Les preuves de l'existence de Dieu
Un voyage vers la vérité
Nous allons peut-être, cher lecteur, poser avec toi et avec des millions d'autres que nous, l'une des questions les plus importantes auxquelles l'esprit humain a eu à répondre à travers l'Histoire !
Cette question fut, de tout temps, la raison principale du voyage des hommes vers la foi, de leur désir de connaître toute l'histoire et de leur quête de la vérité absolue.
Cher lecteur, si cet ouvrage se trouve entre vos mains à cet instant, cela signifie que vous recherchez la vérité et que vous désirez vivement obtenir une réponse satisfaisante à cette question.
J'ai donc le plaisir de vous offrir ces quelques mots qui apaiseront votre désir insatiable de connaître la réponse à cette question. Vous trouverez dans les quelques lignes qui suivent une discussion rigoureuse et respectueuse de votre raison et qui répondra aux questions que vous ne cessez de vous poser, mais auxquelles vous n'avez jusqu'ici trouvé aucune réponse rationnelle.
Je vous souhaite donc un voyage rempli de grâce et un cœur apaisé par la foi.
Deux vérités
Il est nécessaire, avant d'énumérer les différentes preuves rationnelles de l'existence du Créateur, d'établir deux vérités :
Tout homme doué de raison sait en effet qu'il ne peut y avoir de création sans créateur, de même qu'il ne peut y avoir d'ouvrage sans artisan ou qu'il ne saurait y avoir d'objet d'une action sans un sujet, auteur de cette action. Car tout ce qui existe dans le monde est déterminé par des causes qui influent sur lui. Les causes naissent indéfiniment les unes des autres, chaque cause étant l'effet d'une autre cause, jusqu'à ce que nous arrivions à la « cause première », appelée également « cause suprême ».
Les principes préalables à toute discussion
Quatre principes sont indispensables à toute démonstration rationnelle de l'existence d'un créateur à ce monde : le principe d'identité, le principe de non-contradiction, le principe du tiers exclu et le principe de causalité. En effet, il ne peut y avoir de raisonnement logique sans ces principes qui eux-mêmes appellent deux questions :
Première question : comment l'esprit a-t-il acquis ces principes ?
Deuxième question : comment ces principes ont-ils acquis une telle valeur objective ?
La réponse rationnelle à cette question est que le Créateur de ce monde est celui qui a inculqué aux hommes ces notions. Dieu, gloire à Lui, est en effet le premier « enseignant » de l'homme. Cet enseignement prodigué aux hommes par le Créateur est soit direct, à travers les connaissances innées qu'Il a inculquées aux hommes, soit indirect, à travers, d'une part, les outils de savoir dont Il les a dotés et qui leur permettent de raisonner, et, d'autre part, à travers l'enseignement que leur ont transmis, de Sa part, Ses prophètes et Ses messagers.
Parmi les principes que l'homme trouve naturellement en lui, mentionnons les principes moraux qui lui permettent de distinguer le bien du mal, le bon comportement du mauvais comportement. L'homme ressent naturellement que ces valeurs morales ou ces principes moraux ont une réalité objective qui leur donne une valeur propre, loin de toute considération subjective.
Or, ces principes moraux enracinés en l'homme appellent la même question : qui a inculqué ces principes à l'homme ? Mais une question plus profonde encore se pose ici : comment peut-on expliquer ce sentiment inné qui voit dans la justice une valeur objectivement positive, tandis que l'injustice est perçue naturellement comme une valeur morale négative ?
C'est la foi en l'existence d'un Dieu absolument parfait qui permet au croyant de saisir l'existence de valeurs qui dépassent sa propre existence, d'appréhender l'existence de choses absolument parfaites et d'autres, à l'opposée, imparfaites, de comprendre l'existence de normes qui permettent de juger à travers elles les attitudes et les comportements. Sans cette foi, cette vision normative disparaît et les normes morales deviennent subjectives, aussi nombreuses que les personnes, les individus et les sociétés. L'existence de valeurs morales naturellement encrées en l'homme constituent donc l'une des preuves de l'existence du Seigneur le Très Haut, béni soit-Il.
