaba

Environ 70 musulmans de Yathrib assistèrent au pèlerinage de l’an 13. Ils s’accordèrent en secret avec le prophète afin de se rencontrer à Al Aqaba, à l’emplacement de la Jamrah Al Oula à Mina, dans la nuit. 73 hommes et 2 femmes assistèrent à la rencontre.

Mohammed s’y rendit avec son oncle Abbâs ibn Abdil Mouttalib qui avait gardé sa religion, mais qui restait soucieux des affaires concernant son neveu. Après avoir suffisamment insisté sur les responsabilités que ce pacte engendrait, une alliance religieuse et militaire fut donc conclue, nommé le Bayaa en arabe.

L’imam Ahmed rapporte selon Jâbir les clauses de ce pacte :

- obéir aux ordres du prophète en n’importe quelle situation

- avoir confiance en lui dans les moments faciles et difficiles

- commander le bien et interdire le mal aimer Allah de sorte que personne ne puisse les En détourner

- aider le prophète s’il les rejoint, et le protéger comme leurs propres personnes, leurs femmes et leurs enfants.

 

Réaffirmation de la gravité de la Bayaa et conclusion du pacte

Après avoir une nouvelle fois insisté sur l’importance de ce pacte, et après que le prophète eut promis le paradis en cas de respect du pacte, celui-ci fut conclu par un serrement de mains, à l’exception des femmes avec lesquelles le pacte fut conclu oralement, le messager d’Allah ne serrant jamais la main d’une étrangère.

 

Le choix de 12 dirigeants : Le prophète demanda l’élection de 12 dirigeants, désignés comme responsables de la mise en application du pacte auprès de leur peuple. 9 furent choisis de la tribu d’Al Khazraj et 3 de la tribu des Aws. Un autre pacte fut conclu avec eux en leur qualité de responsables.

Les Qoraichites protestent auprès des chefs de Yathrib Le lendemain du pacte, des associateurs de la Mecque envoyèrent une délégation à Médine pour protester contre l’alliance auprès des associateurs médinois, lesquels n’étaient absolument pas au courant de l’affaire et donc, démentirent cela. La confirmation de la nouvelle chez les Qoraichites et la poursuite des acteurs de l’alliance Les associateurs s’empressèrent alors de poursuivre les gens de Yathrib, en vain, ils ne réussirent qu’à attraper Sa’ad ibn Obâda, qui fut ensuite libéré par des contacts qoraichites qu’il avait. Cette deuxième bayaa est connue comme la plus grande bayaa d’Al Aqaba, s’ensuivit une réelle relation de fraternité entre les musulmans émigrés et ceux de Médine.

 

LES PREMICES DE L’HEGIRE

A partir de ce moment, le prophète autorisa les musulmans de la Mecque à émigrer vers Médine. Ils commencèrent donc à abandonner leurs biens pour se rendre à Médine, dans l’espoir de pratiquer leur foi au grand jour. Les associateurs cependant étaient bien décidés à ne point les laisser partir, retenant parfois leur femme, leurs enfants ou leurs biens, mais les musulmans, par la grandeur de leur foi en ALLAH, acceptèrent d’abandonner leurs biens pourvus que leur foi fut sauvée. L’un d’entre eux fut également éprouvé en cela que les associateurs lui firent croire que sa mère refusait de se préserver du soleil et de se peigner à moins qu’il ne revienne. Un peu plus de 2 mois après le deuxième pacte d’al Aqaba ne restaient plus à la Mecque que le prophète, attendant l’autorisation d’émigrer, ainsi que Abou Bakr et Ali, restés sous son ordre, et quelques musulmans toujours retenus malgré eux par les associateurs. Même ceux qui avaient émigré en Abyssinie rejoignirent Médine. A Dar an Nadwa le parlement des Qoraichites Les associateurs commencèrent réellement à paniquer, à cause de l’importance de ce pacte, de la personnalité très prometteuse de Mohammed, la puissance des tribus Aws et Khazraj qui le protègeaient, la position stratégique de Médine etc… Ainsi, le 26 Safar de l’an 14 après la prophétie, le parlement des associateurs tint une assemblée à laquelle assista Shaytan, prenant pour l’occasion l’apparence d’un vieillard du Najd. Abou Jahl proposa de tuer le prophète en choisissant parmi chaque tribu un homme jeune et vigoureux, ainsi tous les jeunes assèneraient à Mohammed un coup d’épée. La responsabilité serait donc divisée et Banou Abd manaf se contenteraient alors d’une rançon comme dédommagement.

