Individualisme sous le règne des masses

par convertistoislam - l'islam pour tous  -  24 Mai 2016, 13:25

Individualisme sous le règne des masses


L’individualisme est clairement une valeur fondatrice de l’Occident, nous connaissons tous sa définition classique : “La recherche des intérêts particuliers convergent vers l’intérêt général”. Cette vision de l’individualisme est ce qui a fondé la société américaine entre autres, avec la théorie du ruissellement, qui est que lorsqu’on aide les plus riches, l’argent, avec la création d’emplois, le financement d’infrastructures etc… glissera vers les plus pauvres et tout le monde en profitera.


Ceci est un symptôme clair de la théorisation à outrance, où on se crée le monde dans sa tête, avec des individus “parfaits”, puis on applique la théorie dans la pratique. Si jamais tout ne se passe pas comme prévu, ce qui est toujours le cas, on dit : “Ils ont mal voté, les gens sont trop avares, nous devons avoir une déontologie etc…”.


Plutôt que d’être dans le réel et de composer avec la nature humaine, on va idéaliser l’humain (Humanisme = homme au centre, Lumières = homme fondamentalement bon) pour en suite être déçu et blamer celui qu’on a idéalisé, qui n’était qu’une idole creuse et vile.


L’HOMME EST DE PLUS EN PLUS SEUL, MAIS LE MONDE DE PLUS EN PLUS PEUPLÉ…


Nous sommes sept milliards, beaucoup se plaignent de la surpopulation, qu’il va falloir faire quelque chose pour rester dans un monde à taille humaine. Pourtant, ces think-tank qui promeut ces mesures sont aussi ceux qui contribuent au développement économique effréné. Le développement économique sur le modèle de la révolution industrielle a contribué à l’augmentation de la population en même qu’en qu’il a contribué à faire des hommes qui ne sont plus :


1 + 1 + 1 = 3


Mais plutôt :


1 + 1 + 1 = 3 x 1


Ce qui veut dire qu’avant les hommes en s’additionnant formaient potentiellement des groupes et ils étaient obligé de le faire pour survivre, chacun ayant son rôle pour permettre au groupe de subvenir à ses besoins. Mais maintenant, avec les aides sociales et le travail dans le tertiaire. Je me défini comme français et secrétaire. Plus de besoins “primaires”, comme celui d’appartenir à une région précise, à une religion, à une famille. Tout cela est typique des sociétés où le groupe est valorisé. Le seul groupe reconnu, c’est la nation, je pense que la loi “La France ne reconnait aucune communauté” doit vous sembler logique à présent.


Nous sommes l’addition d’individus individuels tendant vers un objectif individuel. Vu que comme nous l’avons vu, tout est en réalité relatif, pas besoin d’appartenir à un groupe, vu qu’il n’a pas de vérité en lui, il est vrai de manière circonstanciée. Va plutôt gagner de l’argent, et quand tu en aura gagner assez, va plutôt en gagner plus parce qu’il t’en manque. On réduit la vérité au chiffre et à la balance des paiements sur notre compte.


Comme l’état est heureux, avant il avait face à lui des groupes soudés et très actifs qui mettaient en péril sa souveraineté. Maintenant, nous sommes une addition d’unités face à l’état, une addition d’unités face aux dirigeants d’entreprise.




…UN MONDE DE PLUS EN PLUS PEUPLÉ, ET DES CERVEAUX DE PLUS EN PLUS DÉPEUPLÉS.


Quel étonnement de voir que l’avancée de l’individu et de la civilisation ne donne pas lieu à cette élite éclairée auquel on devrait s’attendre. Surtout, on ne trouve pas, chez la masse, d’instruction, ni d’éducation, ni même de bon sens, le bon sens étant typique des sociétés traditionnelles, et la tradition est le mal.


On se demande peut-être pourquoi des gens sans notions en gestion d’un pays et en politique devraient choisir leur dirigeant ? C’est justement pour cette raison. L’avantage de la masse, c’est sa bêtise, car il est plus simple, par les moyens et les artifices de communications, de manipuler des gens qui n’ont même plus de bon sens pour analyser les discours de chacun.


Lorsque l’orthographe est accessoire, la lecture est accessoire, l’écriture est accessoire, mais que faire de l’argent est nécessaire, on sème. Des idiots qui élisent des idiots. Les notions quantitatives deviennent le baromètre de l’humanité. “Il faut 50% + 1 pour être élu, c’est le jeu de la démocratie”. Réduire la gouvernance au résultat d’un jeu ? Qui est raisonnable ? Qui est positiviste ? Qui est rationnel ? Vous répondre serait vous insulter.


Chacun vote avec ses passions, juge le physique, le costume, les bourdes. Mais qui lit le programme ? Ensuite des gens viennent nous dire qu’on a mal voté, parce que on a subit tel ou tel propagande. Mais vous laissez des gens qui sont les réceptacles parfait des propagandes voter pour ensuite s’étonner du résultat. On n’est même plus dans l’image du pompier pyromane, mais dans celle du pompier volontaire, de surcroît pyromane.


RÉCAPITULONS.


Nous sommes une addition d’individus, tous différents, avec des aspirations contradictoires même si à la fin elles peuvent se résumer dans un mot : “Matériel”. Dans le même temps, nous sommes, en tant qu’addition, ceux qui légitiment des gens dont on ne comprends pas la fonction, et donc une addition de personnes incompétentes choisissent les personnes compétentes à la gestion du pays, chose ô combien importante.


Ces sujets n’ont été que esquissés dans ces deux petites introductions, et seront amplement détaillés tant ils sont une dichotomie fondatrice de la société occidentale.

 

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