L'instinct naturel est cette tendance, cette inclination, qui pousse les êtres vivants à accomplir certains actes allant dans leur intérêt sans que ces derniers ne soient le fruit d'un enseignement, d'un apprentissage ou d'une éducation. Que l'on médite à ce sujet l'instinct maternel. Et lorsque l'homme, dépassant ses propres passions et son instinct de conservation, décide de sacrifier sa personne, ceci ne peut s'expliquer que par l'existence du créateur de l'univers qui lui a donné cette force naturelle. Il en va de même du sentiment de dépendance que ressent chaque homme et qui apparaît au moment où celui-ci est éprouvé par les malheurs. Dans l'épreuve ou face au danger, l'homme, qu'il soit croyant ou mécréant, se tourne en effet naturellement vers le Créateur de l'univers dont il implore l'assistance et qu'il appelle au secours. Dans l'épreuve, le naturel revient donc au galop chez tous les hommes qui retrouvent leur état primordial, celui qui leur a été donné par le Créateur. Puis, lorsque l'épreuve est passée, laissant place au bien-être et au bonheur, les hommes s'éloignent de nouveau de leur naturel.
Le sentiment que la vie a un but bien déterminé. L'homme ressent naturellement et profondément l'existence d'une finalité aux choses. Vient alors un questionnement très profond : Qui suis-je ? D'où viens-je ? Pourquoi suis-je ici ? Où vais-je ? L'homme sent alors naturellement le besoin de connaître la finalité de son existence et de la vie.
Le sentiment d'être animé par une volonté libre. L'homme fait naturellement la distinction entre les actes qui procèdent de lui, qui sont le fruit de sa volonté, et ceux qui émanent de lui par la force des choses ou contre son gré.
Ce sentiment naturel d'avoir une volonté propre, que tout homme éprouve nécessairement, doit être expliqué. Mieux, l'existence même de cette volonté propre doit être expliquée. Or, cette volonté qui permet à l'homme de choisir ses actes et son comportement ne peut s'expliquer que par l'existence d'un Dieu qui l'a créé et a créé en lui cette volonté afin qu'il puisse concrétiser le but de son existence.
Comment la raison prouve-t-elle l'existence d'un Créateur ?
Il existe deux preuves rationnelles de l'existence du Créateur :
(l'argument cosmologique)
La preuve par l'existence de la Création
Premièrement : cela signifie que ce monde a eu un commencement et que tout ce qui a un commencement nécessite une cause. Tout ce qui vient à l'existence après ne pas avoir été, tout ce qui est tiré du néant, a nécessairement besoin d'une cause à l'origine de son existence.
Deuxièmement : cette preuve établit nécessairement l'existence d'un Créateur à ce monde, avec tout ce qui le constitue et tout ce qui s'y produit, puisque ce monde a eu un commencement. Ce monde a donc eu besoin, à son commencement, d'un créateur qui l'a tiré du néant. En effet, tout ce qui commence à exister, après ne pas avoir été, a besoin d'une cause pour venir à l'existence. Ce raisonnement, qui consiste à dire que rien ne se produit sans cause, est un raisonnement rationnel qui n'admet aucun doute et que nul ne peut rejeter à moins d'avoir oublié sa nature première.
Troisièmement : cette preuve est simple et ses propositions claires, si bien que l'homme n'a pas besoin de grandes connaissances, de longues études ou d'une réflexion approfondie, pour l'appréhender et la comprendre.
Remarquez que le monde a eu un commencement et qu'il n'est pas éternel. Or, il ne peut y avoir de commencement sans cause. Par conséquent, ce monde a nécessairement un Créateur.
Ce raisonnement est constitué de deux propositions appelées prémisses :
Quiconque réfléchit à ces deux prémisses en tirera nécessairement la conclusion suivante : ce monde a forcément un créateur. En effet, s'il est établi que le monde a un commencement, et que ce commencement est nécessairement provoqué par une cause, alors l'esprit humain en déduira immédiatement, sans hésitation et sans réflexion, que ce monde a forcément un créateur.
Ajoutons à cela que l'esprit humain est incapable de se représenter l'infini, mais doit dans le même temps le considérer comme une réalité. Il ne doit donc ni tenter de se représenter cet infini, ni renier son existence.
L'esprit peut par contre se représenter qu'il n'y a pas d'évènement qui ne soit précédé d'un autre évènement, et que tout évènement est nécessairement suivi d'un autre, de même que tout nombre est suivi par un autre nombre. L'esprit sait que tout évènement a un commencement, de même que tout nombre a une limite et une fin. Or, chacun admet que les choses ne peuvent débuter par le néant. Par conséquent, tout ce qui existe est l'effet d'une cause à l'origine de son existence.
De la même manière, l'esprit qui se fonde sur les connaissances empiriques ou les sciences expérimentales déduit de ses études que ce monde a nécessairement un commencement. Les sciences expérimentales ont en effet démontré, dans leur dernier développement, à travers de nombreuses découvertes, que l'univers a eu un commencement, ce qui donne plus de force et de profondeur à cette réalité.
