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« On ne connaît pas la vérité par les hommes, mais connais donc la vérité, et après tu connaîtras ceux qui la suivent. »


Ceci est l'Islam dans le système politique

Publié par convertistoislam - l'islam pour tous sur 25 Septembre 2009, 00:25am

Catégories : #LA RELIGION ISLAMIQUE

Ceci est l'Islam dans le système politique

L’Islam n’est pas seulement une religion d’adoration entre l’homme et son Seigneur dans les mosquées, mais l’Islam est aussi la religion de l’individu et la religion du groupe. L’Islam est un système pour l’homme en lui-même et dans sa société ; c’est aussi un système politique. Allah dit à Son Prophète :

 

Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité ” .
Sourate 4 : An-Nisâ, verset 58.


Il dit aussi à Son Prophète pour l’éloigner du jugement de la période de l’Ignorance antéislamique (Jahiliyyah) :


Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? ” 
Sourate 5 : Al-Ma’idah, verset 50.



Quelques principes de l’Islam en matière de politique :



1 – La liberté

L’Islam a pris en compte les bases sur lesquelles s’appuie la société des hommes en ce qui concerne le système politique, c’est ainsi qu’il a prescrit en premier lieu la liberté. Celle-ci est de diverses sortes :


La liberté religieuse, Allah dit :

" Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement "
Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 256


Il dit à Son Prophète :


" Eh bien, rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur, et tu n’es pas un dominateur sur eux ;"
Sourate 88 : Al-Ghâchiyah, versets 21 – 22



" Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? "
Sourate 10 : Younous, verset 99



Cette liberté a été clairement appliquée à l’époque du Prophète et à l’époque de ses califes orthodoxes bien guidés.

On ne contraignait personne à embrasser l’Islam, mais on lui présentait l’Islam, s’il l’acceptait tant mieux, sinon on le laissait.

Ceci, grâce à ce principe qui veut que celui qui est dans le judaïsme ou le christianisme ne soit pas contraint à l’abandonner, comme cela ressort d’une des lettres que le Prophète adressa à certains de ses gouverneurs :


Quiconque est dans le judaïsme ou le christianisme ne doit pas être contraint à l’abandonner

c’est-à-dire qu’on n’exerce pas la pression sur lui au point qu’il soit obligé de l’abandonner. La biographie des califes est édifiante à ce sujet.


Parmi les principes de l’Islam en matière de liberté, il y a la garantie de la liberté économique et la garantie de la liberté individuelle.

Allah dit : 


" Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt " .
Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 275


Ce sujet sera traité plus amplement lorsqu’on abordera le chapitre de l’économie et des biens.


La liberté individuelle de l’homme dans ce qu’il fait chez lui. C’est un principe établi par l’Islam, c’est pour cela qu’il tient compte de la liberté de l’homme chez lui. Lorsque quelqu’un regarda l’intérieur de la maison du Prophète et qu’on l’en eut informé, il dit :


Si je l’avais su, je t’aurais crevé les yeux ”.


Parce qu’il a osé regarder ce dont il n’a pas le droit. L’Islam garantit les libertés, car il n’est pas possible qu’il y ait un regroupement – regroupement politique, d’un Etat ou des gens qui se réunissent et vivent en harmonie pour leurs intérêts – sans certaines libertés que leur garantit l’Islam. Les libertés sont étendues et diverses.



2 – La justice et l’égalité

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la justice et l’égalité, la justice et l’égalité entre les hommes. La gestion des hommes se base sur la concrétisation de leurs intérêts.

Les hommes se rassemblent sous la bannière de leur gouverneur, de leur prince, de leur Etat et de leur gouvernement afin de réaliser leurs intérêts. La plus grande chose qui contente les gens et concrétise leurs intérêts est la justice entre eux ; les savants ont défini la justice en ces termes : donner à chaque ayant droit son dû.


Il est notoire que les ayants droit diffèrent les uns des autres, comme Oumar a distingué entre les gens dans l’attribution de certains droits ; mais la justice consiste à faire parvenir le dû à l’ayant droit sans ambages, ni domination, ni abus contre l’ayant droit.

L’égalité est requise : au plus, les hommes sont égaux en devoirs comme les dents du peigne, sans aucune différence entre l’Arabe et le non Arabe sauf par la piété, au plus ils doivent être égaux en ce dont ils ont besoin pour les intérêts de leur vie, en protection, en justice, etc.

Voilà pourquoi, l’Islam a confirmé l’égalité des hommes dans l’ensemble de leurs droits, dans leur vie, devant la justice et dans la concrétisation de leurs intérêts.



3 – La sauvegarde de l’union et de la force

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la protection des gens, de leur union et de leur force. La première mission du gouvernement consiste à rassembler les gens, à les protéger et à préserver leur union en les administrant avec la loi d’Allah



4 – La loyauté entre les croyants


Parmi les principes que l’Islam prend en considération, il y a la loyauté entre les Croyants ; le Prophète dit :


" La vraie religion, c’est la loyauté ! La vraie religion, c’est la loyauté ! La vraie religion, c’est la loyauté ! (trois fois) - Envers qui ? demandèrent les Compagnons. Il répondit : Envers Allah, Son livre, Son Messager, à l’égard des chefs de la communauté musulmane et de la communauté musulmane toute entière. "

Donc la loyauté est due à l’ensemble de la communauté et aux autorités, ceci est un des fondements de la Charia.