 

 

Lecture de la page 226 à 243

EMIGRATION DU PROPHETE 

 

Jibril vint, sous ordre d’Allah informer le prophète du complot des Qoraichites et lui transmettre l’autorisation d’émigrer, en précisant qu’il devait émigrer la nuit, et ne pas dormir à sa place habituelle. Encerclement de la maison du prophète Onze chefs avaient été choisis parmi les malfaiteurs associateurs, et ils se regroupèrent au premier tiers de la nuit devant la porte du prophète afin de sauter sur lui lorsqu’il se lèverait pour se rendre à la mosquée. Le messager d’Allah quitte sa maison Cette nuit-là, Ali prit place dans le lit du prophète à sa place, enveloppé dans son manteau vert. Le prophète sortit, traversa les rangs des Qoraichites et leur répandit une poignée de sable sur la tête qui, par la grâce d’ALLAH leur voila totalement les yeux

وَجَعَلْنَا مِن بَيْنِ أَيْدِيهِمْ سَدّاً وَمِنْ خَلْفِهِمْ سَدّاً فَأَغْشَيْنَاهُمْ فَهُمْ لاَ يُبْصِرُونَ. 36.9 et Nous mettrons une Barrière devant eux et une Barrière derrière eux; Nous les recouvrirons d'un voile : et voilà qu'ils ne pourront rien voir.

il rejoigna Abou Bakr chez lui et ils quittèrent ensemble la Mecque, pour se rendre vers la grotte de Thawr en direction du Yémen.Voyant Ali recouvert du manteau du prophète dans le lit, ils ne s’inquiétèrent pas, ce qui laissa aux deux compagnons le temps de s’éloigner tranquillement.

De la maison à la grotte

Ce fut dans la nuit du 27 Safar de l’an 14 de la prophétie que le prophète quitta sa maison. Il se rendit chez Abou Bakr avant de quitter la Mecque, en empruntant un chemin diamétralement opposé à celui menant à Médine. Ils parcoururent 9 km avant d’atteindre la montagne de Thawr, puis la grotte de Thawr.

 

Le prophète et Abou Bakr à l’intérieur de la grotte

Abou Bakr se blessa en voulant boucher des trous dans la grotte pour en protéger le prophète. Ce dernier cracha alors sur les blessures, qui disparurent aussitôt. Ils restèrent dans la grotte trois jours qui furent le vendredi, samedi et dimanche. Abdoullah, le fils de Abou Bakr était avec eux et rejoignait la Mecque chaque matin, pouvant ainsi informer les compagnons sur ce qui se passait. Au dessus de la grotte, Amir ibn Fouhayra, l’esclave affranchi d’Abou Bakr laissait paître ses moutons, de façon à approvisionner les compagnons en lait la nuit, les quittant à l’aube et effaçant les traces de pas du fils de Abou bakr. Les Qoraichites s’aperçurent ensuite qu’il s’agissait de ‘Ali dans le lit du prophète et le frappèrent. N’ayant obtenu aucun renseignement au sujet du prophète  de la part de ‘Ali, ils se rendirent chez Asmâ, fille d’Abou Bakr, et Abou Jahl alla jusqu’à la gifler,en vain puisqu’ils n’en tirèrent pas davantage d’informations. Ils se mirent à surveiller chaque route partant de la Mecque en y mettant des hommes armés, et offrirent une prime de 200 chamelles à qui ramènerait les deux fugitifs morts ou vifs.

Ils parvinrent à atteindre la grotte dans laquelle se cachaient les compagnons, mais ALLAH a voulu qu’ils ne baissèrent pas les regards, et s’ils l’avaient fait, leurs regards seraient tombés sur les deux compagnons. Gloire à Allah!

 

Sur la route de Médine : Lorsque les recherches se firent moins pressantes, les deux compagnons partirent en direction de Médine, accompagné d’un guide nommé Abdallah ibn Ouraykit Al Laythiqu’ils avaient engagé. Ils voyagèrent ainsi toute la nuit jusqu’au lendemain midi sur une route déserte. Ils rencontèrent en route un berger qui les abreuva. Sourakah ibn Mâlik apprit d’un homme ayant aperçu deux silhouettes que le prophète et Abou Bakr n’étaient pas loin. Il démentit l’homme, disant que ceux qu’il avait vus étaient deux personnages partis en avant, et secrètement prit la route afin de les rejoindre. Ainsi, il informa les compagnons au sujet de la situation et la nuit, leur servait de gardien. Sur le trajet, ils passèrent devant la tente de Oumm Maabad, une femme robuste qui avait pour travail de nourrir et désaltérer les passants de lait. Les compagnons lui demandèrent si elle avait quelque chose à donner, mais elle se plaignit de l’année de pénurie et montra sa brebis, maigre et vide de lait. Le messager d’Allah posa sa main sur les mamelles de la brebis, invoqua Allah et obtint du lait en abondance, avec lequel il désaltéra la femme, puis ses compagnons de route, puis lui-même. A la Mecque, Asma raconta que des vers relatant cette histoire furent entendus, prononcés par un djinn. Il leur permit alors de savoir que le prophète se dirigeait vers Médine.