En effet, de nombreux scientifiques de différentes spécialités confirment cette réalité. Voici certaines de ces découvertes scientifiques récentes qui confirment que le monde a eu un commencement :
La science moderne affirme en effet que l'univers a pour origine une gigantesque explosion après laquelle il n'a cessé de se dilater, et son expansion se poursuit jusqu'à ce jour. Or, l'esprit humain ne peut se représenter cette explosion et cette expansion qu'à un instant déterminé et en un lieu donné. Or, le temps et l'espace, ainsi que toutes les choses que nos sens peuvent saisir, sont des notions relatives dans la mesure où il est impossible d'affirmer que l'on puisse se représenter leur réalité, et encore moins que l'on puisse les décrire.
Les savants ont découvert, au 19ème siècle, la loi de la thermodynamique qui peut se résumer ainsi : l'énergie thermique de l'univers va toujours du plus vers le moins, le contraire n'est pas possible. Par conséquent, l'énergie thermique de l'univers ne cesse de décroître et il arrivera nécessairement un temps où l'énergie thermique de tous les éléments de l'univers sera identique. Si ce mouvement se poursuit sans intervention, il ne restera plus aucune énergie utile à la vie. L'opinion selon laquelle la matière serait éternelle n'est donc qu'un postulat philosophique démenti par les nombreuses recherches scientifiques et expériences réalisées dans divers domaines. Les savants ont en effet annoncé que les principes thermodynamiques ont commencé à démontrer que cet univers a un commencement. Il faut donc nécessairement qu'une volonté supérieure et un esprit infini soit à l'origine de sa création.
Ces découvertes scientifiques ont conduit nombre de chercheurs non musulmans à affirmer que l'univers a eu un commencement. Mieux, certains d'entre eux ont reconnu que le monde n'a pu exister sans un « moteur premier » qui n'est autre que Dieu. Edward Wallach Kyle affirme à ce sujet : « Les sciences établissent de manière très claire que le monde ne peut être éternel… »
Les découvertes scientifiques sur l'expansion continue de l'univers établissent que ce monde est en expansion à une vitesse prodigieuse qu'il est difficile de s'imaginer. Or, cette expansion n'a pu être provoquée, à son commencement, que par une force déterminée soumise à des lois particulières, et atteindra forcément un terme et une fin. Puis, lorsque cette force à l'origine de cette expansion aura disparu, l'univers se rétrécira. À ce moment-là, les corps célestes se réuniront en un point central. Seule une force créatrice, celle du Créateur, peut être à l'origine de ce monde qui s'est ainsi étendu avant d'être appelé à se rétrécir. En effet, le néant ne peut être au commencement et au terme d'une chose.
L'avis selon lequel la nature — c'est-à-dire, la matière à la base de tout ce qui existe — est éternelle, sans commencement et sans fin, est contredit par des preuves à la fois rationnelles et scientifiques qui établissent que l'univers a eu un commencement et qu'il est voué à disparaître.
La nature, en effet, n'est pas statique, elle est au contraire en perpétuel mouvement et en continuel développement. La nature ne cesse de se transformer. C'est là l'une des principales particularités de notre monde et l'une des preuves qui indiquent que l'univers a eu un commencement et qu'il a nécessité l'intervention d'un créateur à l'origine de sa formation. En effet, affirmer que le monde est en perpétuelle transformation, c'est nécessairement reconnaître qu'il a eu un commencement et donc qu'une cause fut à l'origine de ce commencement. Il y a donc forcément une cause à l'origine de l'univers.
Lorsque les croyants fondent leur foi en l'existence d'un créateur sur l'existence de la Création, ils se fondent sur des principes naturels qui eux-mêmes tirent leur origine de sciences certaines, et non sur l'ignorance ou les désirs de certaines catégories de personnes ou encore sur l'incapacité des contradicteurs à prouver le contraire, comme le pensent certains adeptes de l'athéisme.
La preuve par la perfection de la Création
Cela signifie que la perfection de l'univers et son organisation d'une précision stupéfiante prouvent nécessairement l'existence d'un créateur. Ce raisonnement, qui n'admet aucun doute, se compose de preuves empiriques et de preuves rationnelles incontestables.
La preuve par la perfection et l'ordre de la Création porte plusieurs noms, comme la « preuve par l'organisation », la « preuve par la finalité » ou la « preuve par la conception ». Ce dernier nom est d'ailleurs très en vogue chez les spécialistes des sciences expérimentales.
