La demeure :
Est la demeure de l’ascétisme.
Allâh - Ta’âla - dit :
Allâh - Ta’âla - dit :
Il - Ta’âla - dit encore :
Il - Ta’âla - dit encore :
Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et (suscitent) une belle espérance. » Coran, 18/45-46
Allâh - Ta’âla - dit :
Il - Ta’âla - dit encore :
Il - Ta’âla - dit encore :
Il - Ta’âla - dit encore :
Il - Ta’âla - dit encore :
Le Qor’ân est plein de passages qui appellent au délaissement de ce bas-monde, et qui accentuent sur son côté éphémère et illusoire,
tout en mettant l’accent sur les mérites de l’au-delà et sur son éternité. Et quand Allâh veut du bien pour Son adorateur, Il place dans son cœur un témoin grâce auquel il constate la réalité
du bas-monde et de l’au-delà.
Certes beaucoup de personnes ont expliqué « az-Zuhd » [l’ascétisme] comme étant lié aux plaisirs du bas-monde.
[...]
J’ai entendu SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) dire : « L’ascétisme [az-Zuhd] est le délaissement de ce qui est inutile dans l’au-delà. Et la crainte scrupuleuse [al-Wara’] : C’est le fait de délaisser ce qui peu causer du tort dans l’au-delà. Et cette définition est un des meilleurs dire sur l’ascétisme [az-Zuhd] et de la crainte scrupuleuse [al-Wara’] »
Et cette définition est un des meilleurs dires sur l’ascétisme et sur la crainte scrupuleuse.
Sufyân al-Thawrî a dit : « L’ascétisme dans ce bas-monde c’est la diminution des aspirations, et non pas manger des nourritures peu agréables ou mettre des habits primitifs. »
Al-Djunayd a dit : « J’ai entendu Sarân dire : Certes Allâh a éloigné le bas-monde de Ses amis [Awliyâ], l’a chassé auprès de Ses élus et l’a soufflé des cœurs de ceux qui l’aiment parce qu’Il ne l’a pas voulu pour eux. »
Yahya Ibn Mu’âdh a dit : « L’ascétisme procure la volonté de sacrifier la domination, et l’amour procure la volonté de sacrifier l’âme. »
Ibn al-Djalâ a dit : « L’ascétisme c’est le fait de voir ce bas-monde avec l’œil de l’éloignement : il devient infime à tes yeux, et tu peux ainsi facilement t’en détourner. »
Ibn Khafîf a dit : « L’ascétisme c’est le fait de se sentir léger en quittant toute volonté de domination et de supériorité. »
Il dit aussi : « C’est [l’ascétisme] le détournement du cœur par rapport au bas-monde sans attachement aucun ! »
Al-Djunayd a dit : « L’ascétisme c’est que le cœur soit vide de ce qui ne se trouve pas dans la main. »
L’Imâm Ahmad a dit : « L’ascétisme dans ce bas-monde c’est la diminution de l’espérance. »
Un homme interrogea l’Imâm Ahmad sur une personne qui avait 1000 dinârs, est-ce qu’il peut-être un ascète ? - L’Imâm Ahmad répondit : « Oui c’est possible. Et la condition est qu’il ne se réjouisse pas lorsque cela [cet argent] augmente, et qu’il ne s’attriste pas lorsque cela diminue. »
’Abdullâh Ibn Mubârak a dit : « C’est [l’ascétisme] la confiance en Allâh avec l’amour de la pauvreté. »
’Abd al-Wâhid Ibn Zayd a dit : « Az-Zuhd : C’est l’ascétisme dans les Dinârs et les Dirhams. »
Abû Sulaymân al-Dârânî a dit : « C’est [l’ascétisme] le fait de délaisser ce qui t’empèche de t’occuper d’Allâh. » Et ceci est un dire [aussi] de ach-Chabalî.
Ruwayn a interrogé al-Djunayd sur l’ascétisme ? Il répondit : « C’est mépriser ce bas-monde et effacer ses traces dans son cœur. »
Yahya Ibn Mu’âdh a dit : « Nul n’atteindra le véritable ascétisme s’il ne possède pas trois qualités : Des actions sans attache [à ce bas-monde], des paroles sans convoitise, et une célébrité sans domination. » [...]
Il est dit : « Le véritable ascétisme c’est dans l’âme. »
[...]
Un homme a dit à Yahya Ibn Mu’âdh : « Quand pourrais-je entrer dans l’enceinte du « Tawakkul » [dans le fait de s’en remettre à Allâh Seul], mettre l’habit des ascètes, et de m’installer avec eux ? » Il répondit : « Quand au terme de la correction de ton âme tu atteins un degré tel que si Allâh te prive des subsistances pendant trois jours, ton âme ne faiblit pas. Si tu n’atteins pas ce degré le fait que tu cherches à t’installer sur le tapis des ascètes c’est de la pure ignorance de ta part. De plus, je n’ai aucune garantie que tu ne sois pas mis à nu. »
L’Imâm Ahmad Ibn Hanbal a dit : « L’ascétisme comporte trois aspects :
Le premier : C’est d’abandonner l’illicite, et c’est l’ascétisme les gens du
commun.
Le deuxième : C’est d’abandonner le surplus en matière de licite, et c’est l’ascétisme des
élus.
Le troisième : C’est d’abandonner ce qui détourne d’Allâh, et c’est l’ascétisme des gens [savants] des
sciences spirituelles.
Ces propos de l’Imâm Ahmad résument l’ensemble des avis précédents des Mashâ-ikhs [savants], en constituant les mots-clés en la matière. Ceci est la preuve qu’il (radhiallâhu ’anhu) est versé dans une science profonde. Certes ach-Châfi’î (rahimahullâh) a reconnu son ample savoir dans huit domaines, et notamment dans l’ascétisme.
L’ensemble des gens [savants] des sciences spirituelles disent que : « az-Zuhd », c’est le voyage du cœur de la nation de ce bas-monde, à la demeure de l’au-delà. C’est dans cet esprit que ceux qui nous ont précédé ont écrit des livres sur l’ascétisme : Comme l’ascétisme de ’Abdullâh Ibn Mubârak, de l’Imâm Ahmad, de al-Wakî’, de Hinâd Ibn al-Sarâ, et d’autres encore [...] [Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn bayna Manâzil Iyâka na’budu wa Iyâka nassta’în » de l’Imâm Ibn al-Qayyîm, 2/10-14]