 

La descente à Kouba : Le prophète descendit à Kouba le 8 Rabi’ al Awwal de l’an 14 de la prophétie, accueilli par les « ALLAHO Akbar » des musulmans. Ali ibn Abi Talib, resté trois jours de plus à La Mecque pour rendre aux gens ce qu’ils avaient confié au prophète rejoignit les compagnons à Kouba.le prophète passa 4 jours à Kouba où il fondit la mosquée de Kouba, première mosquée fondée sur la crainte d’ALLAH après l’avènement de la prophétie, et y pria. L’entrée à Médine : Le prophète entra à Médine après la prière du vendredi. Depuis ce jour, la ville, anciennement appelée Yathrib, prit le nom de Madinatoul-rassoul, en abrégé Médine. Quelques jours plus tard, sa femme Sawda, ses deux filles Fatima et Oum Koulthoum entre autres le rejoignirent. Ici se termine la première étape de l’appel islamique La vie à Médine : Elle se divise en 3 étapes : Une étape de perturbations et d’épreuves, d’obstacles au niveau interne, d’arrivée en masse d’ennemis pour déstabiliser Médine. Cette étape se clôtura avec laréconciliation d’al Houdaybiyya au mois de Doul Qi’da de l’an 4 de l’hégire. Une deuxième étape de la trêve avec les dirigeants paganistes qui aboutit à la conquête de laMecque au mois de Ramadan de l’an 8. C’est aussi l’étape de l’appel des rois à l’islam. Une dernière étape qui va jusqu’à la mort du prophète, au mois de Rabi’ AL Awwal de l’an 9.

 

Etape de l’entrée en masse des gens dans l’islam.

Lecture de la page 243 à 263

La situation qui prévalait à Médine

Au moment de l’Hégire : L’émigration était synonyme d’édification d’une nouvelle société dans un pays en sécurité. Le prophète occupait le rôle d’imam, de général et de guide. Il devait coopérer avec trois types de tribus : 

Ses compagnons

Les associateurs de Médine n’étant pas encore convertis

Les juifs

Avec chaque tribu il devait faire face à différents problèmes : Avec ses compagnons, il devait faire face à leur incapacité à édifier une nouvelle société. En effet, ils avaient totalement changé de conditions de vie et étaient pour le moins désemparés à un moment où ils devaient faire face aux problèmes de subsistance, de politique et autres.

Les musulmans étaient divisés en deux parties :

Les Ansâr, qui étaient donc chez eux, dans leurs maisons

Les muhadjirun, qui avaient tout perdu L’arrivée en masse des derniers ébranla donc l’économie de Médine.

Avec les associateurs de Médine, les problèmes étaient moindres, en cela que la plupart finirent par se convertir ensuite. Il demeurait des personnages hostiles à l’islam mais ils gardaient secrète leur inimitié. Parmi eux, Abdoullah ibn Oubai, dont les deux tribus Aws et Khazraj avaient reconnu l’autorité et qui devait, avant que le prophète ne débarque à Médine, devenir le roi de Médine. Pour cela, il éprouvait de la haine envers le messager qu’il voyait comme un rival. Il fit mine d’accepter l’islam après Badr, mais ne l’accepta pas au fond de son cœur.

Enfin, le prophète devait aussi faire face aux problèmes avec les juifs, qui méprisaient énormément les Arabes et se sentaient supérieurs à eux. Il avaient notamment le monopole du commerce et gagnaient énormément d’argent avec l’usure. Ils montaient les diverses tribus arabes les unes contre les autres. On comptait trois grandes tribus juives : les Banou Kaynoukaa, alliés des Khazraj, les Banou An Nadir et les Banou Qoraidha, alliés des Aws. Abdullah Ibn Salam, juif converti à l’islam qui avait posé des questions au messager auxquelles seul un prophète pouvait répondre, témoigne lui-même du fait que les juifs sont un peuple de calomnie et de diffamation.

Il restait les Qoraichites, irréductibles ennemis du prophète qui incitèrent les asociateurs de la Péninsule contre Médine, qui subit de ce fait une sorte de boycott. Une situation de guerre prévalait réellement entre les deux camps.

 

La construction de la mosquée du prophète

Le prophète ordonna donc sa construction à l’endroit où sa chamelle s’agenouilla. Il acheta le terrain de deux orphelins et participa lui-même à son édification. Il donna l’ordre de déterrer les associateurs, de niveler les décombres, de couper les arbres et de diriger la mosquée vers Jérusalem. Cette mosquée était à la fois lieu de prière, université, maison pour les pauvres émigrés.. Au début de l’hégire l’appel à la prière fut institué.

 

La fraternisation des musulmans

Le prophète instaura une réelle fraternisation entre les Ansar et les émigrés, émigration qui les fit même s’hériter les uns des autres jusqu’à ce qu’ALLAH ne révèle un verset interdisant ce type d’héritage. Il s’ensuivit un lien très fort entre les deux partis.

 

Le pacte de l’alliance islamique

Le prophète conclut un pacte unissant les musulmans sur la base de valeurs de fraternité, d’entraide en cas d’aggression, d’instauration du prix du sang, de solidarité etc…

 

Impact des valeurs sociales

Le prophète édifia donc cette société naissante sur la base de ces valeurs, ce qui fit d’elle la plus noble et la plus belle qu’ait connu l’histoire.

 

Le pacte conclu avec les juifs

Soucieux d’assurer la paix de cette société, le prophète conclut un pacte avec les juifs, leur garantissant la liberté absolue de pratiquer leur religion et de s’occuper eux-mêmes de leurs biens. Le but étant de conserver l’inviolabilité de Médine. Après ce pacte, Médine devint la capitale d’un état harmonieux avec Mohammed pour dirigeant.