Le Prophète fit un pacte avec certains Compagnons selon lequel ils devaient la vérité sans craindre le reproche de quelque détracteur ; de même, le Prophète a fait un pacte avec un groupe de Compagnons selon lequel, ils devaient prodiguer des conseils à tout musulman quelle que soit sa classe.


Cela fait partie du principe de la recommandation du bien et de l’interdiction du mal car Allah a décrit cette communauté par cette caractéristique :


" Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah "
Sourate 3 : Al-Imrân, verset 110


Le conseil fait partie de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable. Tel est le principe, quant aux normes, à l’organisation et aux conditions, elles varient selon le temps et le lieu. Pour cela – comme cela sera élucidé ultérieurement – les systèmes modernes comme les Conseils de la Choura, les Assemblées nationales et autres sont une forme, un mécanisme et des moyens de consultation que l’Islam a préconisé comme principe général et a laissé aux hommes le choix de la méthode appropriée d’application qu’ils pourraient développer à chaque fois que le besoin s’en fera sentir.


Si avec le temps les rapports entre les gens deviennent complexes et que le conseil ne peut se faire que par une méthode que met sur pied le détenteur de l’autorité, il incombe à celui-ci de l’organiser afin que le conseil puisse être clair et parvenir aux autorités.

Il en de même de la critique et de l’opinion contraire, l’opposition comme on l’appelle de nos jours, sous réserve du respect des règles islamiques.

Cela est admis à condition d’observer les instructions islamiques en la matière dont les plus importantes sont : ne pas créer de trouble, ni diviser les musulmans.

Si la critique, l’opposition et l’opinion contraire assurent le bien des gens, même si écouter cela est pénible, mais ne causent pas de trouble par la parole ou par l’acte chez les gens et ne conduisent pas à la dissension, cela est permis.



Les piliers du pouvoir

Le pouvoir en lui-même a des piliers qui sont pratiqués : le dirigeant, les membres du gouvernement, la Choura, le contrôle, les administrations et l’appareil exécutif.

La Charia a exposé en détail ce qu’est un dirigeant, ses devoirs, ses droits, comment il est choisi, comment est son mandat ; ainsi que les membres du gouvernement, qui sont-ils, leur rapport avec le dirigeant dans la gestion des affaires ; les membres de la Choura et du contrôle.

Les membres de la Choura étaient connus à l’époque d’Oumar , leur nombre était connu. Cela se développe avec l’évolution du temps et il se peut que cette Choura ait de nos jours des assemblées et un grand nombre de membres représentant les différentes sensibilités de la Communauté dans leurs sciences, leurs connaissances, leurs contrées, leurs tribus, etc.


En sorte que la Choura ou les assemblées de la Choura se voient confier la mission – comme on dit – de légiférer ou de concevoir les règlements et d’exercer le contrôle sur la prestation des instances qui appliquent ces règlements.


La juridiction est un des fondements de la Charia et il n’y a pas de civilisation, de religion, ou de législation qui ont accordés autant de considération à la juridiction comme l’a fait la Charia islamique ; le Prophète a décrit les juges comme suit :


Les juges sont de trois catégories : deux iront en Enfer et un ira au Paradis ”.


Il dit à propos de deux juges qui iront en Enfer que le premier est le juge qui connaît la vérité mais s’en détourne et le second est le juge qui abandonne la vérité ou l’ignore et ne juge pas avec.


Quant à celui qui connaît la vérité et juge avec, sans craindre le reproche de quiconque, celui-là est un juge louable à qui le Prophète a promis le Paradis.


Dans la Charia, la juridiction est sauvegardée et intègre, personne n’a un pouvoir sur elle. Le juge doit parvenir à la loi d’Allah et son verdict est irrévocable.


La juridiction peut avoir un ou plusieurs degrés comme c’est le cas chez nous où il y a :

les tribunaux, puis la Cour de cassation et ensuite la Haute Cour de Justice ; dans d’autres pays, elle a aussi trois degrés. Ce qui compte, c’est que le pouvoir judiciaire soit intègre dans sa mission, ne subissant ni l’autorité du dirigeant, ni celle du citoyen, parce que la juridiction juge d’après la Loi d’Allah ; quiconque obstrue le pouvoir judiciaire a obstrué la Loi d’Allah en ce qu’Il a prescrit pour juger entre les hommes.

Si les hommes s’ingèrent dans le pouvoir judiciaire, il n’y aura plus de justice et une certaine injustice régnera entre les gens, ce qui disloquera les gens, leur union, or la Charia a pris en considération tous les moyens par lesquels les hommes préservent leur cohérence.

La Charia prend également soin de l’appareil exécutif à l’instar des ministères et des différents offices. Ces différents ministères, offices et services ne sont que des appareils de l’exécutif, chargés de l’application de ce qu’Allah a ordonné, de l’application de ce que le dirigeant leur a conféré comme mission, de l’application des règlements et ils sont tenus de remplir leur mission comme Allah le dit :


" Certes Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait ! "
Sourate 4 : An-Nissa, verset 58



Traduit de l’arabe par les Editions Assia


Edité par le Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, Direction des Publications et de la Recherche Scientifique


Royaume d’Arabie Saoudite


1425H – 2005

 

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