Premièrement : l'organisation et l'ordre de l'univers sont d'une perfection absolue. En effet, l'univers est d'une complexité extraordinaire qui ne peut s'expliquer simplement par des causes inhérentes à cet univers, ni par le hasard d'ailleurs. Chacun des éléments de l'univers remplit une fonction très précise et particulière, et se trouve dans des proportions si précises que toute augmentation ou toute diminution de ses constituants conduirait à d'immenses bouleversements en mesure de provoquer un dérèglement irréversible de l'univers dans son entier.
Le premier élément : tout être doué de raison est témoin, à différents niveaux, de la perfection et de l'ordre de la Création. Ces preuves cosmologiques visibles étaient souvent mentionnées par les Anciens, et ce, avant l'apparition des sciences expérimentales. Les actes, d'une parfaite précision, du Créateur, gloire à Lui, témoignent de Sa science infinie, de même que l'ordre et l'harmonie qui règnent dans la Création. D'ailleurs, chacun reconnaît que la précision et la perfection de l'œuvre témoignent de la science du maître d'œuvre. La perfection et la précision de l'organisation de l'univers signifient que chaque élément de la Création y est à sa place, celle qui lui convient le mieux, afin qu'il remplisse le rôle qui lui a été assigné dans cette organisation où rien n'est laissé au hasard. Car la sagesse divine transparaît dans tous les éléments de Sa création, laissant les êtres sensés sans voix, comme le reconnaît d'ailleurs tout un chacun. Les philosophes sont les premiers à admettre cette sagesse infinie du Créateur, eux qui reconnaissent à ce monde une finalité indéniable, bien que certains d'entre eux ne reconnaissent pas comme il se doit l'existence d'une volonté supérieure caractérisée par une science infinie. De la même manière, les adeptes de la théologie spéculative reconnaissent tous une sagesse à ce monde, même s'ils s'opposent quant à la volonté du Créateur et à la finalité de Ses actes.
Le second élément : les progrès récents de la science ont permis aux scientifiques de faire des découvertes ahurissantes sur la perfection et la précision de la conception et de l'organisation de l'univers, des réalités que l'esprit humain peut difficilement se représenter et s'imaginer. Les scientifiques ont longuement et précisément décrit cette perfection stupéfiante de l'univers et son organisation ahurissante.
Les spécialistes des sciences expérimentales n'ont eu de cesse de décrire, preuves à l'appui, les différents aspects de la perfection et de la précision avec lesquelles le monde a été formé. Ces preuves de la précision du fonctionnement de l'univers touchent des domaines aussi divers que l'astronomie, la physique, la biologie, ainsi que bien d'autres domaines d'étude dont les spécialistes ont décrit très précisément les découvertes scientifiques témoignant de cette organisation et de cette conception stupéfiante de l'univers.
Deuxièmement : seul un être à la fois plein de sagesse et d'une science infinie peut être à l'origine d'un univers d'une organisation si parfaite et si précise. La perfection et l'ordre de l'univers, dont les formes sont visibles, impliquent nécessairement l'existence d'un créateur doté d'une science incommensurable, d'une volonté indéniable, d'une sagesse infinie et d'un pouvoir absolu. En effet, seule l'existence d'un créateur à l'origine de sa conception peut expliquer son étonnante complexité.
La première chose : un raisonnement logique. En effet, la perfection et l'ordre représentent en réalité une action. Or, la logique veut que toute action provienne d'un sujet à l'origine de cette action. D'ailleurs, la perfection et l'ordre ne représentent pas une simple action, mais une action très spéciale qui ne peut émaner que de celui qui possède lui-même les attributs de perfection adaptés à cette action définie comme parfaite.
La seconde chose : un raisonnement mathématique. En effet, non seulement la logique prouve qu'un acte parfait ne peut émaner que d'un être parfait, doté d'une sagesse et d'une science infinies, doté d'un pouvoir absolu et d'une volonté, mais les calculs mathématiques le confirment et réfutent toute autre hypothèse et toute autre possibilité, comme celle qui voudrait que l'univers soit le fruit du hasard ou d'un développement très long.
S'il est établi que l'univers est une organisation parfaite et très précise, et que la perfection ne peut émaner que d'un être lui-même parfait, alors l'esprit humain en déduira immédiatement et sans la moindre hésitation ce résultat absolument nécessaire : le monde ne peut avoir été sans un créateur doté d'une science et d'une sagesse infinies, d'un pouvoir absolu, mais aussi d'une volonté.
Il convient néanmoins d'attirer l'attention sur le fait que la preuve par la perfection et l'ordre de l'univers ne démontre pas seulement l'existence du Créateur, elle démontre également la nécessité d'un créateur doté de différents attributs :
En effet, la perfection et l'ordre représentent une action qui se caractérise par la précision et la complexité. Dans une organisation parfaite, chaque chose se trouve à la place qui lui convient. Or, tout ceci implique que le maître d'œuvre soit doté d'une science infinie lui permettant de connaître les particularités et la nature de chacun des éléments de son œuvre. Il doit également être doté d'un pouvoir absolu lui permettant d'agir sur chacun des éléments de sa création et d'une volonté qui lui permet de déterminer la forme de cette perfection. Et tous ces attributs impliquent nécessairement que ce créateur soit doté d'un autre attribut : celui de la vie, puisque celui qui est sans vie ne peut posséder les attributs susmentionnés.
En effet, l'homme qui réfléchit à sa propre personne constatera qu'il a connu différentes phases, puisqu'il ne fut d'abord qu'une quantité insignifiante de sperme, puis un corps s'accrochant à la matrice de la femme, puis une masse de chair informe, puis une chair prenant petit à petit forme, des os et du sang. Or, l'homme sait parfaitement qu'il n'est pas passé d'un stade à un autre par lui-même. Car si, lorsqu'il atteint sa maturité et la force de l'âge, il ne peut se doter lui-même de l'ouïe, de la vue ou d'un membre quelconque, et lorsqu'il atteint la vieillesse, il ne peut retrouver sa jeunesse, alors comment pourrait-il se former lui-même lorsqu'il n'est qu'un être faible à l'état d'embryon ?
Ceci prouve très clairement qu'on l'a fait passer d'un état à l'autre et qu'il a été formé par un autre que lui. Il n'est pas possible qu'il soit passé par lui-même d'un stade à un autre de sa conception. De même que le coton ne peut se transformer lui-même en fil ou en vêtement sans l'intervention d'un fileur et d'un tisseur, et de même qu'il est impensable que de l'argile puisse se transformer par elle-même en un palais sans l'intervention d'un bâtisseur, de même l'homme ne peut se transformer lui-même en un être accompli.
Si la perfection de l'univers témoigne de la science de celui qui est à son origine, elle témoigne à fortiori et à plus forte raison de son existence. La perfection de l'univers représente donc l'une des preuves les plus évidentes de l'existence du Créateur de ce monde, ce dont conviennent d'ailleurs les gens de la Sounnah, les philosophes et les adeptes de la théologie spéculative. La perfection et l'ordre de l'univers témoignent également de la science et de la sagesse infinies de son créateur. D'ailleurs, les philosophes et les théologiens sont tenus de reconnaître sans détour ces attributs du Seigneur, car la perfection du monde implique nécessairement la science et la sagesse infinies de son créateur.
Après ces questions et ces réponses, nous n'avons d'autre choix que d'admettre l'existence d'un créateur qui gouverne et dirige le monde et qui mérite donc d'être considéré comme seul Seigneur de l'univers.
Le Créateur est-Il unique ?
Après avoir démontré, au moyen de preuves rationnelles, l'existence du créateur de l'univers, une autre question se pose ici. Ce créateur est-il unique ou existe-t-il plusieurs créateurs ? Ce qui nous amène à poser une question similaire : les usines ont-elles un seul ou plusieurs directeurs ? Un pays donné a-t-il un seul ou plusieurs dirigeants ?
Nul doute que la multiplication des directeurs ou des dirigeants conduirait à des divergences dans la gestion de l'usine ou du pays et dans les prises de décision. Si de telles divergences sont inévitables dans les usines et les états, elles le seraient à fortiori dans la direction de l'univers qui tomberait alors dans le chaos.
L'ordre et l'harmonie qui règnent dans l'univers prouvent qu'il est gouverné par un seul Créateur et que nul ne Lui dispute la direction du monde. En effet, la présence d'un autre créateur conduirait à une désorganisation et un désordre de l'univers.
Admettre l'existence d'un autre créateur reviendrait à affirmer que le Créateur a besoin d'un autre que Lui, ce qui témoignerait de la faiblesse et de l'imperfection du Créateur, autant de défauts qu'on ne peut raisonnablement attribuer à celui qui a créé l'univers avec une telle perfection en le tirant du néant. Un monde aussi harmonieux et aussi parfait témoigne au contraire de la toute-puissance de son créateur, de Son pouvoir absolu et qu'Il n'a aucunement besoin d'un autre créateur.
Cher lecteur. Nous espérons que vous aurez tiré profit de cet opuscule et qu'il vous aura convaincu de l'existence d'un seul créateur de l'univers. Dans ce cas, alors sachez que c'est précisément cet unique Créateur qui est seul en droit d'être adoré sans que rien ni personne ne doive être associé de près ou de loin à cette adoration.
Tel est le fondement sur lequel repose l'islam.
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